Voici encore un de ces grands classiques sortis de l'école Warburg et dont la traduction française manquait, comme hier celle d'un ouvrage de même famille, le Saturne et la Mélancolie, de Klibansky, Panofsky et Saxl. Edgar Wind partage avec A. Warburg et E. Panofsky la conviction que "notre oeil voit ce que lit notre esprit" et que l'on ne peut séparer la jouissance esthétique d'une connaissance précise de ce que l'oeuvre entend représenter. Il s'attache donc à reconstituer la culture néo-platonicienne dans laquelle baignaient naturellement les grands artistes du Quattrocento et à discerner la signification des mythes et allégories : les Trois Grâces, par exemple, pour des gens qui révéraient la Trinité. Poésie païenne et poésie chrétienne se mêlent dans ces oeuvres d'initiés, pour qui les vérités les plus hautes ne se livraient que cachées : Orphée, l'Amour aveugle, le Printemps et la Naissance de Vénus, l'Amour dieu de la mort, Protée, Pan, Marsyas écorché, Bacchus ivre, Léda et la Nuit. Pour saisir le sens de ces "mystères" d'antan et de leur épanouissement chez un Michel-Ange, un Botticelli ou un Titien, il nous faut une initiation supplémentaire. Nul ne pouvait être meilleur guide qu'Edgar Wind, esprit exigeant et clair, subtil et nuancé.
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Nombre de pages
448
Date de parution
25/09/1992
Poids
907g
Largeur
173mm
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EAN
9782070724086
Titre
Mystères païens de la Renaissance
Auteur
Wind Edgar ; Dauzat Pierre-Emmanuel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
173
Poids
907
Date de parution
19920925
Nombre de pages
448,00 €
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La forte diffusion de l'art aujourd'hui et, avec elle, l'élargissement considérable de notre horizon artistique supposent - et même n'ont été rendus possibles que par - une transformation complète de la place de l'art et notre rapport aux oeuvres. La divine crainte que l'art inspirait par exemple à Platon a fait place à un "goût" aseptique et presque détaché. L'expérience artistique nous intéresse ou nous séduit sans nous engager sérieusement. Un masque primitif, une pietà ou un Kandinsky nous plaisent ou nous émeuvent sans nous entraîner jusqu'au bout dans le monde créatif, imaginatif, "anarchique", qu'ils représentent et qu'ils expriment. Ce constat, évident et cependant profond, est ici le point de départ d'une méditation savante et sinueuse où en écho à celle des plus grands, Hegel, Goethe, Baudelaire, Burckhardt, l'auteur des Mystères païens de la Renaissance est amené à développer quelques-uns des éternels problèmes posés par la nature de l'art, le rapport des artistes à leur public et leurs mécènes, l'utilité de l'érudition artistique, la mécanisation de l'art, la pratique généralisée du musée. La thèse compte moins dans ces causeries que la richesse des références ou la qualité de l'observation, et surtout cette souveraine simplicité du grand amateur et du grand professionnel qui a fait d'Art et anarchie un des classiques de la réflexion esthétique.
Résumé : Dans cette brillante étude, Edgar Wind se penche sur le "portrait composite", un type de tableau particulièrement en vogue aux XVIe et XVIIe siècles, qui consiste à représenter une femme ou un homme contemporain sous l'apparence d'un héros ou d'une divinité. Wind s'attache d'abord à décrire les spécificités de ce genre pictural en expliquant la puissance symbolique que la personne ainsi représentée acquérait, puis l'évolution de la pratique, qui s'essouffle au XVIIIe siècle car jugée narcissique. L'étude se transforme ensuite en enquête méthodique : se consacrant à un tableau de Grünewald, Saint Erasme et Saint Maurice, Wind livre une interprétation historique des raisons pour lesquelles son commanditaire, l'archevêque Albrecht de Brandebourg, a souhaité être représenté en Saint Erasme.
Résumé : "Si je consigne ça maintenant et que tout le monde l'apprend, ça ne pourra plus jamais se reproduire". Déporté à Auschwitz en 1943, Eddy de Wind, médecin et psychiatre néerlandais, est affecté au Block 9 où officie le terrible Dr Mengele. Dans le baraquement voisin, d'abominables expériences sont conduites sur les prisonnières, parmi lesquelles la femme qu'il aime, Friedel. En 1944, quand les Allemands forcent les survivants aux funestes " marches de la mort", Eddy se cache. Resté sur place pour soigner ceux qui ne peuvent être déplacés, il écrit, pour l'Histoire, ce qu'il a vu et enduré, et nous livre l'un des rares témoignages intégralement rédigés dans un camp. Comprenant des photos de la vie d'Eddy, ce récit poignant est à la fois un témoignage des atrocités perpétrées à Auschwitz, l'histoire d'un amour né et grandi dans l'enfer ainsi qu'une réflexion crue sur le genre humain.
Qu'avons-nous oublié en chemin depuis le premier feu, depuis l'éclat de la première pierre lancée dans l'eau ? Qu'avons-nous perdu dont l'écho perdure, résiste à l'intense dévastation du monde et qui au plus près du mystère qui nous entoure, se déploie, mot à mot, dans le poème ?
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.