Rothko pensait que ses tableaux résultaient d'une mise en travail d'un rapport au monde et à soi, d'une façon de l'envisager et de s'envisager. Les Etats du Symbolique s'ouvrent par une de ces oeuvres de symbolisation dont la puissance, la force de représentation et de mise en présence éclairent le vacarme vertigineux de nos actualités - qui enchaînent les signes de désorientation et de confusion, d'effacement des limites, de violences tous azimut, et trahissent une déchirure du tissu du Symbolique, un délitement des symboles et références en usage. Alors ? Comment ça va mal aujourd'hui ? Comment penser ce bouleversement ? Est-il signe de destruction ou de transformation ? Pour éclairer ce malaise, cette crise, pour repérer le rôle que nous pouvons y jouer, il faut revenir à ce qui fonde ce Symbolique comme dimension de la réalité humaine ; revenir à ce je ne sais quoi, ce presque rien, qui participe au développement de l'enfant, à l'organisation de l'adolescence, à la construction du sujet politique ; revenir à ce fonds commun, noué autour d'une loi, d'une grande idée, d'une vérité historique, intriquant tradition et création, individuel et collectif, identité, appartenance et filiation : à ce que transmettre veut dire... Un tel retour soulève nombre de questions : que deviennent les grands récits fondateurs, les Commandements et les interdits structurants (de l'inceste et du parricide), le complexe d'Oedipe, les rites de passage, le Nom-du-père, les Structures élémentaires de la parenté, la figure du Grand Homme ? Qu'est-ce qui aujourd'hui étaie la sublimation des pulsions et l'intellectualité, les échanges, la temporalité, la subjectivation, la sexuation, l'intergénérationnel ? Parmi les nouveaux symboles qui se forment, comment reconnaître ceux qui contribuent à une vie de l'esprit, à un mouvement de civilisation, et ceux qui ne sont qu'idoles, contrefaçons et autres leurres incantatoires ? Afin de formuler les questions de cette problématique sociétale, de cet enjeu civilisationnel et politique, Schibboleth - actualité de Freud - réunit des auteurs de référence dans leurs disciplines respectives : la psychanalyse, la psychiatrie, le droit, la philosophie et l'anthropologie, la sociologie, le monde du travail, de l'éducation et des médias, l'analyse des discours, l'histoire, les religions, les sciences humaines, politiques, sociales et du vivant, la bio-génétique, les arts et la littérature, dans une même démarche promouvant une clinique du contemporain.
Nombre de pages
808
Date de parution
25/06/2014
Poids
1 384g
Largeur
171mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782848352879
Titre
ETATS DU SYMBOLIQUE - DROIT, LOI ET PSYCHANALYSE
Auteur
Wolkowicz Michel Gad
Editeur
IN PRESS
Largeur
171
Poids
1384
Date de parution
20140625
Nombre de pages
808,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Comment penser la sexualité aujourd'hui ? Nouvelles sexualités, sexualité sur internet, nouvelles législations... Face à ces mutations des auteurs renommés font le point. A l'heure d'une crise de la représentation, de la transmission, d'une quête identitaire, cet ouvrage interroge la place du sexuel aujourd'hui ? Il questionne le fantasme du tout possible, de la jouissance immédiate dans le désaveu de la réalité, du manque, des limites. Qu'en est-il dans ce contexte du féminin ? De la figure du père ? Et que deviennent dans ces nouvelles configurations les repères freudiens qui sont défiés : l'inconscient, la sexualité infantile, le conflit de la différence des sexes... ? Parmi les thèmes abordés : sexe, sexualité, genre à l'adolescence ; sexuel versus narcissisme ; le sexuel dans le couple ; l'amour et le sexuel ; l'effacement du père ; la féminité ; la tendresse ; l'emprise perverse dans l'inceste ; le genre et la question du neutre ; fertilité et transsexualité ; la procréation médicale... Face à ces mutations, que reste-t-il du sexuel et de l'avenir du complexe d'oedipe dans le travail de culture, dans l'humour ? Qu'en est-il de la pensée clinique, du transfert, du rêve, du sexuel, de l'interprétation, dans la cure psychanalytique ?
