
La désobéissance éthique. Enquête sur la résistance dans les services publics
Ils sont enseignants, conseillers Pôle Emploi, postiers, électriciens/gaziers, forestiers, hospitaliers, psychiatres, chercheurs, magistrats, policiers... Ils ne feront pas le " sale boulot " qu'on exige d'eux depuis que Nicolas Sarkozy a lancé la plus grande opération de dé-construction et de privatisation des services publics jamais menée. Face à une politique d'asphyxie programmée qui érige en norme la course au chiffre et au rendement, l'évaluation et la compétition, le fichage et la répression, et qui menace les droits fondamentaux et la cohésion sociale, de plus en plus de professionnels refusent de voir leurs organismes transformés en machine à faire des actes et du cash, leur métier dénaturé et leur éthique piétinée. Constatant la souffrance, la perte de sens et la régression qui en résulte pour eux comme pour les usagers, ils mettent en oeuvre, seuls ou avec leur syndicat, diverses stratégies de résistance : désobéissance collective proclamée, opposition souterraine, insoumission, freinage subversif. Ce livre, construit comme un abécédaire, s'adosse à une enquête de terrain : il donne à entendre des témoignages bouleversants d'hommes et de femmes pris dans la tourmente du saccage de leur mission de service public, qui veulent la défendre envers et contre tout au nom du bien collectif, des valeurs républicaines et du pacte social hérité du programme du Conseil national de la Résistance.
| EAN | 9782234063495 |
|---|---|
| Titre | La désobéissance éthique. Enquête sur la résistance dans les services publics |
| Auteur | Weissman Elisabeth ; Hessel Stéphane |
| Editeur | STOCK |
| Largeur | 135 |
| Poids | 409 |
| Date de parution | 20100428 |
| Nombre de pages | 355,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La nouvelle guerre du sexe. L'emprise du libéralisme économique sur notre sexualité
Weissman ElisabethLe libéralisme économique a fait main basse sur notre sexualité. Sacrifiant notre libido sur l'autel de la flexibilité et de la précarité, il fait de notre capacité à aimer un loisir comme un autre et du sexe une pièce détachée, formatée et optimisée à coups de coachs et de sex-toys. Le nouvel ordre sexuel est devenu un management qui reprend tous les paradigmes de l'économie de marché: performance, rendement, productivité, optimisation des résultats, instrumentalisation. En promouvant une sexualité brute, technique et utilitariste, le libéralisme vide la sexualité de son essence même, le désir. Il met au centre de sa logique marchande le désaveu de l'autre et de soi-même, plaçant l'individu tour à tour en situation de consommateur et de consommé, de client et de marchandise. Et ce, avec la bénédiction de quelques penseurs de la post-modernité au nom de notre soi-disant "émancipation"!. Fruit d'une longue enquête et d'une étude des marchés du sexe dans toute l'Europe, mais aussi des évolutions des mentalités, ce livre analyse, au plus près de nous, les bouleversements de cette nouvelle guerre du sexe. Et si le sexuellement incorrect aujourd'hui, ce n'était pas de revendiquer la part de l'autre dans la relation amoureuse? L'amour comme lieu de résistanceSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,80 € -

Coco Chanel
Weissman ElisabethL'image du tailleur rose de Jackie Kennedy, maculé du sang de son époux assassiné, a fait le tour du monde. Il était signé Chanel. Comment une petite orpheline abandonnée par son père derrière les hauts murs d'un couvent est-elle devenue la célèbre Coco Chanel, à la tête "du plus grand empire constant par une femme"? Elle fut la grande "Mademoiselle", créatrice de la petite robe noire, du parfum N° 5, du bijou fantaisie, de la marinière et du sac matelassé, et de tant d'autres classiques. Elle fut la discrète mécène de Cocteau, Radiguet, Stravinsky, Reverdy... Elle eut des amants riches et célèbres, des ducs et des artistes, mais aussi des hommes aux engagements troubles. Elle eut la gloire, l'argent, mais ne fut jamais une femme vraiment heureuse...ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,15 € -

Coco Chanel
Weissman Elisabeth«Si vous êtes née sans ailes, ne faites rien pour les empêcher de pousser.»Une Rolls bleu foncé stoppe devant le 31 rue Cambon, à deux pas de la place Vendôme. Raoul, le chauffeur, ouvre la porte. Coco descend, royale: «Attention, v'là la patronne!» Guettant à la fenêtre du troisième étage, une des arpettes des ateliers Chanel prévient ses consoeurs de l'arrivée de Mademoiselle, comme on la nomme alors. Silence dans les rangs! Nez sur l'ouvrage! Au travail! C'est qu'elle n'est pas commode «Mademoiselle»: d'humeur changeante, dure à la tâche, aussi dure que la vie l'a été avec elle. À trente-six ans, Gabrielle Chanel règne déjà sur un véritable empire, «le plus grand empire jamais construit par une femme». Mais il ne s'est pas fait tout seul, cet empire. Il y a des enfants qui naissent avec une cuiller en argent dans la bouche. Ce n'est pas son cas.1883- Pas vraiment désirée, la petite Gabrielle. Deuxième fille d'un couple de misère. Sa mère, Jeanne Dévoile, dix-neuf ans, est apprentie couturière. Son père, Albert Chanel, vingt-six ans, boni menteur de foire. Justement, c'est jour de foire à Courpière, petite ville d'Auvergne, quand ces deux-là se rencontrent. Albert, le beau gosse, séduit Jeanne, la roule dans les foins, l'engrosse et s'enfuit. La tribu Dévoile, se sentant déshonorée, part à sa recherche, le retrouve, le ramène. Le voilà, lui, le beau parleur, coureur de jupons, homme de peu de foi, don juan, pris au piège de ses entreprises de séduction. Contraint à endosser le statut de père alors que cela n'a jamais fait partie de ses projets de vie. Dans ces conditions, mieux vaut s'émanciper du giron de la belle-famille: quitter Courpière pour un autre lieu. Ce sera Saumur, décide Albert.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,20 € -

