LES ERRANTS DE LA CHAIR. Etudes sur l'hystérie masculine
Winter Jean-Pierre
CALMANN-LEVY
28,70 €
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EAN :9782702127230
Plus d'un siècle après les travaux de Charcot, l'idée paraît toujours aussi subversive : les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ces hommes hystériques, ces errants, ceux qui affectent d'être pervers ou qui prétendent que le sexe ne les intéresse pas, ces hommes souffrant d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce, que craignent-ils de rencontrer chez une femme ... A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire contemporain (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry, Albert Cohen, etc.), par l'étude des métamorphoses de Don Juan, à travers enfin les plus surprenants avatars du marranisme, Jean-Pierre Winter dessine avec une attention bienveillante les contours d'un homme hystérique perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente. Si les femmes hystériques semblent se soumettre au prêtre ou au médecin, les hommes hystériques, eux, trouvent leur maître dans les corps constitués : politique, judiciaire, économique... Ce qui, on s'en doute, ne les protège pas toujours de la déception. Premier essai sur un véritable tabou, Les Errants de la chair, notamment à partir des analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, permet de comprendre les motifs d'un véritable impensé théorique toujours à l'?uvre au sein de la communauté psychanalytique. Ce qui est caché, ce qui est tu, ce que l'on ne doit ni dire, ni même évoquer, c'est l'impuissance. C'est pourquoi l'essai de Jean-Pierre Winter est à la fois neuf et rigoureusement iconoclaste.
Nombre de pages
295
Date de parution
11/02/1998
Poids
413g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782702127230
Titre
LES ERRANTS DE LA CHAIR. Etudes sur l'hystérie masculine
Auteur
Winter Jean-Pierre
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
150
Poids
413
Date de parution
19980211
Nombre de pages
295,00 €
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L'homoparentalité, thème de société porteur, convoité par les politiques qui cherchent à se concilier des voix, suscite des réserves chez la majorité des psychanalystes. Les médias se font écho des positions qui y sont favorables au nom de la « modernité ». Mais la réflexion de ceux qui émettent des réserves est très discrète, peut-être parce qu'ils sont aussitôt traités de réactionnaires. Jean-Pierre Winter est l'un des seuls à prendre des positions publiques. Pour lui il ne s'agit pas de préserver une conception traditionnelle de la famille mais d'alerter et de préserver les générations des dommages psychiques que ne peuvent manquer d'entraîner les modifications symboliques de la filiation. Il apporte ici les éléments de la réflexion, en distinguant de plus l'adoption et les procréations médicalement assistées. Donnant ainsi les compléments au débat indispensables à quiconque souhaite se faire une opinion, il intéressera tous ceux qui s'interrogent vraiment sur un sujet au coeur de l'actualité avec la discussion parlementaire de la révision des lois de bioéthique.
Ce livre est issu de trois conférences (complètement retravaillées) données par le psychanalyste début 2012 au Collège des Bernardins, l'important établissement culturel de l'Eglise à Paris. Que ce soit dans la relation maître-élève, dans la relation parents-enfants, ou dans les religions quelles qu'elles soient, nous sommes tous habités par le désir de « faire passer » un savoir, des valeurs, une tradition? Or, dans ce domaine, l'essentiel nous échappe, comme le montre brillamment Jean-Pierre Winter en prenant les exemples de l'apprentissage de la lecture (où le « miracle » du signe faisant sens échappe en fait au pédagogue), des héritages familiaux (on échoue souvent à transmettre nos valeurs, et on transmet souvent sans le vouloir les angoisses héritées de nos ancêtres), et des religions (où la transmission de l'essentiel passe aussi par des voies insoupçonnées). Une seule solution pour répondre à ces paradoxes: réinventer sans cesse ce que charrie la mémoire individuelle et collective, et dire à nos enfants qu'ils peuvent et doivent être des re-créateurs.
Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ... A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Winter est psychanalyste, formé à l'Ecole freudienne de Paris par Jacques Lacan. Ses publications ont principalement porté sur les questions de l'hystérie masculine - le donjuanisme -, mais aussi sur la politique, la violence et la littérature. Il est notamment l'auteur des Errants de la chair, Hommes politiques sur le divan, ou encore Stupeur dans la civilisation.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !