La publication des Lettres neuchâteloises, en 1784, fit scandale. Voilà un petit chef-d'?uvre qui entrelace subtilement un roman d'amour de la bonne société et les mésaventures d'une fille du peuple venue se brûler à la vieille, qui fait voisiner la langue de l'élite avec un parler régional, et dont l'auteur est une étrangère, une Hollandaise de haut lignage mariée à un Suisse, douée d'un caractère indépendant et d'une verve caustique. On fut révolté de voir dépeindre sous la plume du héros, un Allemand, la minuscule société mondaine de la ville, avec sa médiocrité intellectuelle et ses petites mesquineries. Le choix antiromanesque des personnages, pris dans les classes inférieures et dans le monde du travail, fit aussitôt condamner cette littérature comme décadente. C'est qu'Isabelle de Charrière opérait une petite révolution littéraire, qui prend aujourd'hui toute sa signification. A la différence de ses illustres contemporains, Prévost, Rousseau, Laclos ou Restif, elle concevait le roman comme une chronique spirituelle de la vie quotidienne, qui se moque des conventions littéraires et tire d'un matériau ordinaire toute la beauté et la signification de l'?uvre d'art. D'Isabelle de Charrière (1740-1805), les Editions de La Différence publieront Ecrire en Liberté - Correspondance de Belle de Zuylen et de Constant d'Hermenches.
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Nombre de pages
110
Date de parution
02/05/1991
Poids
145g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782729106775
Titre
Lettres neuchâteloises
Auteur
Charrière Isabelle de
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
130
Poids
145
Date de parution
19910502
Nombre de pages
110,00 €
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L'imagination se dessèche en voyant tout ce qui est : ou bien on se croit fou quand on s'est ému quelques instants pour ce qu'on croyait qui pouvait être". Caliste est un traité d'éducation des filles écrit à la fin du XVIIIe siècle dans la forme d'un roman. Une mère qui ressemble beaucoup à Mme de Charrière, très étroitement liée à sa fille Cécile, raconte tout ce qu'elle doit apprendre à celle-ci, afin qu'elle puisse espérer se marier avec l'homme qu'elle aime. Mais soudain, sans raison apparente, au cours du deuxième livre, commence une autre histoire : celle de Caliste qui a aimé hors mariage et dont la vie sera gâchée définitivement, malgré ses talents. Voilà donc pourquoi il faut donner aux jeunes filles cette éducation qu'on n'estime pas soi-même, afin de leur épargner le destin de Caliste pourtant si fascinante que Mme de Staël l'a prise pour modèle de sa "Corinne" .
Les femmes ne se sont pas contentées d'être les témoins passifs de la Révolution : de la reine à la tricoteuse, en passant par Mme Roland et Charlotte Corday, elles jouent un rôle de premier plan. Le cas de Mme de Charrière est unique. Aristocrate hollandaise de culture française, fixée en Suisse, cette étrangère, qui mène apparemment une vie provinciale bien rangée du côté de Neuchâtel, se passionne pour les événements parisiens, et européens. Elle les suit de près grâce à un réseau de correspondants très informés, dont le plus connu est Benjamin Constant, les commente pour ses amis, l'enthousiasme, chez elle, n'excluant pas la lucidité. Elle compose aussi des oeuvres littéraires inspirées par l'actualité : pièces de théâtre, romans, pamphlets. A partir des oeuvres complètes publiées en Hollande, Isabelle Vissière propose une anthologie de textes d'Isabelle de Charrière. L'ensemble constitue une chronique vivante et originale de la Révolution, vue de Suisse, par une intellectuelle brillante, pendant les années cruciales 1788-1794.
Résumé : Cette ?uvre est le roman du lien d'un père à son fils, avec tout ce que ce lien comporte d'illusions, de malentendus, de craintes, de connivences et d'espérances. Le texte commence à la naissance de William en 1780 et s'arrête en 1799. Les problèmes de l'éducation, la critique des préjugés, la diffusion des lumières, les relations entre nobles et roturiers, entre générations, entre hommes et femmes, ces grands thèmes qui traversent toute la littérature du XVIIIe siècle sont ici abordés à la lumière d'une chronique familiale très concrète et dans le contexte d'un moment dramatique de l'histoire européenne. On retrouve dans ce roman la pénétration psychologique d'Isabelle de Charrière, son sens de l'originalité des êtres, sa profonde tolérance teintée de scepticisme et de désillusion. ?uvre attachante, Sir Walter Finch et son fils William non seulement est d'un vif intérêt romanesque, mais nous invite à des réflexions de la plus directe actualité.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.