Pourquoi les personnes courageuses ont-elles des couilles, alors que les mauviettes doivent s'en faire pousser une paire ? Pourquoi dit-on d'une femme qu'elle tombe enceinte, mais d'un homme qu'il la met enceinte ? Pourquoi les femmes sont-elles bavardes comme des pies si ce sont les hommes qui mecspliquent ? D'où vient notre tendance à disséquer les femmes en un panier de fruits : des melons ou des prunes à la poitrine, une peau d'orange, la cerise pour l'hymen ? Pourquoi les blagues de blondes font-elles rire ? Depuis combien de siècles les femmes sont-elles hystériques ? Pourquoi l'homme est-il conquérant quand la femme est facile ? La réponse à ces questions et à bien d'autres se trouve dans ce Dictionnaire critique du sexisme linguistique, recensant des centaines d'expressions sexistes. Un projet qui invite les féministes à passer des actes à la parole !
Nombre de pages
264
Date de parution
11/12/2020
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782924606582
Titre
Dictionnaire critique du sexisme linguistique
Auteur
Zaccour Suzanne ; Lessard Michaël
Editeur
SOMME TOUTE
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
20201211
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le nouvel essai de Suzanne Zaccour, autrice de La Fabrique du viol , juriste formée à Oxford et militante féministe engagée pour une société plus juste et non violente. Ce n'est une surprise pour personne, Donald Trump n'est pas végane. Dans une société où manger de la viande est synonyme de virilité, on imagine difficilement le président américain, figure patriarcale par excellence, déguster un plat à base de tofu. Masculinité toxique, carnisme... et si les deux étaient liés ? Que ce soit par le langage, la publicité ou les conventions sociales, on justifie l'exploitation des animaux de la même manière qu'on invisibilise les violences faites aux femmes. Dans cet essai percutant, Suzanne Zaccour démontre comment, face à ce système de domination, les luttes se rejoignent. Un monde plus juste est possible, et il commence dans nos assiettes.
Un tabouret et mille femmes sont pris en photo." En français, le masculin l'emporte sur le féminin môme lorsque des humaines côtoient des objets ! Cette logique tordue n'est pas intrinsèque à la langue française. Elle est le fruit d'une lutte menée aux 17e et 18e siècles contre le féminin - et contre les femmes - par les "autorités" linguistiques. En effet, dans le passé, on accordait une phrase selon le genre du mot le plus proche. Ainsi, des hommes et des femmes pouvaient se montrer généreuses. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, puisque le masculin, en tout temps, doit l'emporter. Le masculin a été décrété générique comme dans l'expression "droits de l'homme", caractéristique attribuée à la construction d'une langue, alors qu'en réalité l'usage en a été délibérément masculinisé. Des mots comme autrice, professeuse, philosophesse et capitainesse ont été relégués aux oubliettes, car les femmes n'étaient pas aptes à exercer de telles fonctions, seuls les hommes le pouvaient, prétendait-on. On a donc décrété que ces mots devaient disparaître, effaçant ainsi de notre histoire les femmes qui osaient penser, créer et agir. Depuis, on ne cesse d'inventer de nouveaux mots féminins, comme auteure et professeure, pour décrire la réalité telle qu'elle est au grand dam des cerbères des académies de la langue qui résistent à la féminisation de toutes leurs forces en déclin. Comment écrire et parler de façon non sexiste ? Ce manuel propose différentes façons de le faire, évaluant les avantages et les inconvénients de chacune d'elles. Il n'impose pas de règles grammaticales. Il est une invitation à apprendre, à désapprendre, à critiquer, à discuter et à oser se lancer à la recherche de la langue où les femmes ont toute leur place.
Lessard Michaël ; Zaccour Suzanne ; Dupuy Alexandr
Résumé : En 1647, Claude Favre de Vaugelas, l'un des premiers membres de l'Académie française, écrit que "le genre masculin, étant le plus noble, doit prédominer toutes les fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble" . Une opinion partagée par d'innombrables penseurs des XVIIe et XVIIIe siècle qui envoie balancer la croyance populaire selon laquelle le masculin l'emporte sur le féminin parce qu'il est neutre ou universel. Aujourd'hui, diverses "autorités" linguistiques tentent de rejeter l'inclusion des femmes et des personnes non-binaires dans la langue. Mais les francophones n'ont pas dit leur dernier mot ! Les multiples stratégies d'écriture inclusive déjà répandues témoignent de la révolution langagière que nous connaissons et qui défonce les barrière artificielles érigées par les académiciens. Ces stratégies non sexistes et épicènes sont recensées dans cet ouvrage, formidable outil pour quiconque cherche à écrire en ne laissant personne dans l'ombre.
Faire l'histoire d'une langue, c'est faire l'histoire des gens qui l'ont parlée, écrite, chantée, vécue. Ce sont les personnes qui l'utilisent dans différents contextes qui, lui accordant de nouvelles connotations, ou le rattachant à une nouvelle réalité, inconsciemment ou non, lui donnent un nouveau sens. L'histoire de la langue française est faite de ces décisions arbitraires, de ces accidents de parcours, de ces concours de circonstances. Il a été la langue des gens ordinaires, des gens dont on ne parle pas dans les livres. Mais ce sont ces gens qui ont contribué à faire du français ce qu'il est aujourd'hui. L'histoire du français, c'est aussi leur histoire. C'est notre histoire. Il est temps de nous l'approprier.
Résumé : La discrimination, les oppressions et les préjugés que subissent les gros et les grosses restent aujourd'hui parmi les formes de stigmatisation les plus banalisées. Au nom de la santé, les personnes grosses sont marginalisées, ridiculisées, condamnées, isolées. Renforcées autant par les médias, les productions culturelles ou un certain discours médical, les déclarations grossophobes circulent aujourd'hui librement en ne provoquant que de rares réactions, sinon des rires. Entre témoignage, analyse sociale et discours militant, La vie en gros propose un regard sur ces violences diverses et quotidiennes qui se manifestent autant dans la vie professionnelle que dans les relations amoureuses, dans les transports en commun ou à l'hôpital, sur la couverture d'un magazine ou au grand écran. Mickaël Bergeron part de cette idée que si l'on se préoccupait vraiment de la santé des personnes grosses, on les aimerait avant de les rabaisser.