La littérature antique nous a familiarisés, dès Hésiode, avec l'idée d'un âge d'or suivi de périodes de plus en plus sombres, d'argent, de bronze et de fer. Ce même mythe apparaît, avec quelques variations, dans la grande épopée indienne du Mahâbhârata quelques siècles plus tard. Mais à la différence de la Grèce, l'Inde propose, dès le début, une estimation chiffrée de la durée de ces âges, inscrits dans un processus cyclique d'une grande complexité.Dès lors, le mythe des quatre âges devient la pierre angulaire de la religion commune. Naît alors une nouvelle conception du temps, débouchant sur une eschatologie : nous allons droit vers une catastrophe qu'annoncent la crise écologique, un inéluctable désintérêt du spirituel, l'érosion des religions, la désagrégation des familles et le relâchement des m'urs.Cependant, le kali-yuga, « l'âge des conflits », offre, des compensations inattendues. C'est si vrai que certains sages des âges antérieurs ont, selon les textes, regretté d'être « nés trop tôt ». C'est un aspect méconnu de la doctrine des quatre âges, qui prend un relief singulier à notre époque et que tente d'explorer le présent ouvrage, à partir d'une lecture attentive des inépuisables sources de la tradition hindoue.
Date de parution
20/09/2024
Poids
228g
Largeur
135mm
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EAN
9782336489469
Titre
LE KALI-YUGA OU LAMBIVALENCE DE LAGE SOMBRE
Auteur
WOHLSCHLAG DOMINIQUE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
228
Date de parution
20240920
Nombre de pages
0,00 €
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Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel. La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition : l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras. Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait "l'hindouisme proprement dit" pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.
Basé sur le commentaire d'un extrait du Bhagavata-purana, un texte hindou du VIe siècle, cet ouvrage propose une approche originale de la geste de Krishna et du bhakti-yoga, la voie de la dévotion, telle qu'elle est décrite dans la Bhagavad-Gita. L'auteur se met dans la peau d'un hindou capable de mettre en relation sa propre tradition avec les grandes religions monothéistes et la philosophie antique. Il s'adresse aussi bien à des spécialistes soucieux de rigueur académique qu'à tous ceux qui sont sensibles aux beautés de la mythologie et de l'épopée indiennes.
Vulgarisation de l'enseignement de Rupa Gosvami, philosophe, homme de théâtre hindou.Le Théâtre de l'extase présente de manière synthétique et vulgarisatrice l'enseignement de Rupa Gosvami. Ce philosophe, musicologue, homme de théâtre, fut le disciple du grand saint Caitanya, le fondateur du courant spirituel qu'on nomme le krisnaïsme et qui bénéficie, toujours à l'heure actuelle, d'une grande vitalité au Bengale. L'originalité de la pensée de Rupa est le point fort de ce livre. Rupa développe une typologie mystique entièrement fondée sur les principes rhétoriques du théâtre indien (et de l'art indien en général). Pour lui, la mystique est un art et l'art une mystique. Cette convergence est probablement unique dans l'histoire spirituelle de l'humanité, du moins dans le cadre explicite d'une réflexion théorique sur la religion. Elle permet de jeter un regard entièrement neuf sur la mystique d'une part et sur l'art, d'autre part. Les amateurs d'un "théâtre total ", dans la lignée d'un Antonin Artaud notamment, découvriront certainement de nouvelles perspectives à la lecture de cet essai.
L'importance du Mahabharata dans l'histoire spirituelle de l'Inde n'est niée par personne. Mais si la Bhagavad-gità qui en constitue la quintessence est facilement accessible dans d'innombrables traductions et études, le récit qui lui sert de cadre reste largement méconnu du grand public. Cette ignorance est sans doute due à la complexité d'une ouvre qui défie l'imagination par son immensité. Les principaux travaux des indianistes demeurent en outre difficiles d'accès et il manquait, du moins en langue française, une introduction simple à ce monument littéraire. Le présent ouvrage tente le pari de combler cette lacune. Sans rejeter les principaux acquis de l'orientalisme savant, l'auteur s'arrête avant tout sur les conceptions spécifiquement indiennes du Mahabharata. Ce faisant il espère fournir quelques clés permettant d'en dégager la signification générale et de mettre en évidence le rôle crucial qu'il joue dans la pensée et la religion hindoue.