Dans ces Fragments autobiographiques rédigés à la fin de sa vie, elle raconte son itinéraire intellectuel sur un ton très simple, vivant et personnel: elle y évoque son enfance, dans l Angleterre du début du XXe siècle, au sein d une famille éprise de culture qui la laisse faire elle-même sa propre éducation en dehors de l école; elle y revient sur ses premières recherches, entreprises en marge de l Université; elle y retrace sa rencontre avec les membres de l Institut Warburg, qui donnent à cette autodidacte les moyens d envisager la période fondatrice de notre modernité, la Renaissance et le premier XVIIe siècle, dans une optique tout à fait nouvelle. Frances Yates entrelace ces souvenirs d un panorama de l ensemble de ses écrits, consacrés à Shakespeare, à Giordano Bruno, à l art de la mémoire, au mouvement rose-croix, à la circulation des idées dans l Europe des Guerres de Religion et à l imbrication étroite de la science et de la magie à l aube des temps modernes. Elle donne dans ces pages une remarquable synthèse de ses travaux, dont elle fait apparaître la profonde cohérence en même temps qu elle en révèle la dimension personnelle, en montrant le lien secret de ses recherches historiques avec les déchirements et les espoirs du siècle qu elle a traversé.
Date de parution
20/03/2009
Poids
145g
Largeur
116mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782844853066
Titre
FRAGMENTS AUTOBIOGRAPHIQUES
Auteur
YATES FRANCES A.
Editeur
ALLIA
Largeur
116
Poids
145
Date de parution
20090320
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : L'art de la mémoire inventé par les Grecs, transmis par Rome, est passé dans la tradition occidentale. Frances A. Yates l'étudie depuis l'Antiquité jusqu'à la forme occultiste qu'il prit à la Renaissance et au début du XVIIe siècle. L'histoire de l'organisation de la mémoire touche des points fondamentaux de l'histoire de la religion et de la morale, de la psychologie et de la philosophie, de l'art et de la littérature ainsi que de la méthode scientifique. Mais l'apport principal de cet ouvrage tient sans doute à ce qu'il jette les bases historiques et méthodologiques de ce que pourrait être une histoire de l'imagination dans le monde occidental.
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".
Je me demande si je l'aime et je suis forcé de répondre : Non, je lui reproche de m'avoir châtré, c'est vraiment peu de chose, mais enfin... Et puis elle m'a mis au monde et je fais profession de haïr le monde. " Dans une langue à la beauté froide, Albert Caraco évoque la mort de sa mère. Vivant à l'écart de ses contemporains, celui dont la "vie entière est une école de la mort" préfère aux illusions de l'amour et de la procréation une "sainte indifférence". Quelques éclairs percent pourtant à travers ce texte aussi cruel que lucide. Les souvenirs heureux qui subsistent, le portrait pudique de la mère, le récit déchirant de son agonie. Dans cette méditation sur l'anéantissement, Caraco livre sa vision obsédante des mères et des fils, des femmes et des hommes, et de leur impossible rencontre.