Ce recueil rassemble des poèmes de Yang Ze des années 1970 à nos jours. Comme un vinyle sous l'aiguille du gramophone, une vie se déroule au fil des pages. Dans ses mélodies de jeunesse, le poète fredonne des confidences à Marianne (Je ne veux plus me tenir dans le bon camp, je ne veux plus qu'être dans le camp de l'amour?) Puis, en exil, il congédie ses années romantiques ; un rock fiévreux crie la fin des illusions du xxe siècle, avant de conclure : La vie ne vaut pas d'être vécue. Avant, peut-être, j'en ai eu le funeste pressentiment. Ayant atteint l'âge mûr, de retour à Taipei devenue métropole, le poète entame la deuxième mi-temps de son parcours. Se tournant tardivement vers ce qui a disparu avec l'arrivée de la modernité, il choisit le monde des ruelles et de la nature. Un air s'élève, simple et populaire, qui chante le souvenir, le regret du temps qui passe, ainsi que les grands thèmes de la séparation et de la mort ? faisant écho à la poésie classique. À l'entrée du tunnel du temps, il se tourne et lance : N'aie pas de doute / Le vent froid se llève / Les ombres sur l'herbe / Raccourcissent de jour en jour...Yang Ze est né en 1954 dans la ville de Chiayi. Il publie ses premiers poèmes dans les années 1970, alors qu'il est étudiant en littérature étrangère à Taipei. Après avoir vécu dix ans à New York, Yang Ze retourne s'installer à Taipei en 1990, où il s'applique désormais à gribouiller sur ses carnets, bavarder autour d'une tasse de thé et somnoler sur ses piles de livres.
Nombre de pages
143
Date de parution
17/09/2020
Poids
152g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782842424800
Titre
N’aie pas de doute
Auteur
Yang Ze ; Chen Mélie ; Chou Tanying
Editeur
CIRCE
Largeur
120
Poids
152
Date de parution
20200917
Nombre de pages
143,00 €
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Sakura est une magical girl souhaitant devenir humaine qui vivait au fin fond de la terre en compagnie de deux autres magical girls avec qui elle se bat régulièrement. Un jour son souhait s'est vu réalisé, mais par la même occasion un mystérieux pouvoir a également révélé l'identité des magical girls aux yeux du monde entier. Elle et ses amies devront faire face à la colère de citoyens et aux demandes qui visent à rembourser les dégâts occasionnés par leurs combats.
Prises dans une attaque surprise, Sakura, ses comparses et une mystérieuse jeune fille se lancent dans une bataille sans merci dans l'enceinte du lycée. Mais alors que Sakura s'apprête à donner le coup fatal, son corps réagit de manière inattendue !? Et comme si cela ne suffisait pas, à cause d'un groupe mystérieux, Sakura se retrouve dans l'incapacité de chasser des esprits comme avant pour maintenir son corps en vie. Alors que les trois jeunes filles se rapprochent et se comprennent de mieux en mieux, Sakura va-t-elle finir par disparaître, faute de pouvoir entretenir l'énergie nécessaire à sa survie !...
Les statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.
Rédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.
Si Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.
Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.