Contrepoint entre le sens commun et la philosophie en Islam. Ghazali et Averroès
Wohlman Avital ; Laurent Annie
CERF
31,90 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782204083706
Les "décrets" de Ghazali et d'Averroès touchent au c'ur de la "religion du Livre" par excellence qu'est l'islam. Dans Le Critère décisif de distinction entre l'islam et les hypocrites (1005-1006), Ghazali explique que les philosophes, en prétendant savoir ce qui échappe aux croyants dotés du seul sens commun, s'interdisent de recevoir le Coran comme Parole révélée, et ne sauraient être ses interprètes qualifiés. Pire: leur seule existence serait une menace pour la communauté musulmane. A l'exact opposé, dans Le Livre du discours décisif où l'on établit la connexion existant entre la Révélation et la philosophie (1179-1180), en réponse à Ghazali, Averroès démontre que seul le philosophe peut apprécier pleinement la vérité révélée. Lui seul peut rendre compte de la condition du croyant doté du Livre précieux, face à Dieu artisan du monde. Cette controverse intervient entre deux croyants. Voici deux penseurs musulmans, convaincus aussi bien de l'existence d'un Livre dans lequel Dieu s'est adressé aux êtres de raison que de l'excellence de la société musulmane. Et voici deux auteurs s'opposant radicalement quant à l'interprétation vraie du Livre sacré. La compréhension mutuelle entre les hommes et l'existence même de débats ne présupposent-elles pas que tous partagent un même langage de base? Ghazali, comme David Hume au XVIIIe siècle, et comme beaucoup parmi nous aujourd'hui, est persuadé de l'existence d'un tel niveau de discours qui autorise la recherche rationnelle et la discussion significative en dehors de toute philosophie, à la lumière de l'expérience commune des hommes dans un monde qui est le même pour tous. Averroès, en revanche, est convaincu que seule la philosophie est apte à résoudre les débats significatifs et que sans elle il n'y a que des opinions diverses et des expériences multiples; enfin, et surtout, que, sans philosophie, il n'y a pas moyen d'interpréter le Coran comme Parole cohérente et véridique de Dieu. La discussion entre Ghazali et Averroès n'est pas le débat entre philosophie et religion ou entre raison et révélation, souvent considéré comme le propre du Moyen Age. Elle ressemble beaucoup plus à celle qui, de nos jours, se trouve au c'ur de la discussion philosophique. Elle apporte une grande lumière dans le débat sur la rationalité dans l'islam rouvert par le discours du pape Benoît XVI à Ratisbonne. Biographie: Avital Wohlman, docteur en philosophie, enseigne au département de philosophie de l'Université hébraïque de Jérusalem. Elle est l'auteur, aux Éditions du Cerf de Thomas d'Aquin et Maïmonide, un dialogue exemplaire, paru en 1988.
Nombre de pages
168
Date de parution
17/04/2008
Poids
260g
Largeur
144mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782204083706
Titre
Contrepoint entre le sens commun et la philosophie en Islam. Ghazali et Averroès
Auteur
Wohlman Avital ; Laurent Annie
Editeur
CERF
Largeur
144
Poids
260
Date de parution
20080417
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Thomas d'Aquin a lu attentivement Maïmonide, il a recouru à lui pour préciser sa pensée sur les rapports entre la créature et Dieu. Notamment sur la Création, les preuves de l'existence de Dieu, la question des attributs divins et des conditions du discours sur Dieu, la liberté humaine, la Providence et la prophétie. Autant de sujets à propos desquels Thomas d'Aquin reconnaît chez le Maître Juif un sens rigoureux de la transcendance de Dieu et une confiance lucide et mesurée dans l'exercice de la raison. Sur certains points - les attributs divins, la Providence et la prophétie - il arrive à Thomas d'Aquin de critiquer, voire de refuser des positions de Maïmonide. Au coeur de la même problématique, on voit soudain affleurer la rupture entre deux univers religieux. Cependant, la référence de Thomas d'Aquin à la pensée de Maïmonide est un exemple éminent de dialogue entre deux hommes de foi.
