Tif et Tondu Tome 5 : Choc mène la danse. Les flèches de nulle part ; La poupée ridicule ; Le révail
WILL/ROSY
DUPUIS
24,99 €
Epuisé
EAN :9782800143330
Né à Anthée le 30 octobre 1927, Willy Maltaite, dit Will, tâte assidûment du pinceau et accumule les dessins. Sensibles à cette vocation artistique, ses parents l'inscrivent à l'école Saint-Joseph de Maredsous, où il rate l'examen d'admission. Il entre alors en apprentissage chez Joseph Gillain, un jeune artiste dessinant pour SPIROU. C'est l'aube d'une grande amitié et l'éveil d'une vocation profonde. En 1946 s'amorce l'époque glorieuse et folle de "La Bande des Quatre": outre Will, Joseph Gillain héberge Franquin et Morris, deux jeunes farfelus. Epaté par le talent de ses nouveaux compagnons, Will aborde le cartoon et l'illustration. Ses premières oeuvres sont publiées dans les hebdomadaires BONNES SOIREES et LE MOUSTIQUE. Dès lors, la perspective de réaliser une bande dessinée le séduit. Tandis que Franquin, Jijé et Morris sont en Amérique, Will ébauche "Le Mystère du Bambochal", mais il essuie un refus auprès des éditions Dupuis. Peu importe, il le publie artisanalement à 15 000 exemplaires. Son style incite cependant Charles Dupuis à lui proposer la reprise de "Tif et Tondu", le célèbre duo créé par Fernand Dineur. Il l'animera jusqu'en 1990 avant de passer la main à Alain Sikorski. Maurice Rosy, Maurice Tillieux et Stephen Desberg assureront successivement les scénarios de la série du début des années 50 jusqu'au départ de Will. Véritable pilier du journal de SPIROU avec ses copains, il va y produire ses épisodes du barbu et du chauve avec une belle régularité, sauf entre 1958 et 1959 où il accepte la charge de la direction artistique du journal de TINTIN et en revient fort déçu par un travail trop administratif et sans grande possibilité de création. Décorateur de Franquin pour un épisode de "Spirou", "Les Pirates du silence" en 1955, il accepte le même rôle auprès de Peyo pour la création de "Benoît Brisefer" et dessine les premières aventures de "Jacky et Célestin" pour celui-ci, avant de former François Walthéry afin d'en assurer la reprise. Soucieux de disposer de ses propres personnages, il lance "Eric et Artimon" en 1962 sur des scénarios de Vicq et se tourne en 1970 vers le fantastique avec "Isabelle", dont Yvan Delporte et André Franquin lui composeront les scénarios. En 1989, il change radicalement de registre et se tourne vers des thèmes plus adultes pour la collection "Aire Libre". Sur des scénarios de Stephen Desberg, il dessine et peint "Le Jardin des désirs", suivi un an plus tard par "La 27e Lettre". Son dernier grand chantier avec Desberg a été "L'Appel de l'enfer" pour P&T Productions. Il s'éteint en 2000, sans avoir pu terminer son dernier livre, "L'arbre des deux printemps" (scénario de Rudi Miel), qui sera poursuivi par tous ses amis dans une belle édition posthume.Né le 17 novembre 1927 à Fontaine l'évêque, Maurice Rosy va régner débonnairement pendant vingt ans sur le développement graphique des nouveaux venus au journal de SPIROU, avant de commencer une nouvelle et brillante carrière de graphiste et illustrateur à Paris, totalement en-dehors de la bande dessinée! L'éditeur Charles Dupuis l'engage en 1954 comme "donneur d'idées" et le charge rapidement de la responsabilité du bureau de dessin de l'entreprise. Rosy assumera ainsi une fonction assez vague de "directeur artistique" jusqu'en 1971, offrant généreusement ses conseils lorsqu'ils lui sont demandés, mais se refusant à imposer des règles rigides qui pourraient briser l'élan de ses solliciteurs. En parallèle, il fournit quelques scénarios à Franquin pour "Spirou et Fantasio" ("Le Dictateur et le champignon" en 1953 et "Les Pirates du silence" en 1955) et Jijé ("Yucca Ranch", la seconde aventure de "Jerry Spring" ). Sa plus belle réussite dans ce domaine est la reprise du scénario de "Tif et Tondu" pour Will et la création de M. Choc, sorte de Fantômas de la BD à l'impact immédiat. De 1954 à 1969, il compose une