Résumé : La cruauté ferait-elle partie des tendances élémentaires avec lesquelles chaque homme, chaque société doit composer ? Enjeu dans le développement de l'enfant, dans certaines expériences adolescentes, dans le rapport à l'autre, on la retrouve aussi dans les étapes d'une civilisation, dans les rituels structurant la vie d'une société et des sociétés ensemble (le sacrifice, la guerre...) ou encore dans l'art, dans la littérature. La place que lui font une époque, une pensée, peut caractériser un état de civilisation et de culture - ou de barbarie. Omniprésente dans le monde contemporain, elle se manifeste dans la vie politique, dans l'espace du travail, scolaire, médiatique, virtuel, mais aussi dans l'univers familial. C'est pourquoi, dans cet ouvrage, la cruauté n'est pas pensée comme une abstraction métaphysique ou sociologique, mais comme une réalité psychique, affectant des sujets (individus et groupes) bien réels. Banalité du mal, pulsion de mort, emprise, destructivité, sadisme... Plus de 30 intellectuels (historiens, philosophes, psychiatres, psychanalystes, sociologues...) s'attachent ensemble à aborder notre époque en considérant la cruauté comme une notion psychopathologique, comme un indice culturel et comme un symptôme du " Malaise dans la civilisation ".
Le "sujet" est au centre de la clinique du contemporain. De sa construction dans l'enfance et l'adolescence, des processus de symbolisation, d'identification et de subjectivation, dépend le rapport à la réalité. Du nouage du sujet de l'inconscient et du sujet collectif va naître le sujet politique : le citoyen capable d'assumer une responsabilité individuelle et collective, une liberté responsable, une éthique de la vérité historique et psychique, entre principes de réalité et de plaisir. Cet ouvrage, en questionnant "le sujet face au réel", est au coeur des problématiques sociétales et des enjeux civilisationnels. Face à la perversion totalitaire et à ta terreur destructrice, les auteurs interrogent les faiblesses de nos démocraties : la peur, la haine, le conformisme groupal, la bien-pensance, l'"amour des certitudes", la jouissance d'une repentance narcissique, participent de discours dogmatiques et d'un interdit de penser, de critique, du déni du réel. Les questions de l'identité, de l'appartenance, de ce qui fait peuple, du rapport au désir et à la Loi, sont omniprésentes dans le débat et les conflits aujourd'hui, au travers de celles des frontières, de la culture, de la parentalité. Ne seraient-elles pas symptomatiques d'une transmission brisée, d'une impuissance singulière à "faire parler le destin" ? "Pourquoi me préoccuperais-je des générations suivantes, qu'ont-elles fait pour moi ?" se demandait Groucho Marx, qui nous dit en creux, et avec humour, quelque chose d'une transmission conflictualisable en laquelle s'inscrit le sujet, cet entre-deux des sexes et des générations, créateur d'indéfini et de désir, d'une responsabilité réciproque. Sont invités ici, s'adossant au paradigme freudien "Là où est le Ca, Je doit advenir", des auteurs de référence, psychanalystes, médecins, historiens, philosophes, géopoliticiens, juristes, économistes, scientifiques, littéraires, artistes plasticiens et cinéastes...
Résumé : Cet ouvrage interroge la transmission comme processus psychique, décision, éthique. Et l'analyse aussi en creux au travers ses échecs, ses avatars, ses formations pathologiques. La transmission est au coeur de tous les discours : mémoire, histoire, valeurs, savoirs. Elle est d'abord un processus psychique, une décision, une éthique politique et culturelle, avant de représenter des contenus. La transmission est essentiellement abordable en négatif, au travers ses échecs, ses avatars, ses formations pathologiques, individuelles et collectives. Elle est aussi au centre d'une clinique du contemporain, se manifestant en symptômes que cet ouvrage se propose d'analyser. Problématiques anorexiques, addictives, états paranoïaques marqués par le déni, idéologies totalitaires et génocidaires, rejet de l'altérité... Il s'agirait d'interroger la transmission, en creux, dans l'entre-deux, des sexes, des générations, comme processus infini engageant symbolisation, conflictalisation des identifications, individuation... Groucho Marx demandait " Pourquoi ferais-je quelque chose pour les générations suivantes, car qu'ont-elles fait pour moi ? ", disant sous la forme de l'humour la responsabilité réciproque, l'ambivalence et le libre-arbitre, participant du processus de la transmission. Cette thématique convoquera les divers champs disciplinaires, la psychanalyse et la psy-chopathologie, le droit, l'histoire et les sciences géopolitiques, l'anthropologie et les sciences humaines, sociales et du vivant, la littérature et les arts plastiques et cinématographiques...
Souche Lionel ; Martin-Krumm Charles ; Tarquinio C
1 film + 1 spécialiste = 1 concept-clé expliqué! La psychologie positive n'aura plus aucun secret pour vous ! Considérée à tort comme la science "du bonheur", la psychologie positive est une approche scientifique et intégrative du bien-être et du fonctionnement optimal des personnes et des groupes. Elle offre des prismes d'analyses et de pratiques innovants dans les champs de l'éducation, de la psychologie du travail et des organisations, et de la santé. Elle vise à mieux comprendre tes mécanismes qui influencent la qualité de vie, aussi bien individuelle que collective. Et si on (re)découvrait : l'importance de la gratitude avec la comédie About time ; l'action de la pleine conscience avec te film d'animation Le Robot sauvage ; les forces de caractère avec la saga Star Wars...
Jung Johann ; Guénoun Tamara ; Mitsopoulou-Sonta L
Les médiations thérapeutiques font partie des dispositifs de soin qui ont contribué à renouveler et à diversifier le champ de la pratique clinique. L'objet médiateur ne se limite pas à faciliter l'accès aux soins : il permet de soutenir l'expression de la subjectivité et un trayait d'élaboration psychique, en particulier chez les sujets réticents aux soins, ou pour qui le degré de souffrance déborde les capacités d'expression parle langage verbal. Après une présentation des principaux repères cliniques sur lesquels s'appuient ces dispositifs, cet ouvrage explore plusieurs dispositifs : le photolangage qui, en mobilisant l'affect à travers Les images, constitue un dispositif favorisant les processus de symbolisation et de subjectivation ; le jeu théâtralisé qui met en mouvement les personnages envahissants de l'espace psychique du sujet ou le jeu vidéo qui, grâce à la manipulation d'avatars, ouvre un espace de jeu identitaire soutenant le travail de subjectivation.
Comprendre cette étape essentielle dans l'évolution de l'enfant : l'opposition et l'affirmation, le fameux non ! Dire non, s'opposer, c'est aussi s'affirmer. C'est exister et accepter de faire des choix, de savoir renoncer et en assumer les conséquences. Cette aptitude existe dès la prime enfance et s'apprend tout au long de notre vie. Savoir dire non est nécessaire pour bien grandir, pour pouvoir dire oui, pour construire une pensée nuancée. Comment la capacité de dire non s'acquiert-elle progressivement ? Pourquoi doit-elle être valorisée ? Comment poser les limites ? Comment permettre à l'enfant de devenir un individu séparé de ses parents ? Et si penser l'opposition et l'affirmation de l'enfant était plus compliqué que de la réduire au "non" des 18 mois ou à son retour en force à l'adolescence ? Ce livre, destiné aux parents et aux professionnels de l'enfance, fait le point sur les notions nécessaires pour penser la construction psychique de l'enfant et l'importance de cette aptitude à l'opposition. Un ouvrage essentiel pour soutenir le développement et le bien-être des enfants.