Weinreich Max ; Rozenbaumas Isabelle ; Kassow Samu
BELLES LETTRES
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EAN :9782251444697
Dans cet ouvrage, Max Weinreich s'attache à montrer que "la science allemande a fourni les idées et les techniques qui ont conduit à un massacre sans précédent et l'ont justifié" (Hannah Arendt, Commentary). Et ceci non seulement à partir de la prise du pouvoir de Hitler en 1933, sous la férule d'un régime autoritaire, mais dès les années 20, par la manipulation idéologique des discours érudits des différentes disciplines. Le livre se partage en deux parties, la première qui traite de la "plannification et de la préparation", et qui va jusqu'à la guerre, la seconde qui s'intitule "expérimentation à grande échelle". C'est dire que Weinreich relie directement le soubassement théorique élaboré par l'élite intellectuelle allemande et la mise en ouvre pratique de l'extermination à l'échelle européenne. L'étude montre tout d'abord comment le régime nazi a travaillé sans relâche à la conquête des universités et des universitaires, établissant de nombreux instituts scientifiques ad hoc, afin de fonder, mener et justifier sa "solution de la question juive". Bien avant que certains de ces instituts deviennent des officines du ministère de la Propagande du Reich sous la houlette de Goebbels, des penseurs allemands, des professeurs et des savants se sont jetés avec enthousiasme dans ce processus d'élaboration idéologique qui est devenu une arme aux mains du régime nazi. Une des parties de cette étude apporte aussi un éclairage sur les institutions de recherche anti-juive créées sur le modèle allemand en Italie, France, Lituanie, Croatie, Danemark et Hongrie. Max Weinreich insiste sur le rôle joué par ces constructions pseudo-scientifiques lorsque commencent les massacres de masse des populations juives qui accompagnent l'invasion de l'Union soviétique en juin 1941. Max Weinreich a examiné des milliers de documents qui ont été ramenés au YIVO - installé à New York à partir de 1939 dès les premières victoires des Alliés. Certains d'entre eux étaient classés confidentiels, d'autres étaient des écrits largement publiés et diffusés, dont 5 000 publications allemandes du temps de guerre. L'appareil critique du livre fait apparaître l'océan bibliographique de la science raciale nazie, élaborée par des sommités universitaires travaillant d'arrache-pied et se répandant dans une multitude de publications à prétention scientifique. Tout au long de l'étude, Weinreich cite un nombre impressionnant de textes issus de toutes les disciplines des sciences humaines et des sciences naturelles: anthropologie physique et culturelle, philosophie, histoire, droit, économie, géographie, démographie, théologie, linguistique, médecine, biologie, physique. Le travail de Max Weinreich révèle aussi à quel point l'objectif suprême de la "solution de la question juive" a toujours été placé par les dirigeants nazis et les factions qui s'affrontent à travers différents instituts et organes de presse notamment les différends entre Walter Frank et Alfred Rosenberg au-dessus des luttes pour le pouvoir qui les divisent, anticipant en cela les travaux d'historiens ultérieurs. Pionnier de la recherche sur le rôle des élites intellectuelles allemandes dans la construction des théories raciales, le livre de Weinreich est également resté indépassé par l'ampleur de la documentation examinée. Certaines de ses conclusions ont été présentées et utilisées lors des procès de Nuremberg. Elles anticipent aussi les travaux d'historiens ultérieurs. L'auteur Max Weinreich (1894-1969) est l'une des figures dominantes de la linguistique. Né en Courlande (Lettonie), dans un milieu germanophone, il s'est intéressé très tôt au yiddish. Ses premières traductions de la littérature européenne en yiddish paraissent alors qu'il a seulement quinze ans. Après des études à Saint-Pétersbourg, c'est à l'université de Marbourg, en 1923, qu'il obtient son doctorat en linguistique pour une thèse sur l'histoire de la philologie yiddish. Il est l'un des fondateurs du YIVO, acronyme yiddish du Yiddisher visnshaftlekher institut, institut de recherche consacré à l'étude de la vie juive en Europe de l'Est ainsi qu'à la langue et la culture yiddish, qui ouvre en 1925 à Vilna et qu'il dirigera jusqu'en 1939. Il a également étudié aux Etats-Unis à Yale, et auprès d'un disciple de Freud à Vienne, Siegfried Bernfeld, sur la fonction thérapeutique de la recherche. Il sera le premier professeur à enseigner le yiddish à l'université au College of the City of New York. S'il est avant tout un linguiste - sa monumentale Geshikhte fun der yidisher shprakh, en 4 volumes dont 2 de notes et d'index, traite du développement du yiddish à la fois du point de vue historique, culturel et linguistique il s'intéresse de près à beaucoup d'autres champs des sciences humaines. Ses écrits concernent la psychologie, la sociologie, l'économie, la critique théâtrale, l'histoire littéraire, l'éducation, l'ethnographie, et la philosophie. On lui doit des traductions d'Homère et de Freud en yiddish. Il est à l'initiative d'une grande enquête sociologique lancée par le YIVO auprès de plusieurs centaines de jeunes de Pologne et de Lituanie, dont il a analysé les résultats dans son essai Der veg tsu undzer yugnt (Vilna, 1935), et qui fournit l'une des sources les plus solides pour comprendre la société juive entre les deux guerres. Héritier de la pensée rationaliste des Lumières et de la Haskalah, Max Weinreich a également été très tôt engagé auprès du mouvement socialiste juif de Pologne et de Lituanie (le Bund), comme journaliste dès seize ans, comme écrivain et éducateur. La traductrice Historienne de formation (étudiante puis assistante de Pierre Vidal-Naquet), Isabelle Rozenbaumas a traduit depuis 1983 des livres, des films et des pièces de théâtre de l'anglais et du yiddish. En 2000, elle a réalisé un film sur la transmission du yiddish: une langue sans peuple pour un peuple sans langue. Installée à Brooklyn depuis 2004, elle se consacre à la traduction, à l'écriture et à la création de différents projets multimédia liés à la transmission de la culture et de l'histoire du judaïsme d'Europe de l'Est, ainsi qu'aux courants de pensée qui conjuguent traditions et utopies.
