Identité et contrôle. Une théorie de l'émergence des formations sociales
White Harrison C. ; Grossetti Michel ; Godart Fréd
EHESS
35,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782713222719
Identité et contrôle" est l'un des textes fondateurs de la sociologie des réseaux. C'est un livre de théorie générale ambitieux qui relie la structure sociale avec le vécu des individus, offrant une perspective riche sur les formations sociales: comment celles-ci apparaissent-elles? Comment se maintiennent-elles dans un monde mouvant? Comment les individus interagissent-ils? Harrison White affine et développe son analyse révolutionnaire de la façon dont les structures sociales et culturelles émergent du chaos et de l'incertitude. Ses deux concepts d'identité et de contrôle fournissent des outils originaux pour penser le monde dans lequel nous vivons. Partant d'analogies avec les sciences de la nature ou d'exemples tirés de la vie quotidienne, Harrison White réinvente la science sociale et présente une panoplie de notions qui seront utiles à un large éventail de chercheurs, ainsi qu'à ceux qui travaillent dans les politiques publiques, la gestion ou la vie associative et même, au-delà, à tout lecteur qui s'intéresse à la compréhension de la dynamique de la vie sociale. Michel Grossetti et Frédéric Godart ont traduit et participé, avec Harrison White, à la révision de ce texte réputé difficile dans sa langue d'origine. Le cheminement qu'ils proposent à travers les principaux thèmes d""Identité et contrôle"souligne les innovations théoriques et méthodologiques de l'un des sociologues les plus influents aux Etats-Unis."
Nombre de pages
493
Date de parution
10/02/2011
Poids
800g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713222719
Titre
Identité et contrôle. Une théorie de l'émergence des formations sociales
Auteur
White Harrison C. ; Grossetti Michel ; Godart Fréd
Editeur
EHESS
Largeur
170
Poids
800
Date de parution
20110210
Nombre de pages
493,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
White Harrison C. ; White Cynthia A. ; Bouillon Je
Le monde de la peinture française connaît au XIXe siècle un ensemble de transformations essentielles: l'organisation académique de la formation et de la carrière des peintres décime; le système marchand s'établit et contribue au succès de la révolution impressionniste; les innovations esthétiques et techniques dans la peinture modifient l'apprentissage et l'exercice du métier de peintre. Harrison et Cynthia White décrivent la genèse de cette évolution à travers l'étude des institutions et de la doctrine composant le "système académique". Ils la situent dans son cadre géographique (la centralisation parisienne), puis étudient les effets de la poussée démographique, qui accentue le décalage entre le nombre grandissant de peintres cherchant à faire carrière et l'étroitesse des débouchés du système académique. Analysant la carrière de plusieurs grands impressionnistes (Degas, Manet, Monet, Pissarro, Renoir), les auteurs montrent comment émerge un nouveau système, fondé sur l'importance croissante des marchands et des critiques professionnels, qui fait du marché de l'art, tel que nous le connaissons depuis, le cadre dominant d'évaluation et de commercialisation des mouvements sociaux.
La nouvelle sociologie économique, largement inspirée par les travaux de Harrison White, a contribué à renouveler autant la question du calcul que celle de l'ordre social, en montrant combien la nature et l'agencement des relations entre acteurs présidaient à l'orientation des échanges comme à l'organisation des rapports sociaux. Mais la question des rapports entre " liens " et " marchés " reste largement ouverte : faut-il toujours considérer les réseaux comme " déjà là " et statiques, ou ne gagne-t-on pas à les saisir en dynamique, comme nous y invitent tous ceux qui, à la suite de Harrison White, raisonnent en termes d'encastrement et de découplage ? L'encastrement social des activités économiques est-il à sens unique - des structures relationnelles aux interactions économiques - ou ne peut-on pas considérer que le marché lui-même est aussi producteur de lien ? Quels sont les types de liens engagés dans l'activité économique ? Ces liens sont-ils purement sociaux, ou reposent-ils sur d'autres supports, notamment matériels ? Les liens concernent-ils les seuls acteurs, ou ne faut-il pas aussi considérer les liens que les marchés eux-mêmes nouent d'autres formes sociales ? Peut-on comparer l'efficacité relative des configurations relationnelles soutenues par le marché avec celles que proposent d'autres formes d'échange ? Quels enjeux politiques et sociaux soulève l'étude des rapports entre liens et marchés ? Voilà quelques unes des questions que soulève le rapprochement paradoxal des notions a priori antithétiques de lien et de marché et que se proposent d'examiner les auteurs de ce numéro de Sciences de la Société autour des travaux de Harrison White, à l'occasion de son séjour à Toulouse dans le cadre d'une chaire d'excellence " Pierre de Fermat " et de sa distinction comme Professeur Honoris Causa de l'Université Toulouse 2-Le Mirail.
Si l'on a pu dire que la philosophie analytique, sous l'influence du positivisme logique, a longtemps accordé un statut privilégié à la logique et aux sciences de la nature - parfois au point d'y réduire tout ce à quoi la philosophie peut légitimement prétendre -, il semble désormais que cette conception trop étroite doive laisser place à une étude globale des différentes institutions de la culture, étude dont Morton White entreprend ici la justification philosophique. A la lumière du holisme scientifique de Duhem et de Quine, l'auteur renouvelle les approches de James, de Dewey et des autres représentants de cette grande tradition de la pensée américaine qu'est le pragmatisme. Il nous propose ainsi une véritable reconception de la philosophie dans ses rapports aux sciences et à la culture.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.