Musique, déclamation, rhétorique gestuelle baroque au Château d'Assas. Le 10 septembre 2006, au salon de musique du Château d'Assas, a eu lieu un concert-spectacle, "Le Théâtre des Passions", destiné à montrer les liens indissociables qui unissent la musique baroque à la déclamation : même tactus (le rythme cardiaque), même discours, mêmes affects. La musique parle, la parole chante. La captation de ce concert, réalisée avec quatre caméras, comprend trois parties. PARTIE I (25 minutes) - « La poésie précieuse ». Extraits du « 7ème Ordre de Pièces de clavecin » de François Couperin (1668 – 1733). La préciosité est un grand mouvement intellectuel et littéraire qui trouve son origine au XVIe siècle, en France, avec les poètes de la Pléiade. Elle a connu son apogée dans la première partie du XVIIIe siècle (1660). La musique de clavecin de François Couperin s'en nourrit encore dans son expressivité et sa poésie. Les pièces jouées ici sont extraites du 7ème Ordre du 2ème Livre de clavecin. La première pièce de cet Ordre s'intitule « La Menetou ». C'est un portait en musique d'une ravissante jeune fille, claveciniste prodige qui joua devant Louis XIV. Cet Ordre célèbre donc la grâce, la beauté, la jeunesse et la naissance de l'amour… PARTIE II (21 minutes) - Extraits de « Phèdre » de Jean Racine (1639 - 1699) Extraits des « Suites de Pièces de Clavecin » de Jean Henry d'Anglebert. Chacun connaît l'amour fatal de Phèdre pour son beau-fils Hippolyte, le refus d'Hippolyte, le désespoir et la colère d'Hippolyte, sa vengeance, ses remords, sa folie et la mort. L'ensemble texte-musique forme ici un tout indissociable dans son aspect à la fois tragique et théâtral. PARTIE III (22 minutes) - Extraits de « Médée » de Pierre Corneille (1606 – 1684). Extraits de la « 5ème suite de Pièces de clavecin » d'Antoine Forqueray (1672 – 1745) & « La Vertigo » de Pancrace Royer (1705 – 1755). La trahison de Jason, le désespoir de Médée dans son désir d'absolu… la musique déclamatoire de Forqueray se conjugue aux vers de Corneille et illustre les affres de Médée jusqu?à la décision inéluctable… INTERACTIVITÉ. Chaque partie est proposée sous deux versions différentes. Un premier montage multiangle met l'accent sur l'aspect musical et théâtral grâce à la multiplication des points de vue. Un autre montage propose une vision du personnage en entier, cette fois-ci sous un seul angle, un point de vue unique et frontal mettant en valeur la rhétorique gestuelle et la déclamation.• Conception, déclamation, rhétorique gestuelle Jocelyne Chaptal• Clavecin Nicolau de Figueiredo• Lumières-cadrage Claude Maurin• Photo Charles Camberoque• Conseiller artistique Henri Prunières• Réalisation Benjamin Danon• Production CYCLOPE-IMAGES
Date de parution
23/11/2012
Poids
100g
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EAN
9782336007618
Titre
LE THEATRE DES PASSIONS
Auteur
Danon Benjamin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
100
Date de parution
20121123
Nombre de pages
0,00 €
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Chaque jour se devait d'être une aventure. Un principe qui lui permettait de s'inventer une vie romanesque et de rêver à un lendemain différent où tout serait permis, loin de cet environnement hostile. Elle se disait que, finalement, ça lui éviterait d'être une petite fille à papa comme celles qu'elle côtoyait à l'école, qui lui paraissaient bien lisses et insipides, trop protégées, pour qui la vie semblait trop facile. La petite est la fille de Raymond Danon, le plus grand producteur de cinéma de sa génération. Elle est élevée par ce père qui l'adule et sa mère, personnage romanesque qui l'entoure d'un doux amour dans le cadre feutré de l'hôtel particulier où Alain Delon, son parrain, et Romy Schneider ont leurs habitudes. Pourtant, la réalité de son quotidien l'oblige à s'évader de ce corps qui la tourmente. Fille à papa est le récit poignant d'un triangle enfant-mère-père, sous les auspices de deux illustres bonnes fées - Alain et Romy -, alors qu'au sein même du nid la menace guette dans l'ombre.
