Cette biographie retrace le parcours atypique d'un homme dont l'existence et les oeuvres sont superbement reléguées aux oubliettes. Pourtant, il a marqué de son empreinte indélébile la vie de plusieurs générations et l'activité socioéducative au Cameroun, dépendant et indépendant. Cet homme, né à Nkol-Mfoundi, un quartier de la ville de Yaoundé, formé à l'école primaire de Djoungolo, petit séminaire Saint-Joseph-d'Akono, séminaire de Mva'a, grand séminaire Saint-Laurent-de-Mvolyé, a été appelé à encadrer les paysans au pays Mvelé, à enseigner aux Camerounais et aux enfants français, à conseiller la municipalité, et à présider aux destinées de l'école Saint-Joseph et des écoles satellites, Peut-on honnêtement oublier un tel homme qui, soucieux de l'éducation de la jeunesse, s'est consacré corps et nie à bâtir l'espoir de la société ? Un homme qui, sa vie durant, a milité pour que les enseignants du secteur privé soient restaurés dans leur dignité et leurs droits ? La sagesse populaire africaine ne dit-elle pas que "celui qui boit de l'eau de la calebasse doit toujours penser à la source" ? En tout cas, Joseph Cunibert Nkondongo Obama, ce héraut de l'éducation et du christianisme social au Cameroun, a estampillé bien des esprits, tel que nous venons de le peindre dans ce portrait. Cette oeuvre modeste constitue un devoir de mémoire et un hommage mérité, car un proverbe célèbre dit que "celui qui a planté un arbre avant de mourir, n'a pas vécu inutilement".
Nombre de pages
160
Date de parution
25/03/2015
Poids
205g
Largeur
135mm
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EAN
9782343058856
Titre
Joseph Cunibert Nkondongo Obama. Héraut de l'éducation (1913-1980)
L'orée des années 1990 a été marquée en Afrique noire francophone par une euphorie constitutionnelle consacrant un renouveau du constitutionnalisme. Après les expériences du premier cycle appelé " constitutionnalisme octroyé " (1960 à 1964) et du deuxième cycle nommé " constitutionnalisme syncrétique " (1964-1965 à 1990), les Etats africains francophones ont élevé le constitutionnalisme au rang de précepte de gouvernement. Cette révolution copernicienne du troisième cycle du constitutionnalisme initiée dans les années 1990 marque la sortie de ces Etats de la caverne politique et juridique. Les nouvelles Constitutions africaines intègrent plusieurs marqueurs du constitutionnalisme libéral : l'adoption d'un régime politique caractérisé parla séparation des pouvoirs (présidentiel ou parlementaire), l'émergence du pluralisme politique et l'avènement d'élections disputées, la proclamation des droits fondamentaux de la personne, l'instauration de la justice constitutionnelle pensée comme garante de l'Etat de droit. Ce fut l'âge d'or du constitutionnalisme. Toutefois, cette sacralité affichée de l'idée de Constitution a été occultée à partir des années 2010, laissant penser à une ruine du constitutionnalisme en Afrique noire francophone. En effet, s'il est vrai que le troisième cycle du constitutionnalisme a apporté une modernité dans les pratiques constitutionnelles, la postmodernité qui s'est en suivie montre que la norme constitutionnelle encadre désormais très peu les phénomènes politiques. L'étude ainsi balisée tente de dégager les nouveaux horizons du constitutionnalisme en Afrique noire francophone, caractérisés par la mise " hors circuit " de l'idée de Constitution.