
Une brève histoire des lignes
Une brève histoire des lignes Où qu'ils aillent et quoi qu'ils fassent, les hommes tracent des lignes - marcher, écrire, dessiner, tisser, etc. De la calligraphie chinoise aux tissus amérindiens en passant par l'architecture contemporaine, Tim Ingold analyse la présence de ces lignes dans l'activité humaine quotidienne et les divises en deux genres - les traces et les fils -, capables de fusionner ou de se transformer en surfaces et en motifs. Dans cette perspective anthropologique, il démontre surtout comment l'Occident a progressivement changé le cours de la ligne, celle-ci perdant peu à peu le lien qui l'unissait au geste et à sa trace pour tendre vers l'idéal de la modernité : la ligne droite. On n'en finit jamais de tracer des lignes, car quelque soit l'endroit où l'on va, on peut toujours aller plus loin.
| Nombre de pages | 343 |
|---|---|
| Date de parution | 15/11/2024 |
| Poids | 184g |
| Largeur | 109mm |
| EAN | 9791041416134 |
|---|---|
| Titre | Une brève histoire des lignes |
| Auteur | Ingold Tim ; Renaut Sophie |
| Editeur | POINTS |
| Largeur | 109 |
| Poids | 184 |
| Date de parution | 20241115 |
| Nombre de pages | 343,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Passé à venir. Repenser l'idée de génération
Ingold TimRésumé : Il y aurait eu le temps des boomers, puis celui de la génération X à laquelle auraient succédé les Y, Z, et dernièrement Alpha, avant d'autres à venir. Cette manière de penser les générations comme des cohortes destinées à se supplanter est historiquement inédite : on a longtemps considéré que les vies s'enroulaient les unes autour des autres, telles les fibres d'une corde. En renouant avec cette conception, Tim Ingold opère un retournement simple mais vertigineux par ses effets. Il reconsidère sous ce prisme tous les grands enjeux actuels - changement climatique, création artistique, évolution du vivant, pédagogie... Dans cet essai qui tient du manifeste, le futur, à rebours d'une vision linéaire du progrès, se conjugue à tous les temps. Car si tout n'est jamais gagné d'avance et que les problèmes restent légion, il reste des raisons d'espérer.EN STOCKCOMMANDER18,90 € -

