Willaime Jean-Paul ; Boespflug François ; Dunand F
LA DECOUVERTE
13,57 €
Epuisé
EAN :9782707125965
Présentation de l'éditeur En quelques décennies, le rapport de la société française au religieux a connu un bouleversement d'une ampleur insoupçonnée : régression considérable des pratiques religieuses classiques, inculture religieuses classiques, inculture religieuse croissante des jeunes générations. Pourtant, la sécularisation n'a pas empêché les religions de proposer des réponses adaptées aux demandeurs de " sens à la carte " que sont devenus la plupart de nos contemporains. L'héritage du christianisme, par ailleurs, continue à structurer en profondeur bien des comportements sociaux, voire l'identité nationale elle-même. Ignorer cette histoire, ignorer comment elle croise, entre autres, les spécificités de l'islam et du judaïsme, ne peut être qu'un lourd handicap pour l'identité citoyenne. C'est d'abord cette présence paradoxale du religieux dans notre société que cet essai prétend éclairer, en présentant un fort utile " état de lieux " des nouvelles formes du rapport au religieux en France. Sur cette base, les auteurs abordent la question fondamentale de l'enseignement de l'histoire des religions dans les écoles publiques. Car il est impératif de sortir du mutisme qui tient des religions en quarantaine. Comment appliquer ce principe ? La contribution des auteurs consiste à répondre clairement aux interrogations des enseignants et des parents d'élèves : comment présenter les religions ? Desquelles parler ? Qu'est-ce qu'une religion, et en quoi se distingue-t-elle d'une secte ? Dans quel esprit aborder ce domaine sans manquer à la laïcité ? Avec quels outils ? Cet ouvrage constitue un plaidoyer en faveur d'une conception ouverte de la laïcité, conçue comme un espace d'accès à la connaissance des ressorts de la vie sociale et des racines de la culture, et de libre confrontation des points de vue.
Nombre de pages
204
Date de parution
05/09/1996
Poids
250g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782707125965
Titre
Pour une mémoire des religions
Auteur
Willaime Jean-Paul ; Boespflug François ; Dunand F
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
136
Poids
250
Date de parution
19960905
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les premiers sociologues, parce qu'ils s'interrogeaient sur la société moderne, ont été conduits à étudier les phénomènes religieux, en particulier les changements que la modernité impliquait pour la religion. Le regard sociologique sur l'univers religieux n'a cessé depuis de se renouveler et de s'enrichir. En dressant un tableau des diverses approches depuis Weber et Durkheim jusqu'aux questionnements les plus contemporains sur la sécularisation, les intégrismes et progressismes..., cet ouvrage montre que les religions sont des faits sociaux dont l'analyse permet de mieux comprendre les sociétés et leurs évolutions.
Représentant plus d'un quart des chrétiens à travers le monde, présent sur tous les continents, le protestantisme se développe aujourd'hui à travers ses expressions évangéliques et pentecôtistes qui insistent sur la conversion personnelle (born again), le prosélytisme, la moralisation et l'engagement du croyant. Il est une expression du christianisme à la fois très diversifiée et complexe. Par une approche historico-sociologique, ce livre donne les clefs de compréhension d'un univers religieux marqué par un rapport critique au catholicisme et traversé aussi bien par des tendances libérales que fondamentalistes. En analysant les rapports des protestants à l'économique et au politique et la façon dont ils répondent aux défis contemporains, il interroge le devenir du protestantisme à l'âge de l'ultramodernité. Biographie de l'auteur Jean-Paul Willaime est directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Il est notamment l'auteur d'Europe et religions. Les enjeux du XXIe siècle (Fayard, 2004) et du Que sais-je? "Sociologie des religions (n°2961)."
Résumé : Les premiers sociologues, parce qu'ils s'interrogeaient sur la société moderne, ont été conduits à étudier les phénomènes religieux, en particulier les changements que la modernité impliquait pour la religion. Le regard sociologique sur l'univers religieux n'a cessé depuis de se renouveler et de s'enrichir. En dressant un tableau des diverses approches depuis Weber et Durkheim jusqu'aux questionnements les plus contemporains sur la sécularisation, les intégrismes et progressismes, etc., cet ouvrage montre que les religions sont des faits sociaux dont l'analyse permet de mieux comprendre les sociétés et leurs évolutions.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.