
Critique N° 814, Mars 2015 : Histoire et cinéma : nouveaux cadrages
Du cinéma, Michel Foucault disait qu'il pouvait "faire passer de l'histoire", dynamiser notre mémoire - ou au contraire la fossiliser. Tel est l'angle retenu, dans ce numéro, pour explorer les relations souvent tumultueuses entre cinéma et histoire. Le dossier réuni par Dork Zabunyan pose la question des formes d'historicité du cinéma : des procédés par lesquels les images en mouvement deviennent archives pour l'historien et de la manière dont elles modifient corrélativement ses manières d'écrire. Ophir Levy enquête sur la façon dont Godard, "passeur d'histoire", aborde la mémoire des "camps" et du génocide des Juifs. Pierre Eugène revient sur l'oeuvre critique de Serge Daney, constamment attentive aux moments où le cinéma coïncide avec son temps comme à ceux où, au contraire, il semble n'avoir plus prise sur lui. L'historienne Sylvie Lindeperg a beaucoup fait pour lever les résistances épistémologiques, encore fréquentes, de ses pairs face aux écrans : Dork Zabunyan retrace ici son parcours et s'entretient avec elle en marge de son dernier livre, La Voie des image.
| Nombre de pages | 90 |
|---|---|
| Date de parution | 05/03/2015 |
| Poids | 114g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782707328717 |
|---|---|
| Titre | Critique N° 814, Mars 2015 : Histoire et cinéma : nouveaux cadrages |
| Auteur | Zabunyan Dork |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 114 |
| Date de parution | 20150305 |
| Nombre de pages | 90,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Fictions de Trump. Puissances des images et exercices du pouvoir
Zabunyan DorkLe corps de Donald Trump est presque partout, hors de nous, sur nos écrans, pris dans des canaux d'information qui en disséminent les images fixes et animées. Il est aussi présent en nous, de manière plus ou moins flottante, dans l'esprit de ses détracteurs comme de ses partisans. Le 45e président des Etats-Unis d'Amérique n'est toutefois pas l'unique sujet du livre. A partir de ses innombrables représentations audiovisuelles, avant comme après son élection, il s'agit ici d'explorer la fonction des images dans l'exercice du pouvoir aujourd'hui, les histoires qu'elles racontent comme les discours qu'elles conditionnent. Deux questions parcourent cet essai : quel est cet étrange amour pour le pouvoir, véhiculé par les images d'un dirigeant autoritaire, auquel adhèrent des individus qui n'ont aucun intérêt à voter pour lui ? Quels contre-feux filmiques, réels ou imaginés, sont susceptibles de mobiliser les puissances des images pour se soustraire à ce pouvoir, voire pour le contrarier ?Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

L'insistance des luttes ; images soulèvements contre-révolutions
Zabunyan DorkPourquoi enregistrer avec un appareil doté d'une caméra une manifestation contre un régime autoritaire, et pourquoi le faire parfois au péril de sa vie ? Que deviennent les images et les sons de ces luttes une fois qu'ils circulent sur des plateformes en ligne, quand ils ne sont pas supprimés par les gouvernants qui y voient un danger contre l'arbitraire de leur pouvoir ? Que peut le cinéma face à ce matériau visuel et sonore ne lui appartenant pas, qui à la fois lui résiste et l'inspire, s'il souhaite constituer une archive filmée des révoltes de notre présent ? Les vidéos réalisées par les protagonistes des soulèvements arabes de l'année 2011 forment le point de départ et composent la matière première de ce livre. Elles renvoient à un ensemble mouvant d'images brutes, à l'existence souvent éphémère, impersonnelles aussi parce que branchées sur des mouvements de libération qui dépassent l'identité de celles et ceux qui les capturent. Elles portent témoignage d'une histoire contemporaine tourmentée, mais elles engagent aussi bien, de manière dynamique, un avenir de ces soulèvements, quelles que soient les actions contre-révolutionnaires des États ou les stratégies de propagande audiovisuelle qui viennent recouvrir leur potentiel de contestation. Il ne s'agit pas seulement d'en appeler à une nouvelle résistance qui trouverait dans les images animées un vecteur privilégié pour représenter un peuple en colère. Il s'agit également de considérer comment ces images persévèrent dans le temps et contribuent, avec le cinéma qui les accueille ou s'en empare après-coup, à une insistance des luttes dont l'une des qualités est de survenir là où on ne les attend plus.EpuiséVOIR PRODUIT19,00 € -

Jacques Rancière et le monde des images
Zabunyan DorkJacques Rancière a beaucoup écrit sur le cinéma, même s'il n'existe pas à ce jour d'ouvrage spécifiquement consacré aux relations entre le philosophe et l'art des images en mouvement. Cet essai vient combler ce manque en proposant un parcours raisonné à l'intérieur de textes aux formats très variés (livres monographiques, articles rassemblés en recueil, recensions de film dispersées dans des revues, entretiens...) et portant sur des formes filmiques elles-mêmes d'une grande diversité (western, documentaire, burlesque, fiction historique, etc.). Il s'agit également d'inscrire ces écrits dans un état actuel du cinéma, en montrant comment la pensée de Rancière permet d'explorer les relations toujours convulsives entre le cinéma et d'autres régimes d'images en mouvement (télévision, internet, jeu vidéo, médias sociaux...). En résulte tout "un monde des images" , cinématographiques et audiovisuelles, dont Rancière dresse la carte aujourd'hui, tout en mettant en lumière la vivacité persévérante de la création en cinéma. Dork Zabunyan est professeur en études cinématographiques à l'Université Paris 8. Il a publié "Fictions de Trump. Puissances des images et exercices du pouvoir" (2020) et a co-dirigé "Politiques de la distraction" (2021). Il a également coordonné un numéro spécial de la revue Critique consacré à Jacques Rancière, "Jacques Rancière : scènes de temps modernes" (2020).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,00 € -

Gilles Deleuze : Voir, parler, penser au risque du cinéma
Zabunyan DorkÀ l'origine de cet ouvrage, il y a une énigme : comment un essai de près de sept cents pages sur le cinéma L'Image-mouvement (Cinéma 1) et L'Image-temps (Cinéma 2) constitue-t-il un « livre de philosophie » ? Sans doute fallait-il parcourir ce diptyque au regard de l'ensemble de l'oeuvre de Deleuze, et interroger les rencontres, les relais, voire les courts-circuits qu'elle autorise entre philosophie et cinéma, entre les concepts et les images. Ce livre se propose d'analyser les différents types de communications entre les facultés de voir, de parler et de penser au sein des Cinéma, leurs « accords discordants », leurs « ré-enchaînements » toujours dissonants. Par ce biais, il explore suivant une perspective neuve certains problèmes fondamentaux soulevés par L'Image-mouvement et L'Image-temps.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER26,00 €
Du même éditeur
-

Revue d'études palestiniennes N° 106, hiver 2008 : Après la rencontre d'Annapolis : vers une troisiè
Al-Dakhil Khaled ; Mansour Sylvie ; Hermann DenisEpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

Les Rites d'interaction
Goffman ErvingLa vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,00 € -

Fin de partie
Beckett SamuelDans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,00 €

