Les Quatre Livres. La Grande étude ; L'Invariable milieu ; Entretiens ; Meng Tzeu
Xi Zhu
BOOKS ON DEMAND
22,00 €
Impression à la demande
EAN :9782322420216
Traduits par Séraphin Couvreur au XIXe siècle, les Quatre Livres de Confucius (La Grande Etude, L'invariable Milieu, les Entretiens et les oeuvres de Meng Tzeu) restent une référence en matière de sagesse et de méditation. Ils sont aussi un exemple à suivre pour celles et ceux qui désirent obtenir bonheur et sérénité. Les Quatre Livres sont quatre livres sélectionnés et commentés par Zhu Xi (1130 - 1200) durant la dynastie des Song pour servir d'introduction à la philosophie chinoise et au confucianisme. Ils comprennent : - La grande étude - L'invariable milieu - Les entretiens - Meng tzeu L'étude des Quatre Livres à partir du XIIIe siècle était obligatoire en Chine pour les étudiants qui souhaitaient devenir fonctionnaires. Toute discussion politique était émaillée de références à cette base commune et il n'était pas possible de devenir lettré, ou même officier militaire, sans les connaître à la perfection. Le confucianisme s'est développé à partir de l'interprétation qu'ont faite ses successeurs des thèmes des Analectes, mais aussi d'autres textes, appelés Cinq classiques, dont la rédaction, la compilation ou le commentaire lui étaient attribués à tort : Shijing, Shujing, Yijing, Lijing, Chunqiu.
Nombre de pages
350
Date de parution
23/07/2022
Poids
610g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782322420216
Titre
Les Quatre Livres. La Grande étude %3B L'Invariable milieu %3B Entretiens %3B Meng Tzeu
Auteur
Xi Zhu
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
170
Poids
610
Date de parution
20220723
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
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Rédigé en 1188 par le philosophe néoconfucéen Zhu Xi (1130-1200), ce mémoire confidentiel destiné à l'empereur Xiaozong (règne 1162-1189) dresse un implacable réquisitoire face à la corruption et l'incurie du système politique de son époque, et propose la mise en ouvre de réformes visant à corriger les institutions et à redresser le pays, alors que le nord de la Chine est aux mains des Jürchens. Partisan d'un confucianisme rénové, Zhu Xi estime que seul le ralliement de l'empereur aux idées contenues dans les Classiques dont la Grande Etude constitue le texte fondamental permettra de remettre le pays sur la bonne voie. Fidèle à la tradition confucianiste d'engagement au service de l'Etat et de la société, Zhu Xi développe une authentique pensée politique où ses idées philosophiques apparaissent en filigrane, mettant en ouvre ce "courage de la vérité", analysé par Michel Foucault à propos de la notion de parrêsia chez les anciens Grecs. Rédigé dans le style sobre et élégant des lettrés, le Mémoire scellé sur la situation de l'empire de 1188 offre une véritable leçon de confucianisme appliqué au gouvernement de l'empire. Rarement la liberté de ton à l'égard du système impérial ne fut aussi grande en Chine que sous la dynastie des Song (960-1279).
De toutes les controverses qui jalonnent l'histoire de la pensée chinoise, la "Querelle de Zhu Xi et Lu Jiuyuan" est sans doute l'une des plus marquantes et assurément la plus célèbre pour ce qui concerne l'époque impériale. L'épisode met aux prises deux penseurs considérables, à la fois lettrés exemplaires et figures majeures du renouveau confucéen des Song (960-1279), dont la rivalité de chefs d'école culmine à la fin des années 1180 au cours de l'échange de lettres présenté dans ce volume. Si l'affrontement se focalise sur la question du "Faîte suprême" (Taiji), notion métaphysique associée au Yin-Yang dont la reformulation par Zhu Xi est contestée par Lu Jiuyuan, le débat touche également à des conceptions divergentes de la lignée confucéenne, tout en révélant des approches sensiblement différentes de l'herméneutique et de la pratique lettrées. Diffusé dès son époque dans les cercles de disciples, puis médité par des générations de lettrés, cet ensemble épistolaire nous est donné ici à lire pour la première fois en français, dans une traduction intégrale qui en restitue la dynamique et la teneur, entre estime réciproque et critiques incisives. On y accède de plain-pied à ce que pouvait être un débat philosophique dans la Chine prémoderne : une forme de sociabilité raffinée, où le questionnement sur la réalité ultime est inséparable d'un art de lire les textes, et où l'ascendant intellectuel se conquiert aussi bien dans le jeu de l'argumentation que dans l'affirmation de styles d'études antagoniques.