Flics. Chronique d'un désastre annoncé
Weissman ElisabethLes flics vont mal. Pris eux aussi comme tous les fonctionnaires de l?état dans la tourmente de l'entreprise de déconstruction lancée par l?équipe au pouvoir contre les services publics, mais avec ce paradoxe: alors que le pouvoir fait de la lutte pour la sécurité son fonds de commerce, il attaque de plein fouet les conditions d'exercice et la nature même des missions dévolues à la police républicaine. Étranglés par une réduction drastique d'effectifs, (11 000 effectifs en moins depuis 2004), les policiers sont empêchés d'assurer un véritable service de proximité, d'accueil et de secours sur le terrain. Soumis à la dictature du chiffre qui les pousse à faire de l'interpellation et du contrôle à tout va, ils sont contraints de se livrer à des pratiques aux frontières de l'illégalité, le profilage ethnique par exemple. Accablés de directives ultra sécuritaires, ils voient leurs fonctions de prévention détournées au profit exclusif de la répression. Managés à coup de peur, de prime et de triche, ils ont le sentiment de ne plus travailler que pour fournir à la hiérarchie des résultats qui pourront être utilisés à des fins de communication politique. Expropriés de leur mission républicaine de service public, ils sont pris dans les rais d'une idéologie racisante consistant à stigmatiser toute une partie de la population reléguée dans des ghettos de misère à la périphérie des grandes villes, qu'on leur demandera d'aller pacifier, au cours d'opérations coups de poing, sans autre objectif que d?épater la galerie et rassurer l?électeur en voie de lepénisation. Tandis que le ministre de l'Intérieur Claude Guéant continue ses sorties fracassantes sur sa volonté d?éradiquer la délinquance à coup d'effets d'annonces, les policiers sur le terrain font les frais du double langage. Ni effectifs ni moyens supplémentaires ne leur sont alloués, mais ce sont au contraire les polices municipales, les réserves civiles, les officines privées de sécurité et les systèmes de vidéo-surveillance qui sont convoqués en lieu et place de la police nationale. Aux risques et périls de nos libertés démocratiques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,85 €
Du même éditeur
-

Le roman de L'Equipe. Un siècle de journalisme sportif
Duluc VincentAvec son double point de vue de lecteur fi dèle depuis ses six ans et de journaliste qui l'incarne aujourd'hui, Vincent Duluc nous raconte le "roman de L'Equipe" qui, en 2026, fête ses quatre-vingts ans. Une institution à l'origine de multiples événements comme le Tour de France ou la Coupe d'Europe de football, et riche en succès innombrables - jusqu'à 1, 6 million d'exemplaires vendus en 1998. Un laboratoire incomparable du journalisme de sport, spécialité longtemps marginalisée, qui grâce à une cohorte de personnalités hautes en couleur - Jacques Goddet, son directeur historique, en premier lieu - a su gagner ses lettres de noblesse. Car ce que rapporte Vincent Duluc, avec la ferveur d'une plume souvent drôle, c'est aussi une profession en constante évolution, des reportages d'exception, et les coulisses trépidantes d'un journal. Des exploits de nos footballeurs en Coupe du monde à l'épiphanie olympique de 2024, des poings levés de Smith et Carlos au pouce baissé de l'affaire Jacquet, L'Equipe rend compte du monde. Avec ses mots, son expertise et son indéfectible passion.EN STOCKCOMMANDER21,60 €
De la même catégorie
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyEN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Un taylorisme augmenté. Critique de l'intelligence artificielle
Carbonell Juan SebastianEntreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Manuel de management décomplexé. L'art capitaliste de discipliner le travail
Galluzzo AnthonyAux capitalistes, jamais le monde n'a offert un terrain de jeu aussi vaste et débordant d'opportunités. Ils peuvent désormais piloter d'immenses chaînes de production à l'échelle internationale, exploiter la main-d'oeuvre la plus précaire, à des coûts toujours plus bas. Mais, concrètement, comment procéder ? Ce manuel, écrit du point de vue du capital, explique sans détour les principes de l'exploitation industrielle contemporaine. Comment concevoir une usine pour produire au moindre coût et avec une efficacité maximale ? Quels sont les Etats à même de vous offrir la main-d'oeuvre la plus docile et exploitable ? Comment diviser les ouvriers pour mieux garantir leur impuissance ? Prévenir le développement des syndicats ? Réprimer rébellions et grèves ? Quand et comment délocaliser ? Et surtout, après tant de violences, comment continuer à apparaître comme une entreprise " socialement responsable " ? Débarrassé de la langue de bois des manuels de management habituels, ce livre répond frontalement à toutes ces questions. Il éclaire les rouages de la domination au travail et jette une lumière crue sur la manière dont sont produits certains de nos biens de consommation les plus courants.EN STOCKCOMMANDER21,50 € -

Si on s'arrête, le monde s'arrête. Manifeste pour la reconnaissance du travail gratuit
Blézat MathildeEN STOCKCOMMANDER19,90 €



