C'est au moment où s'affaiblissaient les échos de la guerre d'Indépendance de 1948 que S. Yizhar écrivit l'un des textes fondateurs de la littérature hébraïque, Convoi de minuit. Cette longue nouvelle catalysa en effet un débat virulent qui devait mettre plusieurs années à s'apaiser. Convoi de minuit, qui donne son titre au présent recueil, évoque le déplacement des habitants des villages arabes et leur expulsion, au-delà de la nouvelle frontière, vers des camps de réfugiés. Comme dans nombre d'écrits de S. Yizhar, la narration se nourrit de l'intensité du retentissement de l'événementiel sur l'état des personnages qui ont à y faire face. C'est par le biais, notamment, du monologue intérieur, qui permet à l'écrivain d'épouser le rythme même du doute et du questionnement, que S. Yizhar prend ici en charge les affres du déchirement entre positions personnelles et souci de l'intérêt collectif face à une situation inédite et, sur un plan existentiel, d'une immense complexité... Emblématique d'une génération, ce recueil de nouvelles est à bien des égards considéré par beaucoup, en Israël, comme l'une des ?uvres les plus accomplies de S. Yizhar qui parvient magnifiquement à y exprimer toutes les tensions qui furent à l'?uvre, durant cette période, entre aspirations "historiques" et contingences de la vie quotidienne. Mettant au service de cette problématique une prose inspirée, S. Yizhar propose ici une authentique vision d'une époque difficile afin de renouer avec l'idéalisme qui fut le sien et auquel l'expérience de l'Histoire a porté de nombreux coups. Loin de toute approche idéologique - loin de tout manichéisme surtout -, c'est le plus souvent à travers d'étonnantes et sensuelles évocations de la nature que S. Yizhar parvient à serrer au plus près le caractère hautement névralgique des situations auxquelles sont confrontés ses personnages.
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Nombre de pages
233
Date de parution
03/02/2000
Poids
240g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742725380
Titre
Convoi de minuit
Auteur
Yizhar S
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
240
Date de parution
20000203
Nombre de pages
233,00 €
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Résumé : " Mais où était ce premier endroit ? Le tout premier ? Car le premier endroit, sans aucune preuve, était de couleur orange... " Ainsi commence une extraordinaire plongée dans le monde d'une enfance juive en Palestine, aux alentours des années vingt. Récit autobiographique, partition musicale, inventaire d'images matricielles disséquées avec la précision de l'entomologiste, ce livre - la premier en français de S. Yizhar, considéré pourtant comme le plus grand écrivain israélien vivant - exalte le monde dans sa folle complexité et retrace la saga de ces pionniers arrivés en Terre promise, la Bible dans une main et les romans de Tolstoï dans l'autre. Paysans et intellectuels, socialistes, slaves transplantés en Orient, ils furent le ciment sur lequel s'édifia l'Etat hébreu. Pour eux, la rédemption du peuple juif ne pouvait passer que par la terre. Et c'est précisément le rythme lent, lourd, répétitif, des travaux des champs et du cycle des saisons qui sous-tend ce roman où les mots semblent retournés par le versoir de la langue. Mais la terre se montrait souvent ingrate et beaucoup finirent par la fuir pour s'installer en ville. Là, entre les émeutes et les premiers émois, le jeune protagoniste du livre vit avec intensité une autre page de la genèse d'Israël. Aussi est-ce comme l'histoire d'une double formation qu'il faut lire Prémices : celle d'un enfant et celle d'un pays.
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Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
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Un soir, en rentrant du travail, Sayaka découvre un inconnu allongé, inconscient, dans les buissons devant chez elle. Elle accepte alors de le recueillir pour une seule nuit, mais une relation inattendue va pourtant éclore. Itsuki, véritable encyclopédie botanique, prend progressivement ses marques et s'installe à demeure. Au fil des saisons et des promenades autour de Tokyo, le jeune homme lui fait découvrir l'art de la cueillette sauvage et de la cuisine. Puis un beau jour, Itsuki disparaît sans explication. Pour conjurer l'absence, Sayaka retrace les étapes de leur vie à deux, cueille les mêmes plantes, tente les mêmes recettes, recrée les mêmes plats. Drôle, tendre, attachant et empli de sagesse, "J'ai trouvé un homme dans le jardin" est une merveilleuse histoire d'amour, de fleurs et de cuisine, rythmée par les cycles de la nature, au coeur de la ville.
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