vingtaine d'épisodes surprenants pour ces héros avant de passer le relais à Maurice Tillieux. Il dépanne aussi des auteurs complets en panne provisoire d'inspiration. C'est ainsi qu'il collabore aux deux récits où Guy Bara transpose en BD traditionnelle à dialogues son héros de strips muets, "Max l'Explorateur". Il écrit en 1959 pour Roba le premier mini-récit mettant en scène ses personnages de "Boule et Bill". Et il développe en série le chien policier "Attila" pour Derib, jeune Suisse effectuant ses premières armes chez Peyo. La création du mini-récit dans le journal va lui offrir un remarquable champ d'expérience. Dans ces productions au graphisme moins exigeant vu leur taille réduite, il va pouvoir lancer et former nombre de jeunes dessinateurs. Lui-même s'attache particulièrement à "Bobo", le petit forçat râleur faisant les beaux jours de la prison d'Inzepocket et qu'il a créé en collaboration avec Pol Deliège. A la fin des années soixante, il le reprendra avec Maurice Kornblum, et le fera évoluer vers le burlesque muet et un dessin plus épuré, proche du cartoon, allant jusqu'à bâtir autour de lui dans les pages du journal un éphémère BOBO-MAGAZINE. Plongé dans le monde très classique de la bande dessinée narrative, Rosy n'a jamais cessé d'évoluer vers la recherche graphique pure, la simplification totale et libérée des astreintes du récit. On lui doit du reste les quelques planches d'une singulière BD quasiment extraterrestre, toute en formes géométriques et avec un texte d'une écriture volontairement hermétique, qui ouvrit le champ à une controverse de plusieurs années entre partisans et adversaires d'une telle audace. (L'Encyclopédie Planète de la BD s'est du reste rangée dans son camp en la publiant intégralement alors qu'elle omet des personnages aussi célèbres que "Mickey" ou "Donald"!). Il n'est donc guère étonnant qu'il se soit engagé dans une nouvelle carrière française au cours des années 70, devenant un dessinateur de presse et graphiste publicitaire particulièrement recherché, illustrant de nombreux livres pour Bayard, Nathan, Bordas, Hatier et les Presses de la Cité.
Biographie de l'auteur Né à Anthée le 30 octobre 1927, Willy Maltaite, dit Will, tâte assidûment du pinceau et accumule les dessins. Sensibles à cette vocation artistique, ses parents l'inscrivent à l'école Saint-Joseph de Maredsous, où il rate l'examen d'admission. Il entre alors en apprentissage chez Joseph Gillain, un jeune artiste dessinant pour SPIROU. C'est l'aube d'une grande amitié et l'éveil d'une vocation profonde. En 1946 s'amorce l'époque glorieuse et folle de "La Bande des Quatre" : outre Will, Joseph Gillain héberge Franquin et Morris, deux jeunes farfelus. Epaté par le talent de ses nouveaux compagnons, Will aborde le cartoon et l'illustration. Ses premières oeuvres sont publiées dans les hebdomadaires BONNES SOIREES et LE MOUSTIQUE. Dès lors, la perspective de réaliser une bande dessinée le séduit. Tandis que Franquin, Jijé et Morris sont en Amérique, Will ébauche "Le Mystère du Bambochal", mais il essuie un refus auprès des éditions Dupuis. Peu importe, il le publie artisanalement à 15 000 exemplaires. Son style incite cependant Charles Dupuis à lui proposer la reprise de "Tif et Tondu", le célèbre duo créé par Fernand Dineur. Il l'animera jusqu'en 1990 avant de passer la main à Alain Sikorski. Maurice Rosy, Maurice Tillieux et Stephen Desberg assureront successivement les scénarios de la série du début des années 50 jusqu'au départ de Will. Véritable pilier du journal de SPIROU avec ses copains, il va y produire ses épisodes du barbu et du chauve avec une belle régularité, sauf entre 1958 et 1959 où il accepte la charge de la direction artistique du journal de TINTIN et en revient fort déçu par un travail trop administratif et sans grande possibilité de création. Décorateur de Franquin pour un épisode de "Spirou", "Les Pirates du silence" en 1955, il accepte le même rôle auprès de Peyo pour la création de "Benoît Brisefer" et dessine les premières