Wohlman Avital ; Schenker Adrian ; Burkhalter Dubu
Marcel-Jacques Dubois (1920-2007) n'avait pas peur des questions, même les plus difficiles. Ayant rejoint Jérusalem en 1962, alors que s'ouvrait le concile Vatican II, il n'eut de cesse de s'interroger : quelle est la parole juste des chrétiens au sujet du peuple juif concret ? Qu'en disent les grands maîtres de la pensée théologique du passé (Augustin, Maïmonide, Thomas d'Aquin, Pascal) ? Comment l'histoire tourmentée des rapports entre chrétiens et juifs conditionne-t-elle ce que l'on pourra dire aujourd'hui du côté chrétien ? Professeur de philosophie antique et médiévale à l'Université hébraïque de Jérusalem, doué d'un grand sens de l'amitié, sensible à la poésie et à la musique, prêtre et religieux dominicain ardent quoique discret, il s'est totalement engagé dans la rencontre avec le judaïsme dans la pensée, dans les relations, dans l'osmose de la vie partagée, dans l'amitié et l'admiration. Ainsi a-t-il voulu comprendre ce que ce peuple signifie aujourd'hui pour ceux qui croient en Jésus comme Messie. Quel est le dessein du coeur de Dieu pour Israël aujourd'hui ? Cette biographie religieuse et intellectuelle est un hommage à celui que sa fréquentaion intime du judaïsme, malgré bien des déceptions, a renforcé dans son christianisme.
Depuis la publication de Typo.graphisme - la lettre et le mouvement, premier ouvrage à proposer un panorama de la typographienumérique animée et immense succès international, six années se sont écoulées, une éternité au regard des avancées dans le secteurdes nouvelles technologies. Malgré l'éclatement de la bulle Internet, l'innovation dans le domaine de la création graphique numérique n'a connu en effet aucun répit - il suffit pour sen convaincre de voir à quel point les foisonnantes propositions en matière de graphisme animé brillent aujourd'hui par leur inventivité et leur dynamisme. Typographie en mouvement rassemble les travaux de graphistes, de studios et de groupes de recherche universitaires parmi les plus intéressants et avant-gardistes du monde. Plus de 80 projets sont décrits en détail dans cinq chapitres qui abordent les problématiques particulières auxquelles les designers graphiquescontemporains sont confrontés. Ainsi, le premier chapitre intitulé Identifier envisage le rôle de la typographie cinétique dans le domaine de la création d'identités visuelles pour la télévision, qu'il s'agisse du logo d'une chaîne ou encore de génériques d'émission. Les messages typographiques qui renseignent sur un produit, un service ou un événement sont quant à eux répertoriés dans le chapitre Informer : y sont décrites notamment certaines publicités et annonces d'émissions télévisées. Dans Raconter, l'auteur analyse les créations qui associent mots, images et sons afin decréer une histoire dans laquelle, souvent, le graphiste ne fait que suggérer un récit qu'il incombe aux spectateurs d'imaginer. Dans Voyager, sont abordés divers projets d'interfaces qui permettent à l'utilisateur de naviguer sur un site Web, de découvrir un logiciel ou de se déplacer physiquement assisté des technologies mobiles. Enfin, un dernier chapitre intitulé Anticiper présente un largeéventail de projets typographiques expérimentaux entièrement dédiés à l'exploration de nouvelles manières de communiquer. Ce riche panorama de projets innovants, imaginatifs etambitieux révèle toute la force créative d'une scène graphique contemporaine particulièrement inspirée.Matt Woolman est professeur associé et directeur du programme de design graphique à la School of the Arts de la Virginia Commonwealth University à Richmond aux Etats-Unis, où il enseigne entre autres le graphisme séquentiel, la typographie et la théorie du design graphique. Il est un des membres dirigeants de Plaid Studios et co-auteur avec Jeff Bellantoni du précédent ouvrage que les Editions Thames & Hudson ont consacré au graphisme animé, Typo.graphisme - la lettre et le mouvement.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.