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Les départs exemplaires
Wittkop Gabrielle
VERTICALES
17,90 €
Épuisé
EAN :9782070138265
Ce recueil de nouvelles assassines de Gabrielle Wittkop nous présente, à travers siècles et continents, cinq récits baroques qui sont autant de " départs exemplaires ". Au coeur d'un burg romantique allemand, perchée sur une tour en ruine et livrée aux corbeaux, une jeune femme de bonne famille agonise, devenue l'objet d'un fait divers absurde et lugubre. Un dimanche d'octobre dans une ruelle de Baltimore, un écrivain aux yeux noirs succombe, ivre mort, après avoir perdu sa valise. Dans un New York contemporain, la vie de Seymour M Kenneth ressemble à une lente descente aux enfers ; il s?éteint en vagabond dans les entrailles de la ville. C'est dans un fossé moite de la jungle malaise que s'achève mystérieusement celle de Mr T, esthète et espion, emportant avec lui ses derniers secrets. Enfin, dans l'atmosphère sadienne du XVIIIe siècle français, Claude et Hippolyte, les deux jumeaux hermaphrodites mis au monde par la comtesse de Saint-Effroy, sont assassinés. La mort est au coeur des cinq nouvelles ? dont deux inédites : " Les Derniers Secrets de Mr T. " et " Claude et Hippolyte " ? qui composent cette réédition augmentée des Départs exemplaires. Elle est organique, marque les corps, s'imprime dans les chairs des femmes élégantes, des monstres androgynes et des dandys rongés par l'alcool ; elle est destin ou hasard malchanceux, meurtre ou énigme, guidant vies et intrigues de ces fictions taillées sur mesure ; elle se lit dans les signes et augures quasi fétichisés ? papillons ou corbeaux, perles de grenat, bottines vernies ? et engendre le charme vénéneux de l'esthétique de Wittkop, son ton macabre et raffiné, de nos jours inégalé. Au fil d'une prose ornée et mordante, précise et précieuse, dont la tonalité varie en fonction des époques et des décors abordés, la mort fait aussi mystère. Elle fait pencher successivement ces textes " caractérisés par la découverte et le malentendu ", vers le fantastique ou l'enquête ? c'est bien la silhouette d'Edgar Poe qui se faufile dans " Les Nuits de Baltimore " et celle d'un agent de la CIA en Asie derrière ce curieux Mr T. ? ou vers le conte légendaire comme cette femme, cheveux au vent, criant au sommet d'une tour allemande qui rappelle des esquisses de Goya ou de Hugo. Le recueil, d'une forte unité thématique, semble donc décrire, par l'exemplarité des destins et la variation des décors, la permanence d'anciens mythes monstrueux et dérangeants. Ultime force de ce livre, la narratrice (ou l'auteur) mène voluptueusement les drames et personnages à leur sort tragique, irréversible. Mais si le sort s'acharne avec cruauté, non sans humour et un certain goût du supplice, ces victimes expiatoires sont aussi l'occasion de questionner la nature du lien entre vie, trépas et beauté qu'avaient proclamée le romantisme noir ainsi que les esthétiques du XIXe siècle dandy. Ces références constituent alors le fondement spectral de l'art de Gabrielle Wittkop, qui les met à distance pour s'imposer comme une " Peintre de la mort " résolument moderne.
L'ex-lieutenant de L'East India Company et aventurier James Brooke annexe la région de Sarawak au nord de Bornéo en 1839. À la tête de cet éden menacé par les pirates malais et les intérêts supérieurs de la Couronne, il fonde la dynastie des Rajahs blancs qui perdurera un siècle. Lui succéderont Charles Brooke, bâtisseur douteux, puis son neveu Vyner, hédoniste irresponsable, secondés par une galerie de femmes entraînées malgré elles dans d'obscurs jeux de pouvoir. À partir d'un épisode méconnu de la colonisation britannique, ce roman historique captivant recrée un tumultueux et exotique théâtre de l'humanité: une chasse à la chimère où se mêlent désir d'ailleurs et volonté de puissance. Loin de la verve sadienne de ses précédents succès, Gabrielle Wittkop pénètre les arcanes d'une utopie impériale insensée et offre avec "Les rajahs blancs" une saga en apparence moins dérangeante, mais d'une cruelle lucidité. Biographie de l'auteur Née en 1920, Gabrielle Wittkop est morte comme elle a vécu, "en homme libre', le 22 décembre 2002. Elle est l'auteur de nombreux récits noirs et sidérants dont," La mort de C. "," Sérénissime assassinat "et" La marchande d'enfants ". Ses romans sont traduits dans une dizaine de langues."
Mes carnets d'Asie ne sont rien que des notes personnelles, impressions griffonnées sur mes genoux, au bord d'une rizière ou dans un bus de fer-blanc, couvrant des pages et des pages barbouillées de sueur ou étoilées de pourpre par un moustique gorgé mais vaincu." En revisitant ses souvenirs rapportés de Thaïlande et d'Insulinde, Gabrielle Wittkop a élaboré - avant sa disparition - ce parcours idéal où le temps s'incline devant une région à la richesse infinie. Carnets d'Asie oscille entre le journal de voyage et l'intime expérience extrême-orientale : chaque récit nous plonge avec une sensibilité exacerbée dans des cultures, des épopées mythiques, des instants de vie uniques.