aventures de "Jacky et Célestin" pour celui-ci, avant de former François Walthéry afin d'en assurer la reprise. Soucieux de disposer de ses propres personnages, il lance "Eric et Artimon" en 1962 sur des scénarios de Vicq et se tourne en 1970 vers le fantastique avec "Isabelle", dont Yvan Delporte et André Franquin lui composeront les scénarios. En 1989, il change radicalement de registre et se tourne vers des thèmes plus adultes pour la collection "Aire Libre". Sur des scénarios de Stephen Desberg, il dessine et peint "Le Jardin des désirs", suivi un an plus tard par "La 27e Lettre". Son dernier grand chantier avec Desberg a été "L'Appel de l'enfer" pour P&T Productions. Il s'éteint en 2000, sans avoir pu terminer son dernier livre, "L'arbre des deux printemps" (scénario de Rudi Miel), qui sera poursuivi par tous ses amis dans une belle édition posthume.Né en 1927 à Fontaine-L'Evêque, Maurice Rosy est fils de cloutier. Élève brillant, il entre dans l'entreprise familiale pour assister son père dans la manutention. Sa passion pour les arts, la musique et le dessin prend vite le dessus sur ce destin tout tracé. Maurice ne restera pas dans les clous. Passionné de jazz, il fréquente les clubs de Charleroi et fait la connaissance d'Yvan Delporte, barbu farfelu et bohème qui travaille pour les Éditions Dupuis. En 1954, Maurice Rosy est engagé par Charles Dupuis comme "donneur d'idées", et est rapidement chargé de la responsabilité du bureau de dessin de l'entreprise. Il devient également directeur artistique et bras droit de Delporte, désormais rédacteur en chef du journal Spirou. En parallèle, Maurice Rosy fournit quelques scénarios à Franquin pour "Spirou et Fantasio" ("Le Dictateur et le champignon" en 1953 et "Les Pirates du silence" en 1955) et Jijé ("Yucca Ranch"). Sa plus belle réussite dans ce domaine est la reprise du scénario de "Tif et Tondu" pour Will et la création de M. Choc, sorte de Fantômas de la BD à l'impact immédiat. De 1954 à 1969, il compose une vingtaine d'épisodes surprenants pour ces héros avant de passer le relais à Maurice Tillieux. Il dépanne aussi des auteurs complets en panne provisoire d'inspiration. C'est ainsi qu'il collabore aux deux récits où Guy Bara transpose en BD traditionnelle à dialogues son héros de strips muets, "Max l'Explorateur". Il écrit en 1959 pour Roba le premier mini-récit mettant en scène ses personnages de "Boule et Bill". et développe en série le chien policier "Attila" pour Derib. La création des mini-récits dans le journal va lui offrir un remarquable champ d'expérience, comme "Bobo", le petit forçat râleur faisant les beaux jours de la prison d'Inzepocket et qu'il a créé en collaboration avec Pol Deliège. Comme directeur artistique, Rosy s'attache à imaginer de nouvelles maquettes et collections comme "Gags de poches", un format révolutionnaire qui lui donnera l'occasion de publier des cartoons américains dont il raffole ("Peanuts" en tête). Au début des années 1970, Maurice Rosy tourne le dos à la bande dessinée pour entamer une seconde vie à Paris, où il devient illustrateur et graphiste pour la publicité, l'édition jeunesse et la presse quotidienne. Témoin privilégié de l'âge d'or, Rosy répondait volontiers aux historiens de la bande dessinée. C'est ainsi que naquit son dernier projet "Rosy c'est la vie", une autobiographie illustrée, sous la forme d'entretiens, dont il ne verra malheureusement pas le résultat. Éternel curieux et expérimentateur, Maurice Rosy s'était pris de passion pour le dessin sur iPad. La veille de son décès survenu le 23 février 2013, il avait tracé sur son cahier ces derniers mots, comme un magnifique testament : "Des images, toujours des images". Entre 1953 et 1972, Maurice Rosy a accompagné comme donneur d'idées, directeur artistique ou scénariste, deux décennies exceptionnelles pour les Éditions Dupuis. On lui doit les personnages de Monsieur Choc, Bobo, Attila,... Ainsi que de nombreuses trouvailles graphiques qui ont marqué l'histoire de Spirou et de la bande dessinée.
Biographie de l'auteur Né à Anthée le 30 octobre 1927, Willy Maltaite, dit Will, tâte assidûment du pinceau et accumule les dessins. Sensibles à cette vocation artistique, ses parents l'inscrivent à l'école Saint-Joseph de Maredsous, où il rate l'examen d'admission. Il entre alors en apprentissage chez Joseph Gillain, un jeune artiste dessinant pour SPIROU. C'est l'aube d'une grande amitié et l'éveil d'une vocation profonde. En 1946 s'amorce l'époque glorieuse et folle de "La Bande des Quatre" : outre Will, Joseph Gillain héberge Franquin et Morris, deux jeunes farfelus. Epaté par le talent de ses nouveaux compagnons, Will aborde le cartoon et l'illustration. Ses premières oeuvres sont publiées dans les hebdomadaires BONNES SOIREES et LE MOUSTIQUE. Dès lors, la perspective de réaliser une bande dessinée le séduit. Tandis que Franquin, Jijé et Morris sont en Amérique, Will ébauche "Le Mystère du Bambochal", mais il essuie un refus auprès des éditions Dupuis. Peu importe, il le publie artisanalement à 15 000 exemplaires. Son style incite cependant Charles Dupuis à lui proposer la reprise de "Tif et Tondu", le célèbre duo créé par Fernand Dineur. Il l'animera jusqu'en 1990 avant de passer la main à Alain Sikorski. Maurice Rosy, Maurice Tillieux et Stephen Desberg assureront successivement les scénarios de la série du début des années 50 jusqu'au départ de Will. Véritable pilier du journal de SPIROU avec ses copains, il va y produire ses épisodes du barbu et du chauve avec une belle régularité, sauf entre 1958 et 1959 où il accepte la charge de la direction artistique du journal de TINTIN et en revient fort déçu par un travail trop administratif et sans grande possibilité de création. Décorateur de Franquin pour un épisode de "Spirou", "Les Pirates du silence" en 1955, il accepte le même rôle auprès de Peyo pour la création de "Benoît Brisefer" et dessine les premières aventures de "Jacky et Célestin" pour celui-ci, avant de former François Walthéry afin d'en assurer la reprise. Soucieux de disposer de ses propres personnages, il lance "Eric et Artimon" en 1962 sur des scénarios de Vicq et se tourne en 1970 vers le fantastique avec "Isabelle", dont Yvan Delporte et André Franquin lui composeront les scénarios. En 1989, il change radicalement de registre et se tourne vers des thèmes plus adultes pour la collection "Aire Libre". Sur des scénarios de Stephen Desberg, il dessine et peint "Le Jardin des désirs", suivi un an plus tard par "La 27e Lettre". Son dernier grand chantier avec Desberg a été "L'Appel de l'enfer" pour P&T Productions. Il s'éteint en 2000, sans avoir pu terminer son dernier livre, "L'arbre des deux printemps" (scénario de Rudi Miel), qui sera poursuivi par tous ses amis dans une belle édition posthume.Né en 1927 à Fontaine-L'Evêque, Maurice Rosy est fils de cloutier. Élève brillant, il entre dans l'entreprise familiale pour assister son père dans la manutention. Sa passion pour les arts, la musique et le dessin prend vite le dessus sur ce destin tout tracé. Maurice ne restera pas dans les clous. Passionné de jazz, il fréquente les clubs de Charleroi et fait la connaissance d'Yvan Delporte, barbu farfelu et bohème qui travaille pour les Éditions Dupuis. En 1954, Maurice Rosy est engagé par Charles Dupuis comme "donneur d'idées", et est rapidement chargé de la responsabilité du bureau de dessin de l'entreprise. Il devient également directeur artistique et bras droit de Delporte, désormais rédacteur en chef du journal Spirou. En parallèle, Maurice Rosy fournit quelques scénarios à Franquin pour "Spirou et Fantasio" ("Le Dictateur et le champignon" en 1953 et "Les Pirates du silence" en 1955) et Jijé ("Yucca Ranch"). Sa plus belle réussite dans ce domaine est la reprise du scénario de "Tif et Tondu" pour Will et la création de M. Choc, sorte de Fantômas de la BD à l'impact immédiat. De 1954 à 1969, il compose une vingtaine d'épisodes surprenants pour ces héros avant de passer le relais à Maurice Tillieux. Il dépanne aussi des auteurs complets en panne provisoire d'inspiration. C'est ainsi qu'il collabore aux deux récits où Guy Bara