Liao Yiwu fait parler les exclus, les marginaux et les oubliés de la Chine contemporaine?: trafiquant d'êtres humains, pleureur professionnel, embaumeur, migrant, survivant, promeneur de cadavres... Dans la Chine moderne et glorieuse, le mot diceng, qui signifie « les bas-fonds », a été rayé du vocabulaire. Les réformes du Président Mao et de ses successeurs ont aboli toutes les catégories honteuses de la population. Les marginaux, les mendiants, les truands, les lépreux, les proxénètes et les prostituées, les trafiquants d'êtres humains, les promeneurs de cadavres, les perceurs de coffres-forts, les adeptes de la secte hérétique Falun Gong, les experts du Feng shui, cette superstition d'un autre temps ? Ils n'existent plus. Pourtant, Liao Yiwu les a rencontrés. Tout au long des années 2000, au gré de ses séjours en prison, de ses errances dans la rue, de ses escapades et de ses petits boulots, il a sympathisé avec eux et il a recueilli leurs confidences, en poète. Le point commun de ces vingt-huit individus de tous horizons ? Ils ont tous été privés de liberté d'expression, réduits au silence, niés dans leur existence même. Enfin écoutés par une oreille attentive, ils se rattrapent en débordant de sincérité. Et ce foisonnant portrait de groupe, non content de rendre à chacun sa dignité perdue, dresse un tableau burlesque, spirituel et déchirant d'une autre Chine.4e de couverture : Liao Yiwu fait parler les exclus, les marginaux et les oubliés de la Chine contemporaine?: trafiquant d'êtres humains, pleureur professionnel, embaumeur, migrant, survivant, promeneur de cadavres... Dans la Chine moderne et glorieuse, le mot diceng, qui signifie « les bas-fonds », a été rayé du vocabulaire. Les réformes du Président Mao et de ses successeurs ont aboli toutes les catégories honteuses de la population. Les marginaux, les mendiants, les truands, les lépreux, les proxénètes et les prostituées, les trafiquants d'êtres humains, les promeneurs de cadavres, les perceurs de coffres-forts, les adeptes de la secte hérétique Falun Gong, les experts du Feng shui, cette superstition d'un autre temps ? Ils n'existent plus. Pourtant, Liao Yiwu les a rencontrés. Tout au long des années 2000, au gré de ses séjours en prison, de ses errances dans la rue, de ses escapades et de ses petits boulots, il a sympathisé avec eux et il a recueilli leurs confidences, en poète. Le point commun de ces vingt-huit individus de tous horizons ? Ils ont tous été privés de liberté d'expression, réduits au silence, niés dans leur existence même. Enfin écoutés par une oreille attentive, ils se rattrapent en débordant de sincérité. Et ce foisonnant portrait de groupe, non content de rendre à chacun sa dignité perdue, dresse un tableau burlesque, spirituel et déchirant d'une autre Chine.Notes Biographiques : Liai Issu est né en 1958 dans la province du Sichuan. Il est emprisonné pendant quatre ans dans un laogai, un camp de rééducation par le travail semblable au goulag soviétique. Depuis sa sortie de prison en 1994, Liao Yiwu fait l'objet d'une surveillance étroite et est inscrit sur la liste noire des autorités. Il est aujourd'hui l'auteur le plus lu clandestinement et a dû se résoudre à l'exil. Depuis 2011, LLiao Yiwu vit en Allemagne où son ?uvre, traduite également aux États-Unis, rencontre un vif succès. Il a reçu le Prix frère et s?ur Scholl en 2011, le Prix de la paix des libraires allemands en 2012 et le célèbre prix « Disturbing peace » remis par la Václav Havel Library Foundation (New York), récompensant les auteurs qui ont fait preuve d'un engagement fort pour les droits de l'homme et qui ont dédié leur ?uvre à la dénonciation de régimes répressifs. Ont paru aux éditions Globe Des Balles et de l'Opium et Dans l'Empire des ténèbres.
Résumé : 1989. La colère monte depuis des mois en Chine. Ce jour-là, le 4 juin, elle éclate. Des millions de citoyens se rassemblent dans les rues et sur la place Tian'anmen, pour réclamer davantage de démocratie et de justice. Le pouvoir répond par des balles, des baïonnettes et des chars d'assaut, et, aussitôt après, propose au peuple défait un nouvel opium : l'argent, à tout prix. Ce livre ? qui évoque aussi la mémoire du meilleur ami de l'auteur, Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, mort en détention en 2017 ?, est un recueil de témoignages de quelques-uns des " émeutiers " du 4-juin. Leur crime ? Ils ont écrit, photographié, décrit la réalité de ce jour-là. L'un est poète, l'autre, banquier, un troisième, étudiant, un quatrième a pissé sur un char à l'arrêt. Les qualifications ubuesco-kafkaïennes de leurs actes ? " Tromperie économique ", " récriminations réactionnaires furieuses ", " incitation à la propagande contre-révolutionnaire ". Leurs peines ? Tortures, brimades, persécutions, douze ans de bagne, ou seize ans, ou vingt ans. Et ensuite, après la sortie, une condamnation à rester des " parasites de la société " à vie, des marginaux définitifs. Trente ans plus tard, leurs bourreaux sont toujours au pouvoir.