Le dernier jour fut gris et rose, d'un gris d'ombre plate, d'un rose chancreux. L'année, minime fragment temporel, est maintenant éparpillée en un mouvement centrifuge d'étoile, en un motif qui ne peut être saisi que par la force de sa propre dispersion. 1 er janvier. Chaque jour est un arbre qui tombe. Comme si une voix m'avait éveillée par ces mots. Ma propre voix, celle qui clame clans les ivresses et chuchote clans les agonies. Chaque jour est un arbre qui tombe. Et j'ai vu le déclin du jour et la chute de l'arbre... " Ce journal imaginaire entremêle souvenirs d'enfance, d'amours, de voyages et réflexion sur le Temps. Dans cet autoportrait d'une individualité exceptionnelle, Gabrielle Wittkop dévoile une écriture dont la cruauté froide et luxueuse est à sa plus haute mesure.
Le dernier jour fut gris et rose, d'un gris d'ombre plate, d'un rose chancreux. L'année, minime fragment temporel, est maintenant éparpillée en un mouvement centrifuge d'étoile, en un motif qui ne peut être saisi que par la force de sa propre dispersion. 1er janvier. Chaque jour est un arbre qui tombe. Comme si une voix m'avait éveillée par ces mots. Ma propre voix, celle de mes plus secrètes cellules, celle des oracles et des rêves, celle qui clame dans les ivresses et chuchote dans les agonies. Chaque jour est un arbre qui tombe. Et j'ai vu le déclin du jour et la chute de l'arbre... " Ce journal imaginaire tenu par une femme, Hippolyte, entremêle souvenirs d'enfance, d'amours, de voyages (en Inde, dans les îles de Krakatoa, Sumatra ou Java) et réflexions sur le Temps. Autoportrait d'une individualité exceptionnelle dont l'existence se déploie entre la naissance et la mort - ces deux bornes qui la limitent et lui ouvrent paradoxalement l'espace infini d'une vie superbe et éphémère. La cruauté froide et luxueuse qui anime l'écriture de Gabrielle Wittkop est dans Chaque jour est un arbre qui tombe à sa plus haute mesure.
J'ai inspiré un grand coup, prêt au pire. Derrière les arbres roussis par l'automne, j'allais découvrir un décor désertique, asséché, calciné. Les humains restants seraient des survivants errant sur une terre noire... Mes craintes ont vite été remplacées par la surprise. Une surprise totale". Pendant les Troubles, Henri s'était réfugié dans un bunker des Alpes suisses avec sa femme enceinte. En 2075, le voilà contraint de sortir, pour explorer un monde qu'il croit dévasté. Pourtant, entre béton et forêts, la vie a repris le dessus. A la fois roman d'anticipation et aventure métaphysique, Donutopia propose un cocktail jouissif et émouvant.
Dans l'agenda, marquer d'une croix ce jour. Le jour de l'inconcevable joie. Je marche vite alors que rien ne presse. C'est à cause de toi et de ce qui nous arrive, à cause de ce qui dépasse l'entendement et ne peut être nommé." Ce matin-là, des pas se hâtent, la course légère d'une robe rouge. Bien des années plus tôt, juste avant la rentrée des classes, il y a eu pourtant ta mort du père. Il y a eu le silence en grand et les heures floues. Ou vif raconte cette douleur précise, mais aussi le prodige d'un rendez-vous dans les derniers jours d'août : une revanche solaire.
Comment Steve passe-t-il d'une petite ville côtière de France à Raqqa, au coeur de la boucherie syrienne ? On ne sait pas bien. Comme on ne sait pas, on raconte. On se lance dans une sorte d'enquête amicale trois décennies durant. Sur la frise de sa vie, on détermine un moment zéro. Les déconvenues scolaires. Les harcèlements divers. L'envie non consommée de plastiquer le collège. L'envie de faire le bien. Et à chacun de ces moments, il y a Mickaël, le petit frère. Ce qui concerne Mickaël concerne Steve, son presque jumeau, et tout est dans le presque.
J'aime les fleurs à un point que vous n'imaginez pas. J'aime les fleurs, toutes les fleurs. Je suis une fleur. Je vois bien qu'elles sont vivantes comme moi. Qu'elles vibrent comme moi. Comment ne pas les envier ? Elles n'ont que de la sexualité sans langage, un rut aveugle bourdonnant, odorant, open épanoui. Les fleurs ne savent pas ce que c'est qu'un père ou une mère, et même un moi, elles ne savent pas ce que c'est." Depuis l'enfance, Jasmine accueille sur sa peau des herbes folles et fertilise les sols sous ses pas. Mais sa famille et la société sont-elles prêtes à accueillir un tel don ? Ismaël Jude bouture botanique et érotique pour produire une fable contemporaine.