transpose en BD traditionnelle à dialogues son héros de strips muets, "Max l'Explorateur". Il écrit en 1959 pour Roba le premier mini-récit mettant en scène ses personnages de "Boule et Bill". et développe en série le chien policier "Attila" pour Derib. La création des mini-récits dans le journal va lui offrir un remarquable champ d'expérience, comme "Bobo", le petit forçat râleur faisant les beaux jours de la prison d'Inzepocket et qu'il a créé en collaboration avec Pol Deliège. Comme directeur artistique, Rosy s'attache à imaginer de nouvelles maquettes et collections comme "Gags de poches", un format révolutionnaire qui lui donnera l'occasion de publier des cartoons américains dont il raffole ("Peanuts" en tête). Au début des années 1970, Maurice Rosy tourne le dos à la bande dessinée pour entamer une seconde vie à Paris, où il devient illustrateur et graphiste pour la publicité, l'édition jeunesse et la presse quotidienne. Témoin privilégié de l'âge d'or, Rosy répondait volontiers aux historiens de la bande dessinée. C'est ainsi que naquit son dernier projet "Rosy c'est la vie", une autobiographie illustrée, sous la forme d'entretiens, dont il ne verra malheureusement pas le résultat. Éternel curieux et expérimentateur, Maurice Rosy s'était pris de passion pour le dessin sur iPad. La veille de son décès survenu le 23 février 2013, il avait tracé sur son cahier ces derniers mots, comme un magnifique testament : "Des images, toujours des images". Entre 1953 et 1972, Maurice Rosy a accompagné comme donneur d'idées, directeur artistique ou scénariste, deux décennies exceptionnelles pour les Éditions Dupuis. On lui doit les personnages de Monsieur Choc, Bobo, Attila,... Ainsi que de nombreuses trouvailles graphiques qui ont marqué l'histoire de Spirou et de la bande dessinée.
Biographie de l'auteur Né à Anthée le 30 octobre 1927, Willy Maltaite, dit Will, tâte assidûment du pinceau et accumule les dessins. Sensibles à cette vocation artistique, ses parents l'inscrivent à l'école Saint-Joseph de Maredsous, où il rate l'examen d'admission. Il entre alors en apprentissage chez Joseph Gillain, un jeune artiste dessinant pour SPIROU. C'est l'aube d'une grande amitié et l'éveil d'une vocation profonde. En 1946 s'amorce l'époque glorieuse et folle de "La Bande des Quatre" : outre Will, Joseph Gillain héberge Franquin et Morris, deux jeunes farfelus. Epaté par le talent de ses nouveaux compagnons, Will aborde le cartoon et l'illustration. Ses premières oeuvres sont publiées dans les hebdomadaires BONNES SOIREES et LE MOUSTIQUE. Dès lors, la perspective de réaliser une bande dessinée le séduit. Tandis que Franquin, Jijé et Morris sont en Amérique, Will ébauche "Le Mystère du Bambochal", mais il essuie un refus auprès des éditions Dupuis. Peu importe, il le publie artisanalement à 15 000 exemplaires. Son style incite cependant Charles Dupuis à lui proposer la reprise de "Tif et Tondu", le célèbre duo créé par Fernand Dineur. Il l'animera jusqu'en 1990 avant de passer la main à Alain Sikorski. Maurice Rosy, Maurice Tillieux et Stephen Desberg assureront successivement les scénarios de la série du début des années 50 jusqu'au départ de Will. Véritable pilier du journal de SPIROU avec ses copains, il va y produire ses épisodes du barbu et du chauve avec une belle régularité, sauf entre 1958 et 1959 où il accepte la charge de la direction artistique du journal de TINTIN et en revient fort déçu par un travail trop administratif et sans grande possibilité de création. Décorateur de Franquin pour un épisode de "Spirou", "Les Pirates du silence" en 1955, il accepte le même rôle auprès de Peyo pour la création de "Benoît Brisefer" et dessine les premières aventures de "Jacky et Célestin" pour celui-ci, avant de former François Walthéry afin d'en assurer la reprise. Soucieux de disposer de ses propres personnages, il lance "Eric et Artimon" en 1962 sur des scénarios de Vicq et se tourne en 1970 vers le fantastique avec "Isabelle", dont Yvan Delporte et André Franquin lui composeront les scénarios. En 1989, il change radicalement de registre et se tourne vers des thèmes plus