Réunir les bouts du monde. Art, histoire, esclavage en mémoire
Zabunyan Elvan
B42
24,00 €
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EAN :9782494983182
Réunir les bouts du monde est une rencontre avec des oeuvres artistiques, littéraires et critiques, étatsuniennes et caribéennes, qui portent en elles la mémoire de l'esclavage transatlantique. En invoquant les artistes, écrivains et intellectuels qui ont fondé leur pratique sur la rupture irréversible provoquée par les quatre siècles de commerce triangulaire, Elvan Zabunyan questionne ce que cette histoire continue de produire aujourd'hui. Les oeuvres artistiques sont ici invoquées comme autant de sources primaires revisitant les réalités et les imaginaires. L'histoire de l'esclavage et du post-esclavage représente pour les artistes évoqués un moteur fédérateur de leurs productions, révélant une généalogie afro-descendante commune qui renforcerait les solidarités. La survivance des traces mémorielles et leur transmission, quelles que soient les appartenances et les expériences, est liée à une volonté philosophique et politique partagée, faisant du dispersement et de la fragmentation une question éminemment esthétique. Les oeuvres d'art sont dès lors pensées comme des traits d'union entre les différentes cultures et adoptent une fonction critique. En pointant les violences et les souffrances de ces expériences individuelles et collectives, elles permettent de reconstituer des pans chancelants de cette histoire. Les artistes et les écrivains dont les oeuvres émaillent le récit d'Elvan Zabunyan s'emparent ainsi d'un legs culturel pour en faire le matériau de leurs travaux, tout en menant une analyse des conditions politiques qui définissent cet héritage. En convoquant des artistes contemporains tels que Renée Green, Isaac Julien, Arthur Jafa, Ellen Gallagher ou Carrie Mae Weems aux côtés de figures ayant fait l'expérience de l'esclavage telles que Sojourner Truth, Frederick Douglass et Harriet Jacobs, l'autrice tisse une histoire située de l'esclavage, ancrée dans les études post-coloniales et une histoire de l'art soucieuse de l'influence des affects.
Nombre de pages
351
Date de parution
04/10/2024
Poids
548g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782494983182
Titre
Réunir les bouts du monde. Art, histoire, esclavage en mémoire
Auteur
Zabunyan Elvan
Editeur
B42
Largeur
137
Poids
548
Date de parution
20241004
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351,00 €
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Kehinde Wiley, star de la scène artistique américaine et portraitiste officiel de Barack Obama, est de retour à Paris. Pour sa première exposition parisienne depuis celle du Petit Palais en 2016, il dévoilera une série inédite de peintures ainsi qu'une installation vidéo basée sur son séjour à Tahiti au cours de cette dernière année. Les nouvelles oeuvres de Wiley portent sur la communauté Mahu de Tahiti, classification traditionnelle en Polynésie des personnes du troisième genre, entre homme et femme. Les Mahu jouissaient d'un grand respect au sein de leur société avant d'être exclus par les missionnaires catholiques et protestants. Renvoyant et se confrontant aux célèbres tableaux de Paul Gaugin où figurent également des sujets sur la communauté transgenre, les portraits de belles Tahitiennes transgenres de Wiley sont cependant chargés de connotations historiques ayant trait au colonialisme et à l'objectivation sexuelle. Développant les questionnements sur l'identité masculine et la virilité déjà en filigrane dans ses précédents portraits, ces nouvelles oeuvres explorent la question identitaire sous l'angle de la transformation et abordent l'artifice comme l'artificiel en tant que phénomène transculturel
Zabunyan Elvan ; Mavridorakis Valérie ; Perreau Da
