Quand la guerre franco-prussienne s'achève en mai 1871, presque toute l'Alsace est annexée par l'Allemagne. Mais la résistance acharnée du colonel Denfert- Rochereau permet à la ville de Belfort et aux 105 communes qui l'entourent de rester françaises. Une évolution exceptionnelle commence alors pour ce Territoire de Belfort dont le statut reste incertain avant qu'il ne devienne le 90e département français au début des années vingt. Le Territoire de Belfort est une terre de contraste située entre Vosges et Jura et dont l'habitat porte le poids de son environnement. C'était une zone encore fortement rurale à la Belle Epoque, marquée par une vie de sociabilité et de rencontres. Mais bien vite, l'industrie, déjà présente depuis le début du XIXe siècle avec les filatures et les tissages, prenait une ampleur nouvelle sous l'impulsion des manufacturiers. C'est à Belfort que cette industrialisation fut la plus sensible. En quelques décennies, la population de la ville quadrupla et l'essor urbain fut extraordinaire. De nouveaux quartiers surgirent de terre. Mais la ville était aussi le lieu où stationnaient plus de 10 000 soldats chargés de la défense de la trouée de Belfort. Et, à chaque fête nationale, des Alsaciens venaient nombreux manifester leur attachement à la France dans un patriotisme exalté. C'est cette évolution peu courante que Francis Péroz fait revivre à travers des cartes postales et des photographies d'archives peu connues. Il nous fait ainsi plonger dans une époque qui a durablement marqué l'histoire de Belfort et de sa proche région.
Date de parution
04/10/2006
Poids
340g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782849105160
Titre
TERRITOIRE DE BELFORT (LE)
Editeur
SUTTON
Largeur
250
Poids
340
Date de parution
20061004
Disponibilité
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Évoquer cinquante ans d'aviation dans le ciel de l'Indre, c'est tout d'abord découvrir, avec Jacques Balsan, le capitaine Bellenger et le lieutenant Tricornot de Rose qui fut célèbre au-dessus de Verdun, le monde fascinant des pionniers de l'aviation. C'est ensuite voyager d'un point à l'autre du département pour assister au déroulement des meetings aériens et apprendre comment l'on passe en quelques années de la simple tentative de décollage à d'intrépides évolutions en trapèze suspendu sous des avions, ainsi qu'à la réalisation des premiers baptêmes de l'air en groupe. Aborder la première guerre mondiale sur le plan aéronautique, c'est découvrir la mise en place, dans un département éloigné du front, de centres de formation pour les pilotes français puis, à partir de 1917, pour les pilotes américains. Après la première guerre mondiale, l'installation du 3e régiment d'aviation de chasse à Châteauroux provoque l'apparition dans le ciel berrichon de tout un bestiaire : des canards colverts, des aigles, des cormorans, des pythons, des têtes de chat, des lévriers, des têtes de Gaulois et des hermines de Bretagne. Et, à partir de 1936 et pendant de nombreuses années, ce sont les ouvriers qui apportent localement la contribution la plus importante à l'histoire de l'aéronautique. La seconde guerre mondiale ne constitue alors qu'une pause forcée, marquée tout d'abord par les bombardements et les combats aériens de juin 1940. Dans les années qui suivent, bien plus discrètes sont les opérations menées par les Lysander qui déposent et enlèvent des membres de la Résistance par les nuits sans lune. Puis viennent les attaques aériennes de l'année 1944, avant que la paix ne permette la reprise des activités et de la production aéronautiques. En 1951, la base de La Martinerie et l'usine d'aviation de Déols sont concédées aux Américains : une nouvelle ère s'ouvre où l'hélice est remplacée par le réacteur.