Force est de se rendre à l'évidence : les mots ne sont pas à notre service. Ils sont lourds d'exigences presque végétales et nous imposent leur tradition. Seule l'étymologie, source constante d'étonnement, met au jour leur murmure antique. Prenons, au hasard, le diable. Oui, pourquoi pas le diable ? C'est l'être qui sème la discorde entre les humains. Il les séduit, il les sépare en leur promettant ce qui excède leur condition et par là les condamne à ce qu'on dit être leur perte. Or le terme résulte de l'association du préfixe 'dia' et de la racine 'ble/bole' du grec 'ballein'. 'Dia' marque un mouvement qui perce un corps et le sépare en deux. 'Ballein' exprime le fait de lancer. En sorte que l'ensemble désigne le mouvement d'un trait qui perce un corps et disloque ses membres, explosant son identité. Le diable exacerbe les antagonismes internes, amenant tout organisme à se briser en deux. A l'opposé du diable qui divise, le dialogue établit un lien (-logue, legein dit ce lien) entre points de vue distincts voire opposés. Etre à l'écoute de la voix des racines, tel est le propos de ce "glossaire giboyeux" . "Suiveurs Et les rats ? Agogè est en grec le nom qui correspond au verbe ago, lequel signifie conduire, entrainer, faire marcher. Agogè est donc en lien avec le fait de conduire, d'entrainer. Si le pédagogue entraine les enfants (pais veut dire enfant en grec) le démagogue entraine un peuple (demos). Dans les deux cas il s'agit de mener, d'entrainer, d'insuffler un mouvement. Dans les deux cas, le mouvement insufflé ne doit rien à l'intelligence ni à la volonté de celui qui se laisse prendre. Les pattes des rats de la horde s'agitent derrière le joueur de flûte par effet de séduction. Celui-ci ne leur impose sa voie ni par discipline ni par contrainte. La servitude volontaire de La Boétie n'est nullement l'effet d'une adhésion de l'intelligence ou de la volonté claire. On ne peut même pas dire qu'il s'agisse de soumission acceptée. Quelque chose a lieu et la foule se trouve menée par qui fait office de berger. Cela émane de lui de manière irrésistible. Tel est le pouvoir du meneur qui change l'assemblée plurielle et diverse en masse uniforme, triste et fanatique". L. D. -B. Laurent Danon-Boileau est linguiste de formation initiale et psychanalyste de longue adoption. Il ne parvient pas à se satisfaire du dogme de l'arbitraire du signe. Car si les mots sont soumis aux exigences de la raison, leur forme et leur composition puisent aux sources du rêve.
Au cours du développement, comme tout au long de la vie, langage, sentiments et pensée sont profondément solidaires. C'est pourquoi, face à un enfant qui parle mal, on ne peut manquer d'être inquiet. En exposant les mécanismes de l'acquisition du langage, les signes révélateurs de troubles, les théories existantes ainsi que les grands axes thérapeutiques autour desquels semble s'établir un relatif consensus, cet ouvrage est un premier outil à l'adresse de tous ceux qui sont confrontés à des enfants au langage ou à la communication troublés.
La psychanalyse est d'abord une expérience clinique intime et les concepts qu'elle élabore ont un objet particulier : ressaisir les phénomènes spécifiques qui se déroulent dans l'espace singulier d'une cure, quand un patient parle et qu'un analyste l'écoute. C'est à cette dimension là, à l'écart des modes et des polémiques, que s'attache ce glossaire : faire voir comment s'y construisent les faits cliniques et apprécier l'ouverture qu'une notion imprime au mouvement d'une séance, montrer en somme comment les analystes pensent avec les concepts qu'ils se donnent pour accompagner ceux qui leur confient un moment de leur vie intérieure. Ceci n'est donc pas un dictionnaires ni un vocabulaires de psychanalyse, qui, comme tous ceux qui existent déjà, situeraient les notions classiques dans l'appareil freudien et leur trajectoire dans les différents courants de pensée de la discipline. Au contraire. Chaque contribution, prenant appui sur un fragment de cure, illustre comment telle ou telle notion fait surgir des perspectives imprévues. Elle constitue ainsi un témoignage du travail de pensée qui prend sa source dans les concepts élaborés depuis Freud pour organiser la réflexion clinique au quotidien. En fondant chaque fois la réflexion théorique sur un cas clinique, ce glossaire plonge le lecteur dans l'incessant va-et-vient qui, de la clinique à la théorie, conduit la réflexion de l'analyste.