Argent sous la lune
Ingold TimArgent : bien qu'une multitude d'objets diffusent le même éclat, la même blancheur, depuis les astres jusqu'aux poissons, c'est au métal que revient la charge de porter ce nom, ce générique argent. Et le minerais issu des profondeurs de la terre est à la croisée de deux chemins, celui de la matière et celui de la lumière. L'un des paradoxes du visible est que si la lumière rend visible les objets du monde, elle-même, dans sa constitution physique ondulatoire, nous ne la voyons jamais. Et pourtant l'expérience de la luminosité - ses éclats, ses fulgurances, ses scintillements - nous est constante, et irremplaçable. Loin d'être un simple rayon, nous reliant à sa lointaine source solaire ou lunaire, la lumière éclaire notre conscience du monde, elle baigne notre vision tout autant qu'elle se projette sur notre rétine. Elle est une familiarité avec le monde, une manière dont il use pour nous toucher et dont nous usons pour lui répondre. C'est dans nos propres yeux qu'elle brille. Mais le monde moderne a fait de la vision un sens objectivant, nous éloignant toujours plus des foyers de notre expérience. Si la lumière des choses leur est propre, que nous révèle l'éclat de blancheur ou de cendre dont nous dotons l'argent ? Comment cette lumière se distingue-t-elle de celle de l'or, à laquelle elle ne s'oppose pas mais dont elle se distingue profondément ? A travers l'expérience historique et anthropologique des qualités lumineuses du métal, depuis les intuitions des alchimistes et jusqu'à sa propre expérience des paysages de Laponie sous la lune, en passant par l'étude du travail de l'artiste contemporain Richard Wright, Tim Ingold propose ici, sur un mode parfois discrètement poétique, une magnifique étude de cette matière à laquelle nos sociétés ont voué un culte que l'on dirait de plus en plus mortifère. Comme s'il s'agissait de sauver ce qu'il reste de lumière. "La lumière jaillit du corps du saint comme le tronc d'arbre s'élève de la terre. C'est la lumière de la flamme, et la voir, c'est voir avec elle. [... ] En effet, la réduction de la lumière à des rayons, et du monde aux entités que ces rayons nous révèlent, est la conséquence du même mouvement d'objectivation, qui atteint son apogée dans la modernité, et qui sépare la lumière, en tant que radiation, des choses sur lesquelles elle se pose. Nous considérons souvent la vision comme un sens objectivant : chaque fois que nous utilisons nos yeux pour voir, ils nous révèleraient un monde extérieur, détaché de notre moi subjectif, où chaque chose serait à sa place et visible d'un seul coup d'oeil. En vérité, ce n'est pas la vision qui objective le monde, mais l'annexion de la vision par le projet moderne d'objectivation qui l'a privée de l'expérience de la lumière. Comment alors la faire renaître ? " T. I. Tim Ingold est anthropologue, il est professeur émérite à l'université d'Aberdeen, en Ecosse, et a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels sont traduits en français : Correspondances : accompagner le vivant, Actes Sud, 2024 ; Syrinx, avec Joséphine Michel, Fario 2024 ; Machiavel chez les babouins, Asinamali, 2021 ; Faire : anthropologie, archéologie, art et architecture, Editions Dehors, 2019 ; Le dédale et le labyrinthe : la marche et l'éduction de l'attention, ESAAA, 2015 ; Marcher avec les dragons, Zones sensibles, 2013 ; Une brève histoire des lignes, Zones sensibles, 2011 ; Il est proche de l'anthropologue Philippe Descola, avec qui il a publié : Etre au monde. Quelle expérience commune ? Presses universitaires de Lyon, 2014.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Faire. Anthropologie, archéologie, art et architecture
Ingold Tim ; Gosselin HervéD'où proviennent les formes ? Dans ce livre l'anthropologue Tim Ingold propose de déconstruire le modèle philosophique hylémorphique qui, depuis Aristote, pense l'acte de fabrication comme l'imposition d'une forme, ou d'un projet, à la matière inerte. Ce renversement théorique n'est possible qu'à la faveur d'une approche matérialiste de la fabrication qui révèle la correspondance des pratiques avec les matériaux, leur itinérance au sein de la matière pour engendrer des formes. Cette réflexion conduit Ingold à faire la proposition d'une pédagogie participante suggérant une nouvelle conception de l'enseignement fondée sur l'élucidation des pratiques constitutives des gestes de fabrication. L'anthropologie, l'archéologie, l'art et l'architecture ne sont pas ici considérées comme des disciplines académiques, mais comme des manières de faire qui explorent chacune, à leur façon, les conditions et les potentiels de la vie humaine au sein de son environnement.Sur commandeCOMMANDER24,00 € -

L'anthropologie comme éducation
Ingold Tim ; Pinton Maryline ; Citton YvesRésumé : L'éducation, c'est bien plus que l'enseignement et l'apprentissage ; l'anthropologie, bien plus qu'étudier la vie des autres personnes. Dans cet ouvrage, Tim Ingold soutient que l'anthropologie, comme l'éducation, constituent des manières d'étudier La vie, et de la mener, avec les autres. Dans ce livre provocateur, il va bien au-delà de l'exploration de l'interface entre les deux disciplines de l'anthropologie et de La recherche en éducation : il pose leur équivalence fondamentale. Ingold prend son inspiration dans l'oeuvre de John Dewey, et il présente sa thèse tout au long de quatre chapitres solidaires. L'éducation, affirme-t-il, n'est pas la transmission, d'une génération à une autre, d'une connaissance autorisée. C'est une manière d'être présent et attentif aux choses, d'ouvrir des chemins d'essor et de découverte. Qu'est-ce que cela signifie, quant à la manière dont nous pensons l'étude et l'école, l'enseignement et l'apprentissage, et les libertés qui peuvent s'exemplifier dans ces domaines ? Quelles sont les conséquences de cette manière de penser, pour nos pratiques d'observation et de participation, pour nos manières d'étudier, sur le terrain et à l'école, pour l'art et La science, pour la recherche et l'enseignement, pour l'université ?EN STOCKCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

Patients
GRAND CORPS MALADEÀ tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu'on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est né en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d'une béquille et d'un stylo, il se lance dans la musique : en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l'artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique." Grand Corps Malade réussit la prouesse de décrire l'horreur absolue en y ajoutant des touches d'humour et de jubilatoires formules poétiques. "Le Nouvel ObservateurEN STOCKCOMMANDER6,95 € -

Les lendemains qui chantent
Indridason Arnaldur ; Boury EricUn roman noir haletant où l'enquête de Konrad l'emporte dans les années 60, sur les traces d'un réseau d'espionnage. Du pur Indridason ! Un teinturier sans histoires, père célibataire, disparaît... Un cadavre est découvert sur la rive du lac Hafravatn et un trafic de Lada d'occasion avec des marins soviétiques est mis au jour. Quand, dans les fondations d'un chantier, on trouve le corps de Skafti, que Natan a avoué avoir noyé quelques années plus tôt, n'y aurait-il que Konrad pour s'inquiéter de tous ces événements étranges ? L'enquête de l'inspecteur à la retraite pourrait bien mener sur la piste des réseaux d'espionnage soviétiques dans les années 70... "Arnaldur Indridason éclaire d'une lumière crue une tranche de l'histoire islandaise". LE PARISIEN Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d'une série dont Les lendemains qui chantent est le sixième opus. Tous ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'islandais par Eric BouryEN STOCKCOMMANDER8,95 € -

Le monde de Sophie
Gaarder JosteinQu'est-ce qu'il y a de plus important dans la vie ? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d'amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin : c'est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons. "EN STOCKCOMMANDER10,80 €
De la même catégorie
-

L'Interdit de l'inceste à travers les sociétés
Godelier MauriceEn quoi consiste l'inceste ? Est-il l'objet d'une prohibition universelle ? Cette interdiction concerne-t-elle les seules parentés " biologiques " ou s'étend-elle aux diverses parentés " sociales " , comme celles qui se tissent aujourd'hui dans les familles dites recomposées mais existant dans beaucoup d'autres sociétés ? Cette prohibition joue un rôle fondamental dans le fonctionnement des multiples systèmes de parenté étudiés dans le monde. Mais d'où vient-elle ? Peut-on penser, à la manière de Claude Lévi-Strauss, que l'interdit de l'inceste marque à lui seul le passage de la nature à la culture ? Et comment comprendre, alors, la tension persistante entre l'interdit proclamé, institutionnalisé et la pratique incestueuse qui, partout, demeure ? Une brève et utile histoire des explications données par les anthropologues. Sciences humaines.EN STOCKCOMMANDER7,75 € -

Le berceau des dominations. Anthropologie de l'inceste
Dussy Dorothée ; Pudlowski CharlotteRésumé : Tous les jours, près de chez vous, un bon père de famille couche avec sa petite fille de neuf ans. Ou parfois elle lui fait juste une petite fellation. Ou c'est une grande soeur avec sa petite soeur. Dans cette anthropologie de l'inceste, Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l'inceste est couramment pratiqué dans l'intimité des foyers français. A la faveur du réel, et de la banalité des abus sexuels commis sur les enfants, l'inceste se révèle structurant de l'ordre social. Il y apparaît comme un outil de formation à l'exploitation et à la domination de genre et de classe. Cinq ans d'enquête ethnographique sont restitués dans ce livre : un voyage subversif au coeur de familles que rien, ou presque, ne distingue des vôtres. Préface de Charlotte Pudlowski AEN STOCKCOMMANDER9,30 € -

