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Dialogues avec Giacometti
Yanaihara Isaku ; Perrin Véronique
ALLIA
15,00 €
Épuisé
EAN :9791030400441
Ces dialogues offrent un nouveau visage de Giacometti. Yanaihara y retranscrit le plus fidèlement possible ses impressions et les paroles échangées avec le sculpteur. Echanges qui permettent de comprendre la relation qui se noue entre les deux hommes dès leur première rencontre, le 8 novembre 1955, avant le début des séances de pose. Habituellement réservé vis-à-vis de ses visiteurs, Giacometti se livre volontiers à cet étudiant en philosophie japonais, qui devient vite un ami. Yanaihara est autorisé à pénétrer l'atelier et à y prendre des photographies. Quasi amoureuse, la relation se tisse sur des goûts partagés, notamment l'art mésopotamien. Giacometti parle comme à personne de son art et de celui de son époque, de Matisse ou encore de Hiroshige.
Nombre de pages
105
Date de parution
19/11/2015
Poids
270g
Largeur
173mm
Plus d'informations
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EAN
9791030400441
Titre
Dialogues avec Giacometti
Auteur
Yanaihara Isaku ; Perrin Véronique
Editeur
ALLIA
Largeur
173
Poids
270
Date de parution
20151119
Nombre de pages
105,00 €
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Livre neuf. Avec Giacometti, par Yanaihara Isaku.Isaku Yanaihara livre dans ce volume le témoignage exceptionnel de son expérience de modèle auprès d'Alberto Giacometti. Dès septembre 1956, date de la première séance de pose, il se verra obligé de repousser son retour au Japon pour assouvir le désir du maître, soudain confronté devant ce visage lisse et impassible, à une difficulté nouvelle. Lui dont le visage incarne pour Giacometti l'énigme même, celle d'un visage impénétrable, dont l'artiste peine à dégager une structure intérieure, relate avec humour l'entêtement de l'artiste à vouloir à tout prix réussir à dessiner son nez. Il posera 228 après-midi, parfois prolongés jusque tard le soir. À la fin de chaque séance, il note tout, confie ses impressions de modèle et rapporte les propos de l'artiste. L'ouvrage, qui contient non seulement le compte-rendu de ces séances mais aussi un journal, montre la continuité d'un dialogue, d'un face à face, d'une liaison intime de l'artiste et de son modèle.
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".
Je me demande si je l'aime et je suis forcé de répondre : Non, je lui reproche de m'avoir châtré, c'est vraiment peu de chose, mais enfin... Et puis elle m'a mis au monde et je fais profession de haïr le monde. " Dans une langue à la beauté froide, Albert Caraco évoque la mort de sa mère. Vivant à l'écart de ses contemporains, celui dont la "vie entière est une école de la mort" préfère aux illusions de l'amour et de la procréation une "sainte indifférence". Quelques éclairs percent pourtant à travers ce texte aussi cruel que lucide. Les souvenirs heureux qui subsistent, le portrait pudique de la mère, le récit déchirant de son agonie. Dans cette méditation sur l'anéantissement, Caraco livre sa vision obsédante des mères et des fils, des femmes et des hommes, et de leur impossible rencontre.