Kerouac Jack - Weinreich Regina - Agostini Bertran
Au beau milieu de la frénésie des années cinquante, Jack Kerouac, à l'instar de beaucoup d'écrivains américains des générations précédentes, choisit l'errance. C'était la solution idéale pour un écrivain qui voulait retrouver l'Amérique mythique et l'homme dans sa pureté originelle. C'est dans l'étude du bouddhisme que naîtra l'engouement de Kerouac pour la forme poétique épurée du haïku. Comme la graine qui contient l'arbre en germe, ces courts poèmes de trois vers seront autant de moments d'épiphanie ponctuant la difficile voie vers la sagesse. Kerouac apprend en pratiquant le haïku que la nature, bien que précaire et éphémère, n'en est pas moins principe de changement et de diversité. Tout naît, puis tout meurt pour renaître et à nouveau. La souffrance et la mort sont là simplement, et intrinsèquement, inscrites dans la vie même. A travers l'expérience spirituelle du haïku, Kerouac les dédramatise, les voit comme elles sont, loin de toute considération affective et intellectuelle, loin de tout dualisme.
Kerouac Jack ; Agostini Bertrand ; Weinreich Regin
Au beau milieu de la frénésie des années cinquante Jack Kerouac, à l'instar de beaucoup d'écrivains américains des générations précédentes, choisit l'errance. Il est indéniable que cette dernière était la solution existentielle idéale pour un écrivain qui voulait écrire au-delà des systèmes afin de retrouver l'Amérique mythique et l'homme dans sa pureté originelle. C'est dans le cadre de l'étude du bouddhisme que naîtra l'engouement de Kerouac pour la forme poétique épurée du haïku. Comme la gaine qui contient l'arbre en germe, ces courts poèmes de trois vers seront autant de moments d'épiphanie et d'intense réalisation ponctuant la difficile voie vers la sagesse. Une des leçons spirituelles que Kerouac tire de la pratique du haïku, c'est que la nature, pour précaire et éphémère qu'elle soit, n'en est pas moins principe de changement et de diversité. Tout naît, puis tout meurt pour renaître et à nouveau. Alors la souffrance et la mort sont là simplement et intrinsèquement, inscrites dans la vie même. A travers l'expérience spirituelle du haïku, Kerouac les dédramatise, les voit comme elles sont, loin de toute considération affective et intellectuelle, loin de tout jugement dualiste.
La méthode des "cultures associées" consiste à cultiver ensemble des plantes qui ont des influences positives les unes sur les autres, que ce soit parce que leurs besoins fondamentaux se complètent (type de sol, besoin en nutriments, systèmes racinaires, etc.) ou que les composés chimiques qu'elles émettent repoussent certains ravageurs ou maladies. Cette méthode de culture naturelle, qui a vu le jour en Allemagne, a fait ses preuves depuis de nombreuses années. Toutes les associations présentées clans ce livre sont illustrées aux moments clés de leur culture, permettant de visualiser facilement les écartements, successions et périodes d'intervention essentielles. Elles concernent en premier lieu les légumes mais aussi les arbres fruitiers, petits fruits, plantes aromatiques et fleurs ornementales.