Liao Yiwu ; Holzman Marie ; Raimbourg Marc ; Mülle
Résumé : Fuling (Sichuan), 3 juin 1989. Dans la nuit, en sueur, en transe, inspiré comme un prophète, Liao Yiwu écrit un long poème qu'il intitule "Massacre". Huit heures plus tard, à Pékin, la révolte des étudiants est matée dans le m sang et niée par un long mensonge : il ne s'est rien passé place Tian'anmen. "Massacre", le premier témoignage littéraire sur ce crime d'Etat, est enregistré, filmé, il circule. Arrêté par la police à un arrêt de bus, accusé de complot manipulé de l'étranger, Liao Yiwu est condamné à quatre ans de laogai, le bagne chinois. Là, il découvre la torture, la terreur, les horreurs de l'humiliation et de la délation, mais aussi le peuple chinois, et sa propre capacité de compassion. Dans cette somme qui fait de lui l'égal du Dostoïevski des Souvenirs de la maison des morts, du Soljenitsyne de L'Archipel du Goulag, du Chalamov des Récits de la Kolyma, Liao Yiwu livre sa devise : "Il y a sur cette terre des fléaux et des victimes. J'ai décidé de me mettre du côté des victimes, en toutes occasions, pour limiter les dégâts." Les autorités chinoises ont tenté par tous les moyens d'empêcher la parution de Dans l'empire des ténèbres à l'étranger. S'il nous manquait une raison de nous plonger dans sa lecture, âpre mais ponctuée d'éclats de rire victorieux, la voilà fournie sur un plateau.
En mai 2008, la terre a tremblé au Sichuan, faisant plus de soixante-dix mille morts et un nombre considérable de disparus et de blessés. Comment une catastrophe de cette ampleur a-t-elle pu se produire? Liao Yiwu a enquêté auprès des rescapés et cherché à comprendre. A la lecture de son journal, qui n'est pas seulement un document sur le séisme, mais un véritable exercice littéraire émaillé de récits poignants, on découvre l'ampleur du drame qui a coûté la vie à des milliers de Chinois. Tout cela était-il vraiment inéluctable? Pourquoi le gouvernement chinois a-t-il laissé bâcler la construction de certains bâtiments? Comment les médias chinois ont-ils répercuté l'événement? Persona non grata chez lui, Liao Yiwu ne peut pourtant pas quitter le territoire. Ses écrits, nourris de scènes du quotidien, de rencontres imprévues et d'enquêtes menées auprès de ceux que l'on peut considérer comme les laissés-pour-compte d'un empire en plein essor, donnent un éclairage passionnant sur la Chine d'aujourd'hui.
Poète/dissident emprisonné de mars 1990 à janvier 1994, Liao Yiwu observe, écrit... et tente de survivre... C'est tout cela qu'il nous livre, regards, réflexions, questionnements, dans des poèmes pathétiques où cauchemar, réalité et humour noir virent de l'un à l'autre violemment. Ils sont précédés par deux proses: Le Grand Massacre, l'un des textes les plus célèbres en Chine écrit pendant les événements de juin 1989 alors que les manifestations secouaient tout le pays, et L'Ame Endormie. Liao Yiwu témoigne ainsi de sa passion pour la liberté d'expression, de sa révolte et aussi de sa détermination d'artiste à faire éclater toute langue de bois.
Résumé : 1989. La colère monte depuis des mois en Chine. Ce jour-là, le 4 juin, elle éclate. Des millions de citoyens se rassemblent dans les rues et sur la place Tian'anmen, pour réclamer davantage de démocratie et de justice. Le pouvoir répond par des balles, des baïonnettes et des chars d'assaut, et, aussitôt après, propose au peuple défait un nouvel opium : l'argent, à tout prix. Ce livre ? qui évoque aussi la mémoire du meilleur ami de l'auteur, Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010, mort en détention en 2017 ?, est un recueil de témoignages de quelques-uns des " émeutiers " du 4-juin. Leur crime ? Ils ont écrit, photographié, décrit la réalité de ce jour-là. L'un est poète, l'autre, banquier, un troisième, étudiant, un quatrième a pissé sur un char à l'arrêt. Les qualifications ubuesco-kafkaïennes de leurs actes ? " Tromperie économique ", " récriminations réactionnaires furieuses ", " incitation à la propagande contre-révolutionnaire ". Leurs peines ? Tortures, brimades, persécutions, douze ans de bagne, ou seize ans, ou vingt ans. Et ensuite, après la sortie, une condamnation à rester des " parasites de la société " à vie, des marginaux définitifs. Trente ans plus tard, leurs bourreaux sont toujours au pouvoir.
