La Troisième République est née dans le chaos d'une défaite et d'une guerre civile. Elle est morte sous le choc d'une nouvelle défaite. Deux destins individuels sont représentatifs de ces moments terribles : François Julien Chatet, garde national fédéré pendant la Commune, fut arrêté à la fin de la "semaine sanglante" et condamné à la détention. Son arrière-petite-fille, Madeleine Aylmer, s'engagea dans la Résistance. Arrêtée en 1944, alors qu'elle était enceinte, elle fut déportée à Ravensbrück, où elle donna naissance à Sylvie, un des trois bébés français rescapés de ce camp de la mort. De 1871 aux années noires de l'occupation, ces deux fervents républicains ont tenu entre leurs mains le "fil de Marianne". Ce fil aurait pu se rompre avant la défaite fatale de 1940, sous les attaques répétées des ennemis de la République. Mais l'idée républicaine a résisté en France, comme elle a résisté dans la famille des deux rebelles, au sein de laquelle s'est transmis un héritage républicain. Madeleine était la mère de Sophie Wirth. Ce récit de filiation repose sur une mémoire familiale, mais aussi sur des recherches dans les archives.
Nombre de pages
214
Date de parution
26/07/2019
Poids
262g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343181547
Titre
La république en héritage ou le fil de Marianne
Auteur
Wirth Sophie ; Wirth Laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
262
Date de parution
20190726
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Comme Babel, l'Europe, depuis l'invention du mot par les Grecs jusqu'à nos jours, a été partagée entre un principe d'union et un principe de division, tant sur le plan culturel que sur le plan politique. Son histoire n'est pas celle d'une marche vers un horizon unitaire. Elle est accidentée ; combinant lumières et ténèbres. Ce qui fit un temps son unité a pu même engendrer dissemblances et déchirements : sa babélisation linguistique est issue de la dilatation de l'espace latin, la "latinitas" ; les guerres religieuses, qui l'ont ensanglantée à l'époque moderne, ont été les fruits amers de la christianisas médiévale ; l'affirmation des langues vernaculaires a été le produit de la "République des lettres" des humanistes européens ; les nationalismes, qui l'ont déchirée à l'époque contemporaine, résultent de la perversion d'un idéal des Lumières : la souveraineté de la nation. Se pencher sur cette histoire, c'est se poser la question de la difficile construction d'une identité européenne, qui exige de se fonder non sur le rejet de l'altérité mais sur son intégration.
Si la condition militaire est une, elle connaît des déclinaisons multiples. Quelque 300 000 militaires servent au sein des trois armées, de la gendarmerie et de services communs, tous organismes dont les missions, les traditions et les cultures leur sont propres, compte tenu de la variété de leur histoire et du milieu physique et humain dans lequel ils exercent leurs activités opérationnelles. Ainsi les fonctions et les conditions d'emploi des militaires, hommes ou femmes, sont multiples: grenadier-voltigeur, sous-marinier, pilote, gendarme mobile, pompier, médecin, ingénieur, au quartier ou en camp d'entrainement, en métropole, outre-mer ou en opération extérieure... Tout en conservant une référence constante à ces principes fondateurs de la condition militaire, le présent ouvrage propose de " passer en revue " les éléments concrets essentiels qui la caractérisent, afin de permettre au lecteur d'en mieux cerner la consistance réelle.