Biographie de l'auteur Après des études orientées BD à l'ERG et quelques illustrations de livres scolaires chez Didier Hatier, je commence mon parcours comme illustrateur chez Cromozone, une boîte créative qui fait de l'Internet. Là, j'apprends à dessiner avec des outils qui m'étaient totalement étrangers avant : l'ordinateur et ses périphériques. Pendant plusieurs années, je me fais la main sur des petits Mickey digitaux, que j'anime ensuite en Flash pour des clients comme Kidcity, Skynet, Belgacom... Je fais mon "da Vinci" sur une palette graphique, j'apprends Illustrator, Photoshop, etc. Les pinceaux, peintures, marqueurs et autres machins qui salissent les doigts disparaissent progressivement de ma table à dessin. En parallèle, je rêve toujours de bande dessinée. Je rencontre Vincent Zabus qui rêve de la même chose... On rame un peu sur divers projets. Vincent imagine le personnage de François et un monde haut en couleur pour le mettre dedans. Nous les faisons exister une 1re fois dans SPIROU le temps d'un "sept planches", puis une seconde. La troisième, c'est l'album. Je partage maintenant mon temps professionnel entre la BD et l'internet à 50/50.Je suis né le 8 mai 1971 à Namur en Belgique. Je suis un petit garçon rêveur, distrait et plutôt maladroit. À 10 ans, je commence à lire un roman d'Agatha Christie. Après 10 pages, je m'arrête pour en écrire la suite. À l'adolescence, j'adore acheter de vieilles machines à écrire sur lesquelles je fais semblant de dactylographier des romans. À 18 ans, je m'inscris en philologie romane puis en journalisme parce que ce sont les études qui me semblent préparer au mieux au métier d'écrivain. La suite m'apprendra que c'est tout le contraire ! J'ai dû désapprendre tout ce qu'on m'avait mis dans la tête. Après mes études, j'envoie des tas de projets de BD systématiquement refusés par tous les éditeurs. Je deviens prof de français. Je fais du théâtre dans le cadre de mes cours et c'est le coup de foudre ! Je me mets à jouer et à écrire pour le théâtre quasiment jour et nuit. J'arrête le métier de prof pour devenir comédien et auteur de théâtre professionnel. Puis, l'envie de faire de la BD revient, je publie quelques histoires courtes dans SPIROU. Je reprends confiance et plein de projets jaillissent. Denis Lapière m'ouvre les portes de sa nouvelle collection. Aujourd'hui, je suis un adulte rêveur, distrait et plutôt maladroit (ce qui fatigue un peu ma femme) qui a la chance de jouer au théâtre le soir et d'inventer des histoires la journée.
Résumé : La restauratrice de souvenirs. Le marchand de gros mots. La flatteuse de rides, le guide du musée des anonymes ou encore le peintre en bord de case... Autant de petits métiers méconnus mais bien vivants dans le merveilleux imaginaire de Vincent Zabus. Qui en confie le destin, en récits courts, à la crème des autrices et auteurs, tous en état de grâce car portés par la douceur, l'originalité et la poésie du propos. Rejoignez donc le scénariste de Macaroni ! et du Monde selon François, accompagné d'Hippolyte, Efa, Alexandre Clérisse, Thomas Campi, Antoine Carrion, Pierre Maurel, Valérie Vernay, Christian Cailleaux, Javi Rey, Amélia Navarro, Piero Macola, Christian Durieux, Jean-Denis Pendanx, Alfred et Charles Berberian dans cette ode à la poésie et au vivre ensemble, en partie prépubliée dans le journal Spirou et déjà plébiscitée par les lecteurs de toutes générations.
Un enfant raconte les jours d'errance qui ont façonné son exil, les drames qui ont jalonné sa fuite, et les mirages qui l'ont fait tenir. Vincent Zabus et Hippolyte livrent avec Les Ombres une fable contemporaine et sensible, onirique et subtile sur l'exil et la condition des réfugiés.Une salle d'interrogatoire à la lumière crue. Une chaise, un bureau. C'est dans ce décor dépouillé que l'exilé n°214 voit son destin se sceller. Au terme d'un long périple, tête baissée, dos voûté, il demande l'asile. Poussé à l'aveu, il doit, pour obtenir le précieux sésame, revenir sur son passé et sur les raisons qui l'ont contraint à l'errance.Lui et sa s ur n'avaient d'autre choix que de fuir leur terre natale mise à feu et à sang par des cavaliers sanguinaires. Effrayés et sans repères, ils ont traversé les forêts, les déserts, les villes et les mers: une véritable épopée peuplée d'êtres aussi mystérieux qu'effrayants, de l'ogre capitaliste au serpent-passeur, des sirènes trompeuses à ces ombres frémissantes et omniprésentes, comme des voix venues de l'au-delà.
Une salle d'interrogatoire à la lumière crue. Une chaise, un bureau. C'est dans ce décor dépouillé que l'exilé n° 211 voit son destin se sceller. Au terme d'un long périple, tête baissée, dos voûté, il demande l'asile. Poussé à l'aveu, il doit, pour obtenir le précieux sésame, revenir sur son passé et sur les raisons qui l'ont contraint à l'errance.
Birahima a dix ans, un insolent qui parle vite, jure beaucoup et s'accroche à ses dictionnaires comme à une arme. De Togobala à Monrovia, il traverse la Côte d'ivoire, la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Après la mort de sa mère, il prend la route avec Yacouba, " féticheur " et " multiplicateur de billets ". Très vite, la guerre l'avale : chefs de guerre, rites, pillages, drogues, enfants-soldats et, au milieu du chaos, une lucidité ravageuse." Allah n'est pas obligé ", répète-t-il, pour tenir debout. A sa parution, le roman Allah n'est pas obligé, aux Editions du Seuil a été un choc. Parce que Kourouma choisissait un enfant-soldat comme narrateur, et lui donnait une langue explosive, déroutante, capable de passer de l'innocence à l'horreur sans prévenir, de la farce à la tragédie. La réception a été à la mesure du coup porté : le roman a marqué durablement, couronné de prix prestigieux (Renaudot, Goncourt des lycéens, Amerigo-Vespucci), s'imposant depuis comme un classique de la littérature contemporaine. Avec cette adaptation en bande dessinée, Zaven Najjar, le réalisateur du long-métrage animé, prolonge son film tout en revenant à la langue d'Ahmadou Kourouma. Une plongée dans la guerre à hauteur d'enfant, drôle, terrible, nécessaire.