Au temps des grands liniers : les Mahieu d'Armentières (1832-1938). Une bourgeoisie textile du Nord
Wiscart Jean-Marie ; Gueslin André
PU ARTOIS
30,00 €
Epuisé
EAN :9782848321097
Dans le paysage social du Nord surgit la famille Mahieu d'Armentières, la plus ancienne et, longtemps, l'une des plus puissantes des "vieilles familles linières" de la Cité de la Toile. A travers archives publiques et papiers privés se dessinent ici des personnalités très différentes. Celle du pionnier, Mahieu-Delangre, qui accomplit le "grand passage" vers l'industrie et bâtit une magnifique fortune; celle de son petit-fils, Michel, qui pendant la Grande Guerre est l'un des premiers "as" de l'aviation de bombardement; celle de sa mère, Marie-Louise Mahieu-Morgon-Ferry, véritable "femme en affaires", qui règne pendant plus d'un tiers de siècle sur la "Vieille Maison". La longue correspondance qu'elle entretient pendant onze ans avec son neveu par alliance, Jean Cossart, devenu directeur général, permet d'entrer dans l'univers mental de deux dirigeants de l'entre-deux guerres, de voir fonctionner, d'en haut et de l'intérieur, les rouages d'une entreprise intégrée, spécialisée dans la "fibre noble". Famille atypique plus que conventionnelle, elle questionne fortement l'image traditionnelle de la bourgeoisie textile du Nord des XIXe et XXe siècles solidement ancrée dans les esprits: de grandes lignées prolifiques, soudées, riches, fortement attachées aux valeurs du travail et de la religion catholique. Ce livre ne s'adresse pas aux seuls spécialistes, mais aussi à un public qui s'intéresse au monde du travail, aux XIXe et XXe siècles, aux audaces et aux hésitations des entrepreneurs de cette époque, aux "sirènes qui se taisent" lors des grandes grèves de 1903-1904, 1933 et 1936.
Nombre de pages
358
Date de parution
16/07/2010
Poids
639g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848321097
Titre
Au temps des grands liniers : les Mahieu d'Armentières (1832-1938). Une bourgeoisie textile du Nord
Auteur
Wiscart Jean-Marie ; Gueslin André
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
639
Date de parution
20100716
Nombre de pages
358,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Confrontée, ici comme ailleurs, dès l'été 1789, à la "révolution de l'égalité" , la microsociété nobiliaire picarde allait-elle, au siècle suivant, se fondre dans le monde des notables ou garder son identité, s'isoler ou s'intégrer dans la société de son temps sans renier ses traditions et ses valeurs, "tenir son rang" et s'en donner les moyens ? Cette étude, menée sur une période longue, du temps de la construction des "châteaux briques et pierre" sous Louis XV et Louis XVI, jusqu'aux combats politiques sous Jules Ferry, s'appuie sur nombre de papiers de famille et d'archives publiques, sur des documents iconographiques précis, sur les traces essentielles de la présence nobiliaire dans le patrimoine bâti de cette Picardie lourdement touchée par les destructions des invasions et des guerres.
La Somme cultive parfois le paradoxe : patrie de Gracchus Babeuf et du comte de Saint-Simon, hommes aux idées avancées et contradictoires, elle est aussi terre d'une "révolution tranquille", souvent atypique. André Dumont est plus terroriste en paroles qu'en actes, et l'écho de toutes les journées parisiennes n'est jamais parvenu qu'assourdi au fond des campagnes picardes, où s'estompent rapidement les aspirations égalitaires des paysans pauvres. Des listes de grands notables, dressées au début de l'Empire par le préfet Quinette pour ceux réputés fidèles au nouveau régime, surgit une multitude de silhouettes : anciens privilégiés capables de s'intégrer au nouvel ordre de la France, fière oligarchie du négoce amiénois, manufacturiers du coton ouverts à l'esprit d'innovation, "seigneurs en bottes" du Santerre. Les uns s'enferment derrière les murs de la vie privée, d'autres assument d'importantes responsabilités dans la vie publique locale, mais tous savent profiter des opportunités matérielles, et traverser sans encombre l'une des périodes les plus agitées de notre Histoire.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.