Résumé : Voilà treize ans qu'ils sont ensemble. Pourquoi le pronom "je" a-t-il disparu, corps et âme, de la langue de leurs couples ? Quand les bras grands ouverts de la maternité se sont-ils refermés comme les dents d'un piège ? A Londres, dans une ville amoureusement parcourue et habitée, de l'élection de Barack Obama à la mort de Michael Jackson, deux couples se débattent avec leur histoire, le travail, la quarantaine, les illusions perdues, et leur statut d'émigrés de la deuxième génération devenus parents à leur tour. Ils ont cru à l'intégration, voilà qu'ils se désintègrent. Là-haut, sur sa colline de la rive sud, le phare du Crystal Palace veille sur eux. Doit-on, comme lui, accepter de voir les facettes et les façades de la vie tomber en mille morceaux pour qu'elle soit rebâtie ailleurs, en trois fois plus grand ? Avec brio, avec verve, avec un scalpel trempé dans un élixir de poésie, Diana Evans répond.
A la fin de la Révolution culturelle chinoise, un groupe d'adolescents est sélectionné à travers tout le pays pour intégrer une troupe artistique de l'Armée populaire de libération. Sa mission est d'insuffler culture et beauté au sein des régiments. Liu Feng, Hao Shuwen, Lin Dingding, He Xiaoman, Xiao Suizi et tant d'autres passent leurs journées et leurs nuits ensemble, soumis à une discipline militaire stricte et à un entraînement rigoureux. Leur jeunesse s'épanouit dans un univers clos et singulier, terreau d'histoires empreintes d'humour noir. L'autrice dépeint l'évolution de leur destin, sur plus de quarante ans, et dresse ainsi le portrait à la fois tendre et lucide d'une génération assujettie aux conditionnements politiques. "Le jour où tu m'as touchée" dissèque avec virtuosité les rapports entre l'écriture et la mémoire, plongeant ainsi les lecteurs dans la richesse de l'histoire de la Chine.
Lorsque Yan Lianke s'empare du célèbre slogan de la Révolution culturelle, c'est pour piétiner au passage les tabous les plus sacrés de l'armée, de la révolution, de la sexualité et de la bienséance politique. De quoi donner une crise d'apoplexie au ministre de la Propagande chinois, en charge de la censure. Son court roman est aussi iconoclaste que jubilatoire. Ou comment Servir le peuple devient, pour l'ordonnance d'un colonel de l'Armée populaire de libération, l'injonction de satisfaire aux besoins sexuels de la femme de son supérieur. Le mari s'étant absenté pour deux mois, les deux amants passent leurs journées cloîtrés dans la maison, où ils découvrent par hasard, en brisant une petite statue en plâtre de Mao, que ce geste sacrilège décuple leur désir. Dès lors, c'est à qui se montrera le plus "contre-révolutionnaire" en détruisant le maximum d'objets liés au Grand Timonier. Un amour fétichiste et une variation insolente de l'Histoire officielle qui ont valu au livre d'être saisi et interdit en Chine dès sa publication.
Hong Kong, 2019. Une capitale au bord du gouffre regardée par le monde entier. Alors que les manifestations contre le gouvernement font rage, une étudiante se passe de l'eyeliner devant le miroir en bavardant avec sa camarade de chambre. Leurs sujets du moment ? Nourriture, vêtements, petits boulots... réserves d'eau souillées au gaz lacrymogène et téléphones détruits lors d'altercations avec la police. Composé de dix chapitres entrecroisés autour d'une étudiante du nom de Panda, Jours de révolte brosse les espoirs, les désirs, les hésitations, la colère et l'affliction de la société hongkongaise, livrée à la violence des armes et de la politique dans une mégapole rutilante. Une fresque chorale et granulaire sur l'âme d'une ville au bord de la désintégration, qui questionne l'héroïsme dans un monde en tons de gris où les smartphones ont remplacé les idéaux. Traduit du chinois (Hong Kong) par Y. L.
Les légendes millénaires des steppes mongoles let les paysages sublimes du Nord-Ouest de la Chine ont nourri le lyrisme de la symphonie pastorale qu'est Mon beau cheval noir, au tempo musical inimitable. C'est le nom d'une vieille ballade mongole dont le héros est un cheval d'une beauté sans égale, c'est l'histoire émouvante d'un jeune homme chevauchant dans l'immense océan d'herbes à la poursuite d'un amour d'enfant, qui nous dit la violence des saisons et des larmes parmi les siens, comme s'il racontait la vie immémoriale de la steppe.