Qu'elle soit une valeur, un mythe, une idéologie moderne ou la garante d'un nouveau réalisme libre de toute idéologie, la singularité est toujours un parti-pris. Ainsi la singularité du Robinson de Defoe fait-elle oublier l'invraisemblance psychologique flagrante de sa performance solitaire et forge-t-elle le rêve démiurgique moderne de l'individu auto-suffisant et autonome. Le parti pris peut être nominaliste - car le nominalisme (Occam, Mauthner, Stirner, Nietzsche...) ne connaît d'objets que particuliers -, subjectiviste (Rousseau, Goethe...), esthétique (Huysmans, Wilde, Barrès...), nationaliste (Barrès encore...) ou prendre la forme d'une stigmatisation assimilant génie et folie, exception et idiotie... Les Figures de la singularité explorent l'aspect nominaliste jusque dans ses variantes "quelconques" (Clément Rosset, G. Agamben) et la philosophie du sujet de l'époque idéaliste jusque dans ses conséquences solipsistes (Fichte). Elles s'intéressent à la singularité biographique et narrative de l'époque moderne et à la diversité de ses incarnations : artistes créateurs d'eux-mêmes, rebelles, dissidents... Comme aurait dit Nietzsche, c'est un thème pour chacun et personne, au croisement de la philosophie, de la littérature et de l'imaginaire collectif.
Nombre de pages
234
Date de parution
22/08/2014
Poids
397g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782878546279
Titre
Figures de la singularité
Auteur
Wintermeyer Rolf ; Kauffmann Michel
Editeur
SORBONNE PSN
Largeur
165
Poids
397
Date de parution
20140822
Nombre de pages
234,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Etincelle de la philosophie du langage moderne, Lichtenberg fait, le premier, apparaître que nous sommes toujours en train de parler déjà quand nous nous mettons à raisonner sur le langage. Wittgenstein cherche à appréhender ce qui, dans le langage, est seul susceptible de fonctionner et ce qui ne l'est pas. Le dialogue entre ces deux auteurs si éloignés dans le temps est susceptible d'éclairer d'une lumière nouvelle l'oeuvre de Wittgenstein. Etincelle de la philosophie du langage moderne, Lichtenberg fait, le premier, apparaître que nous sommes toujours en train de parler déjà quand nous nous mettons à raisonner sur le langage. Nous ne pouvons sortir du langage avec le langage. La théorie ascétique et entièrement descriptive de Wittgenstein constitue une mise en application systématique de la maxime de Lichtenberg : "Toute notre philosophie est rectification de l'usage linguistique". Wittgenstein cherche à appréhender ce qui, dans le langage, est seul susceptible de fonctionner (d'avoir du sens ou une utilisation concrète) et ce qui ne l'est pas. Le sujet n'est pas à proprement parler éliminé. Or si l'on se limite à ce qui est seul possible et sensé dans l'utilisation du langage, les problèmes posés par les prérogatives du sujet s'éteindraient d'eux-mêmes. Lichtenberg, en revanche, parvient à relier la mise au centre du sujet de l'expérience, caractéristique de son époque, à une approche non pas affirmative, mais performative, expérimentale et mouvante du sujet. Le dialogue entre ces deux auteurs si éloignés dans le temps est susceptible d'éclairer d'une lumière nouvelle l'oeuvre de Wittgenstein, voire d'aider à mettre à distance les impasses et dualismes coutumiers : holisme et individualisme, langage privé et public, subjectif et intersubjectif, structure et rythme, identité et éclatement, profondeur et surface, explication causale et explication par l'usage ou par le jeu qui est déjà en cours...
Davy-Rigaux Achille ; Douche Sylvie ; Scherer Marc
Organisé parallèlement à une exposition, à plusieurs concerts et événements et à un ambitieux programme de numérisation, le colloque international qui a inspiré ce volume collectif a constitué l'un des moments phares de l'année 2020 consacrée par la Bibliothèque Sainte-Geneviève à la mise en valeur de ses collections musicales exceptionnelles. Le choix du thème "Transmettre la musique" est l'occasion de solliciter des travaux sur les processus de constitution et de valorisation des fonds musicaux des bibliothèques et archives, notamment à travers les exemples des bibliothèques engagées dans le projet, Sainte-Geneviève, Mazarine et BnF, qui comptent parmi les plus précieux. Au-delà, il s'agit aussi de réinterroger l'ensemble des vecteurs matériels, théoriques, pratiques, pédagogiques permettant la transmission de la musique, à la lumière d'études de cas variées : comme pour tout art, la transmission de la musique suppose un transfert de savoirs, de connaissances et de techniques qui ne peut aisément s'entreprendre et se réaliser pleinement sans l'accompagnement de plus initiés auprès de qui l'apprentissage s'incarne réellement.
Résumé : Ecrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Entre le XVIIIe et le début du XXe siècles, la presse, les éditeurs et les salons parisiens lancent des auteurs russes en Europe et rehaussent leur réputation dans leur patrie. Les succès des lettres propagent l'image positive de l'Empire. Quelles stratégies politiques, éditoriales, mais aussi mondaines doivent déployer écrivains, intellectuels et diplomates russes en France afin de conquérir l'opinion publique française ? Sont analysées, plutôt que la réception des oeuvres, les manoeuvres qui contribuent à programmer une fortune littéraire, et la part respective qu'y prennent écrivains, éditeurs, traducteurs, journalistes et diplomates. En contribuant à repenser les mécanismes de la sociologie littéraire, c'est un volet inédit des relations littéraires franco-russes que l'ouvrage révèle.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.