adultes pour la collection "Aire Libre". Sur des scénarios de Stephen Desberg, il dessine et peint "Le Jardin des désirs", suivi un an plus tard par "La 27e Lettre". Son dernier grand chantier avec Desberg a été "L'Appel de l'enfer" pour P&T Productions. Il s'éteint en 2000, sans avoir pu terminer son dernier livre, "L'arbre des deux printemps" (scénario de Rudi Miel), qui sera poursuivi par tous ses amis dans une belle édition posthume.Né en 1927 à Fontaine-L'Evêque, Maurice Rosy est fils de cloutier. Élève brillant, il entre dans l'entreprise familiale pour assister son père dans la manutention. Sa passion pour les arts, la musique et le dessin prend vite le dessus sur ce destin tout tracé. Maurice ne restera pas dans les clous. Passionné de jazz, il fréquente les clubs de Charleroi et fait la connaissance d'Yvan Delporte, barbu farfelu et bohème qui travaille pour les Éditions Dupuis. En 1954, Maurice Rosy est engagé par Charles Dupuis comme "donneur d'idées", et est rapidement chargé de la responsabilité du bureau de dessin de l'entreprise. Il devient également directeur artistique et bras droit de Delporte, désormais rédacteur en chef du journal Spirou. En parallèle, Maurice Rosy fournit quelques scénarios à Franquin pour "Spirou et Fantasio" ("Le Dictateur et le champignon" en 1953 et "Les Pirates du silence" en 1955) et Jijé ("Yucca Ranch"). Sa plus belle réussite dans ce domaine est la reprise du scénario de "Tif et Tondu" pour Will et la création de M. Choc, sorte de Fantômas de la BD à l'impact immédiat. De 1954 à 1969, il compose une vingtaine d'épisodes surprenants pour ces héros avant de passer le relais à Maurice Tillieux. Il dépanne aussi des auteurs complets en panne provisoire d'inspiration. C'est ainsi qu'il collabore aux deux récits où Guy Bara transpose en BD traditionnelle à dialogues son héros de strips muets, "Max l'Explorateur". Il écrit en 1959 pour Roba le premier mini-récit mettant en scène ses personnages de "Boule et Bill". et développe en série le chien policier "Attila" pour Derib. La création des mini-récits dans le journal va lui offrir un remarquable champ d'expérience, comme "Bobo", le petit forçat râleur faisant les beaux jours de la prison d'Inzepocket et qu'il a créé en collaboration avec Pol Deliège. Comme directeur artistique, Rosy s'attache à imaginer de nouvelles maquettes et collections comme "Gags de poches", un format révolutionnaire qui lui donnera l'occasion de publier des cartoons américains dont il raffole ("Peanuts" en tête). Au début des années 1970, Maurice Rosy tourne le dos à la bande dessinée pour entamer une seconde vie à Paris, où il devient illustrateur et graphiste pour la publicité, l'édition jeunesse et la presse quotidienne. Témoin privilégié de l'âge d'or, Rosy répondait volontiers aux historiens de la bande dessinée. C'est ainsi que naquit son dernier projet "Rosy c'est la vie", une autobiographie illustrée, sous la forme d'entretiens, dont il ne verra malheureusement pas le résultat. Éternel curieux et expérimentateur, Maurice Rosy s'était pris de passion pour le dessin sur iPad. La veille de son décès survenu le 23 février 2013, il avait tracé sur son cahier ces derniers mots, comme un magnifique testament : "Des images, toujours des images". Entre 1953 et 1972, Maurice Rosy a accompagné comme donneur d'idées, directeur artistique ou scénariste, deux décennies exceptionnelles pour les Éditions Dupuis. On lui doit les personnages de Monsieur Choc, Bobo, Attila,... Ainsi que de nombreuses trouvailles graphiques qui ont marqué l'histoire de Spirou et de la bande dessinée.
Pour rendre hommage à deux héros qui ont accompagné pendant des années le journal Spirou, les éditions Dupuis ont décidé de rééditer en intégrales toutes leurs aventures, à travers 45 albums, qui s'étalent sur près de 60 années d'histoire de la BD. Les trois premiers volumes qui sont ici regroupés (La Main blanche, Le Retour de Choc, Passez Muscade) vous permettront de revivre les débuts d'une des rares icônes du crime, le diabolique M. Choc. Les volumes de l'intégrale paraîtront à un rythme de deux volumes par an.