Paroles des peuples racines. Plaidoyer pour la Terre
Rahmani Sabah ; Dozier Marc ; Rabhi PierreCe livre réunit la voix de dix-neuf représentants de peuples racines venus de tous les continents. Ils sont papou, massaï, pygmée, peul, touareg, sami, kanak, kayapó, mapuche... et témoignent tous d'une sagesse et d'une volonté d'agir en faveur de l'humain et de la nature. Les mouvements autochtones fleurissent depuis une trentaine d'années, mobilisés aux côtés d'associations, de scientifiques, de citoyens, de personnalités et de quelques politiques, pour faire reconnaître leurs droits, leurs cultures et leurs savoirs ancestraux. Nous avons tout à apprendre d'eux : gardiens de connaissances millénaires en matière d'écologie et de sciences traditionnelles, ils offrent une place prépondérante au vivant et à l'harmonie sociale. Et si penser le monde de demain puisait ses sources dans les racines de l'humanité ?EN STOCKCOMMANDER8,40 € -

A l'est des rêves. Réponses even aux crises systémiques
Martin NastassjaAprès avoir travaillé en Alaska avec le peuple Gwich'in, Nastassja Martin a franchi le détroit de Béring pour entamer une recherche comparative au Kamtchatka. Pendant l'époque soviétique, les Even, peuple nomade d'éleveurs de rennes, ont été sédentarisés dans des fermes collectives. Après la chute du régime, beaucoup ont continué d'être les bergers des rennes qui ne leur appartenaient plus, les troupeaux étant aux mains d'entreprises privées. Depuis l'ouverture de la région en 1991, les anciens kolkhozes du Kamtchatka se transforment en plateformes touristiques.En 1989, juste avant la chute de l'Union soviétique, une famille even aurait décidé de repartir en forêt, recréer un mode de vie autonome fondé sur la chasse, la pêche et la cueillette. Était-ce une légende ? Comment un petit collectif violenté, spolié, asservi par les colons avant d'être oublié de la grande histoire s'est-il saisi de la crise systémique pour regagner son autonomie ? Comment a-t-il fait pour renouer les fils ténus du dialogue quotidien qui le liait aux animaux et éléments, sans le secours des chamanes éliminés par le processus colonial ? Quelles manières de vivre les Even d'Icha ont-ils réinventées pour continuer d'exister dans un monde rapidement transformé sous les coups de boutoir de l'extractivisme et du changement climatique ?Table des matières : PréfaceIntroduction. Chercher ceux qui sont partisNaissance d'un terrainPremière partie. Miroirs en BéringieIntroduction1. In medias res2. Culture russe, nature américaineCulture russe : les formes culturelles en spectacleLe fond politique unifiéNature américaine : exploiter et protéger3. Vie et mort des politiques d'assimilationDeuxième partie. Vivre sur les ruinesIntroductionIvan s'est tuDaria rêve de TvaïanDaria se souvient de TvaïanDaria part à TvaïanTroisième partie. Cosmologies accicentellesIntroduction4. Cosmogonie accidentelle I : naissance des corps5. TrickstersOulitchanIyip6. Cosmogonie accidentelle II : naissance des penséesRêver avecRêver sansRêve projectif et rêve animiqueRêver sans chamaneQuatrième partie. Composer avec l'économisation du mondeIntroduction7. ZibelinesSe taire8. SaumonsCinquième partie. TempêteIntroduction9. Provincialiser les récits modernes du changement climatiqueL'anthropologie face au climat détraquéImpensés ontologiques, que faire des éléments ?10. Adresser les élémentsNourrir le feuChanter pour la rivièreDes rennes pour le ciel11. Entre ciel et terreIvki ou le principe d'animationSécuriser la terreConclusionNi, métal du diableRevenir de la nuitLaisser mourir les formesCe qu'il resteBibliographiePostface.EN STOCKCOMMANDER13,00 €