Figure majeure de l'art contemporain américain, Martha Rosler réalise, depuis le milieu des années 1960, une ?uvre exigeante qui interroge et utilise conjointement plusieurs médiums de représentation. Photomontage, photographie, performance, écrit et vidéo sont ainsi pour l'artiste des formes d'expression qui lui permettent de créer des réponses artistiques radicales au contexte culturel, économique et social de son époque. Engagée depuis toujours dans les mouvements de revendication contre les offensives militaires menées par son pays, inscrite dans les premiers groupes féministes californiens dès leur émergence à la fin des années 1960, analysant les modifications sociales et économiques de l'espace public et urbain, dénonçant l'hégémonie des médias et du système de marchés ou encore se référant à la culture populaire, Martha Rosler propose également des relectures critiques de l'histoire de l'art contemporain. Ses réflexions théoriques et esthétiques sur le pop art, la photographie documentaire, l'art conceptuel et post-conceptuel ou encore sur les pratiques visuelles féministes sont devenues des références. Considérée aujourd'hui comme l'une des personnalités artistiques parmi les plus tranchantes de la scène internationale, ayant su garder une réelle intégrité dans sa forme créative, Martha Rosler continue de produire, quarante ans après ses débuts, un véritable travail politique en phase avec l'actualité la plus récente. À l'occasion de la publication de cette première monographie de l'artiste en français, le choix a été fait de présenter ses réalisations artistiques de façon exhaustive. Des traductions inédites de certains de ses essais, des textes d'auteurs, des entretiens et des notices accompagnent les nombreuses reproductions de ses ?uvres. Projet éditorial exceptionnel, à la fois parcours visuel et expérience intellectuelle, " sur/sous le pavé " se veut un outil scientifique nécessaire pour notre histoire de l'art contemporain.
Comment les textes d'auteurs et autrices écrivant en français ont-ils irrigué la production des artistes aux États-Unis, des années 1970 à aujourd'hui ? Si le concept phare de French Theory a été défini dans les années 1990 pour évoquer cette influence transatlantique, il paraît clair que Barthes, Foucault, Deleuze ou Derrida ne furent pas les seuls à avoir été lus par les artistes et les universitaires aux États-Unis. La place de figures tutélaires comme Suzanne et Aimé Césaire, Frantz Fanon, Maryse Condé, Édouard Glissant ou encore Simone de Beauvoir et Monique Wittig est prépondérante pour la formation des études postcoloniales, féministes et de genre. Aussi, la réception de cette « pensée francophone » forge des transformations critiques tout à fait inédites qui se révèlent dans l'art contemporain. Ce livre est publié à l'occasion de la carte blanche offerte par le Palais de Tokyo à la commissaire étatsunienne Naomi Beckwith pour une exposition présentant les ?uvres d'une soixantaine d'artistes. Au-delà du catalogue d'exposition, l'ouvrage a été pensé comme un outil critique et théorique autonome intégrant plusieurs textes et entretiens inédits. Richement illustré, l'ouvrage laisse la part belle à des archives documentaires ainsi que des reproductions d??uvres d'art. Il est composé de cinq parties, qui chacune à leur manière offrent une entrée en matière autour de concepts clés : poétiques de la dispersion et des diasporas, critique des institutions et engagement des intellectuels, politisation du désir, les limites de la catégorie « humaine », et les enjeux sociaux de l'abjection. Telle une partition, les voix étatsuniennes de la philosophe Judith Butler, de l'historien de l'art Huey Copeland, de l'artiste Renée Green, s'unissent aux essais d'Adam Shatz sur Fanon et d'Aria Dean sur un « Bataille noir » ainsi qu'aux dix-sept notices qui, sous la plume des meilleur·es spécialistes francophones des notions convoquées, ancrent ces idées dans l'actualité. L'ouvrage est publié en coédition avec le Palais de Tokyo, en parallèle de l'exposition « ECHO DELAY REVERB » visible du 22 octobre 2025 au 15 février 2026.
Comment se pose, aujourd'hui, la question de la mise en histoire de la performance dans sa relation à l'archive, dans son rapport à une réflexion théorique et un discours critique sur le féminisme et les gender studies, dans son lien aux pratiques contemporaines? De quelle manière l'analyse de ce médium artistique permet-elle de soulever, depuis les années 1960, des interrogations critiques, esthétiques et historiques inédites? A travers plusieurs essais et un ensemble de textes historiques, d'entretiens et de documents d'archives inédits, l'objectif de cette publication est d'aborder la question de la trace de la performance et d'éclairer la manière dont les artistes et les critiques ont conçu et théorisé la fonction de l'archive dans le protocole artistique: entre document et oeuvre.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.