On m'appelle SODA, mais mon vrai nom, c'est Solomon. David Elliot Hanneth Solomon. Si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que je suis policier, mais à New York, il n'y a pas de policiers, juste des flics. De toute façon, elle ne sait pas, ça l'inquiéterait, elle m'a toujours cru pasteur. Depuis l'an dernier, elle habite avec moi; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence. C'est pas plus mal: les types que j'arrête sont parfois un peu morts."
Pour lutter contre la domination coloniale anglaise dont souffraient les Indes, Mohandas Gandhi a choisi la voie de la non-violence. Durant toute son existence, jusqu'en 1948, et au péril de sa vie, il a mené un combat pacifique qui a conduit le peuple indien à l'indépendance.
Lancé sur les flots en 1912, le Titanic est le plus grand, le plus luxueux et le plus sûr des navires de son époque. Pourtant, lors de son premier voyage, il sombre après avoir heurté un iceberg. Cet incident restera longtemps le plus dramatique de l'histoire maritime.
On m'a toujours dit : "Nola, tu cherches trop les problèmes !" Mais j'ai jamais écouté. Sauf que, là, j'aurais mieux fait... Mais j'aurais jamais cru que découvrir ce secret mettrait en péril ma famille et tout mon équilibre. Et maintenant, il faut que j'essaye de réparer tout ça... Allez, restez pas plantés là, venez avec moi, il faut que je vous raconte la fin de mon histoire !
Un petit village de la Meuse à la fin des années soixante... C'est là que vivent Jeannette et Jojo, deux frère et soeur. Avec eux, pas le temps de s'ennuyer. De découvertes en aventures, leur espièglerie et leur curiosité leur jouent bien des tours ! Alors qu'ils promènent la "Madelon" dans les bois - la jument de monsieur Jean-Claude - Jeannette et Jojo tombent sur une patrouille de scouts qui campe en plein hiver. Se débrouiller dans la nature, bricoler, vivre en équipe : voilà un projet qui séduit tout de suite nos deux amis ! Ils ont tôt fait de motiver leurs camarades de classe à se lancer dans cette aventure... Quelques semaines plus tard, pelles, gamelles, tente et piquets sont réunis : la "patrouille des Panthères" peut commencer son camp. Nos apprentis scouts ne sont pas au bout de leurs surprises...
Un histoire tendre et grave sur l'amitié, la lecture, la cité, mais aussi sur la vieillesse, la maladie et la mort. Pour Momo, l'été s'annonce interminable dans la triste cité des Bleuets. Du jour où il s'inscrit à la bibliothèque, le cours de ses vacances change. Assis sur son banc, il dévore Vendredi ou la vie sauvage, Mon ami Frédéric, Le Petit Prince, au point d'en oublier de manger. Et c'est ainsi qu'il fait la connaissance de Monsieur Edouard, un extravagant instituteur à la retraite, qui le sacre " Petit Prince des Bleuets ". De leurs discussions autour des livres va naître une forte amitié. Mais Momo apprend que le vieil homme est atteint de la maladie d'Alzheimer et que ses jours sont comptés. Momo soutient son ami jusqu'au bout et se fait une promesse : plus tard, il sera écrivain, et même, écrivain français ! Une BD touchante pour les enfants dès 8 ans !
Une île pas tout à fait déserte... Nos quatorze jeunes naufragés découvrent qu'ils ne sont pas tout à fait seuls sur leur île... Une jeune femme, bientôt rejointe par une bande de pirates va bousculer le quotidien qu'ils avaient réussi à recréer pendant leurs mois de solitude. Après avoir appris à survivre face aux éléments et à la nature impitoyable, ils vont devoir apprendre à se défendre contre une autre forme de menace. Car après tout, n'est-ce pas dans le coeur des hommes que se cache le plus terrible des dangers ? Redécouvrez un classique de la littérature d'aventure en BD ! Les auteurs ont insufflé de la modernité à la robinsonnade de Jules Verne pour en livrer une série grand public dans la lignée de Seuls ou Esteban. Une trilogie qui paraîtra intégralement dans l'année 2018.