Dick Twombly, le savoureux héros de ce roman, est âgé de soixante-quatorze ans. Ancien employé de banque à Baltimore et mis à la retraite après cinquante ans de loyaux services, il est venu habiter chez sa fille Kate, dans les faubourgs de New York. Mais son âge lui vaut bien des avanies. Kate le traite en petit garçon ; Gloria, sa petite fille, le persécute avec une malice quasi-diabolique. On le suspecte d'un penchant indécent pour les fillettes. Dick est malheureux. Frileux, il souhaite finir ses jours à Phoenix, dans l'Arizona, grâce aux économies qu'il a dissimulées à sa fille. En compagnie d'un ami, Behemoth Brown, ancien champion de boxe poids lourds, qui vit comme lui chez sa fille et son gendre, Dick Twombly décide de s'enfuir. Malheureusement, le jour même prévu pour le départ, Kate décide de se débarrasser d'un père trop encombrant et de le mettre dans une maison de retraite. C'est alors l'évasion rocambolesque des deux vieillards. Tantôt prenant l'autocar, tantôt faisant de l'auto-stop, ils rencontrent au cours de leur voyage à travers les Etats-Unis les personnages les plus farfelus et se trouvent dans les situations les plus invraisemblables. L'odyssée prend fin quand les fugitifs trouvent, dans un hôtel abandonné d'une ville morte de l'Arizona, le nouveau foyer où ils pourront mener enfin la vie décente à laquelle ils aspirent. Quelque délirante que soit la fantaisie de ce récit, on devine tout l'amour qu'a inspiré à l'auteur son personnage. En un style à la fois naïf et méticuleux, il a su brosser un portrait plein de tendresse qui est aussi un plaidoyer en faveur d'un respect humain par trop bafoué. Premier roman de Douglas Woolf, ce livre est une satire impitoyable de certains aspects cruels de la civilisation américaine, où les jeunes, parce qu'ils sont jeunes, s'arrogent trop souvent le droit de faire souffrir les vieux.
Nombre de pages
278
Date de parution
16/03/1961
Poids
250g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782070267002
Titre
Les croulants
Auteur
Woolf Douglas ; Lalène Georges de
Editeur
GALLIMARD
Largeur
142
Poids
250
Date de parution
19610316
Nombre de pages
278,00 €
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Sous prétexte d'aller livrer à Oklahoma City une voiture pour son père qui tient une agence de voitures d'occasion, Claude Squires entreprend une grande randonnée à travers les Etats-Unis. Alors commence un défilé de paysages et de personnages familiers aux Etats-Unis, mais qui prennent ici une allure fantastique. L'automobile, petit monde fermé, seule protection contre l'extérieur, seul "être" de communication, prend valeur de symbole ; Claude entretient avec elle des relations affectives, comme à défaut d'autre chose. "Etranger" au monde qui l'entoure, à son père pour qui l'argent est à peu près la seule préoccupation, à sa soeur qui donne dans la religion, à sa mère enfermée dans un asile d'aliénés, et enfin à tous les mythes de la société américaine, c'est un "errant", comme il le dit à Vivien qu'il essaie d'aimer sans y parvenir. Il erre à la recherche de lui-même et aussi d'un monde à sa mesure. La seule personne avec laquelle il établit un véritable contact au cours de ce voyage est un Indien mexicain, qui passe continuellement la frontière en fraude afin de gagner de l'argent dans l'espoir de récupérer un jour le trésor de ses ancêtres enterré quelque part au Mexique : ce trésor doit ouvrir les portes de l'avenir. Claude rencontre encore un maniaque obsédé par la radioactivité dont les filles nymphomanes l'entraînent dans un univers souterrain, préfiguration démentielle de quelque vision apocalyptique. Et, à travers le miroir déformant de la solitude, le petit monde quotidien des habitants affairés et misérables de sa planète s'éloigne de plus en plus de lui.
Une journée de juin à Londres, au rythme de Big BenNiveau B2 Londres, juin 1923. Clarissa Dalloway, femme de la haute société, s'affaire à préparer une grande soirée et sort acheter les fleurs elle-même. Entre passé et présent, Virginia Woolf nous invite au c'ur des pensées intimes de Clarissa. Au fil de ses pas, les souvenirs remontent, les heures sonnent, et la fête qui s'annonce devient le miroir d'une vie entière. Avec la collection NOT SO CLASSIC, lire en anglais devient un vrai plaisir grâce à : des notes de vocabulaire en marge (en français et en anglais) un dossier complet pour comprendre l'?uvre, ses personnages, ses grands thèmes et son contexte des quiz pour mémoriser l'essentiel, de façon ludique des activités pour progresser en anglais, grâce au texte d'un auteur d'exception + les vidéos "Previously on" La synthèse (en anglais) du roman pour ne pas perdre le fil de l'histoire.
Amours et déboires d'une Verseau ascendant gaffeuse ! Quand on a 15 ans, qu'on est amoureuse et en couple, on devrait être au septième ciel ! Mais pour Cat, le fait d'intégrer sa petite amie Morgan dans sa clique d'amies n'est que le début des ennuis ! Entre la meneuse du groupe qui entend dresser Morgan, la meilleure amie de Cat qui lui tourne le dos, et l'arrivée d'une bad girl pour qui Morgan se prend d'affection, les astres ne sont décidément pas alignés pour Cat... Peut-être est-il temps qu'elle délaisse un peu l'horoscope, avant que sa vie amoureuse et amicale n'explose en vol ... Une romance LGBTQ+ pleine d'humour à découvrir.
Woolf Virginia ; Darrieussecq Marie ; Reynier Chri
Un lieu à soi : c'est cet espace que réclame ici Virginie Woolf pour les femmes. Un espace qui est double : espace concret de la pièce de travail où s'isoler ; espace mental de la liberté de penser. Cet espace, c'est d'abord du temps à elles (et donc moins de tâches domestiques). C'est ensuite une liberté économique qui leur permet de s'assumer seules. C'est enfin l'espace qui reste à créer dans la tête des hommes (et souvent des femmes) pour admettre que oui, les femmes peuvent travailler, penser et écrire à l'égal des hommes.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.