On ne compte plus les livres sur la musique qui tentent de répondre à la question de savoir comment écouter. Au coeur de celui-ci se trouve la question du pourquoi. Plus précisément, j'ai voulu, dans L'Echo du temps, inviter les lecteurs à réimaginer la présence et le pouvoir de l'art dans leur vie d'aujourd'hui. Je l'ai fait en repensant les significations potentielles de la musique classique, en interrogeant sa capacité à servir de passerelle vers les époques passées, une passerelle qui serait à même d'approfondir notre compréhension et notre sens de l'empathie et du contact ressenti avec l'Histoire. Cette histoire intègre les tragédies et les souffrances des générations précédentes, mais aussi leurs rêves de dignité et de liberté, de même que leurs espoirs d'une société juste, espoirs d'autant plus vitaux qu'ils ne se sont pas encore concrétisés. La musique ne se contente pas de "se souvenir" des moments les plus sombres de l'histoire de l'humanité ; elle peut également, en effet, servir de vecteur à des espoirs plus anciens, tout en les préservant pour un avenir indéterminé où - peut-être - l'humanité sera prête, un jour, collectivement, à entendre le message de la musique. L'art n'est-il pas, comme l'écrivit Adorno, "la promesse sans cesse repoussée du bonheur" ? Que peut recouvrir l'idée d'écouter la musique comme mémoire de la culture, et de témoigner à notre tour de l'acte de témoignage qui est à l'origine de la musique ? A une époque où disparaît la dernière génération à avoir connu les terribles drames du XXe siècle et où la connaissance et la compréhension sont progressivement remplacées par l'océan de l'information et les montagnes de données, n'est-il pas légitime de se demander comment et dans quelle mesure de nouvelles manières d'écouter pourraient nous modifier, en tant qu'individus et en tant que sociétés ? Telles sont les questions auxquelles je me suis confronté tout au long des trente années de ma vie d'auditeur, de critique, d'historien et d'écrivain. Ce livre est le fruit de cette quête incessante". Jeremy Eichler, extrait de la préface à l'édition française
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Pierre angulaire de la pensée antinucléaire, ce livre du grand philosophe anglais publié au plus fort de la guerre froide, a conservé toute son actualité et sa force morale. Il illustre la position d'un philosophe qui fut pleinement engagé dans son temps, pose et analyse la question cruciale de la survie de l'Humanité dans un langage rationnel et profondément humaniste. Un texte essentiel.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
La principale secrétaire de Hitler parle ! Pendant douze ans, Christa Schroeder accompagne son " chef " dans tous ses déplacements entre la capitale, le Berghof et ses divers quartiers généraux de campagne. Jeune, naïve, elle note avec minutie tout ce qui se produit dans l'environnement confiné d'Hitler. Mais c'est sur sa personnalité que Christa Schroeder focalise toute son attention, ce qui rend son témoignage inestimable. Aucun des traits caractéristiques du maître du Reich ne lui échappe, depuis sa galanterie toute viennoise avec les dames jusqu'à son végétarianisme obsessionnel, en passant par sa prodigieuse mémoire, ses insomnies, ses sautes d'humeur, ses talents d'artiste et ses phobies innombrables. Son témoignage unique, connu en France des seuls historiens spécialisés, était resté inaccessible au lecteur francophone - un oubli qu'il était grand temps de réparer. " Un témoignage unique qui fait froid dans le dos. " Sud Ouest " Un éclairage inédit sur les sentiments et la personnalité d'Adolf Hitler. " Le Point Préface et notes par François Kersaudy
On pouvait croire que tout avait été écrit au sujet d'Adolf Hitler. Personne cependant ne s'était jamais intéressé à ses lectures et à ce qu'elles dévoilent de l'homme. Au terme d'une longue investigation, Timothy W. Ryback est parvenu à réunir une partie de la bibliothèque privée d'Hitler, près de 1200 volumes. Les livres qu'Hitler lisait, au moins un par nuit selon son entourage, ceux qui l'ont formé comme les notes manuscrites qu'il inscrivait en marge des textes nous révèlent ses goûts et ses obsessions. Un regard neuf sur le dictateur.
Comprendre l'histoire du nazisme à travers le supplément de sens qu'offre l'infographie, telle est l'ambition de ce livre d'une richesse incomparable. S'intéressant tant aux incontournables de l'histoire du nazisme, comme son action pendant la Seconde Guerre mondiale, qu'à des questions moins traitées, Maire Moutier-Bitan et Nicolas Guillerat offrent une réflexion globale, portée par une approche graphique puissante, sur un système d'une violence inouïe. Encadrement de la société allemande, réseaux et personnalité d'Hitler, mise en place de la dictature, organisation et fonctionnement du NSDAP, désastre économique, pillages et collaborations, épuration de la société, construction du système concentrationnaire ou encore dénazification, tels sont quelques-uns des thèmes de cette infographie exceptionnelle. Appuyée sur une bibliographie et des sources internationales, construite sur des modélisations contextualisées par des textes limpides, les auteurs proposent une synthèse sans équivalent des connaissances les plus actuelles sur le nazisme, accessible à tous.
Nazisme et érotisme, les deux termes peuvent sembler contradictoires. Pourtant, ils ne le sont pas et l'on va découvrir, au fil de cette enquête détaillée et illustrée, quelles formes variées a pu développer le régime hitlérien dans les domaines du plaisir et du désir sexuel. La dimension esthétique du phénomène est également enivsagée. Jamais auparavant l'érotisme nazi n'avait été envisagé dans ses différentes manifestations. Celles-ci, souvent ambiguës, revêtent toujours un sens politique, que l'auteur explore avec précision et qui doit nous interpeller aujourd’hui. L’homosexualité et les différentes manifestations contemporaines d'érotisation du nazisme dans le domine cinématographique ne sont pas ignorées non plus. Un livre qui fera date. Arnaud de la Croix, philosophe et historien, est l'auteur de "L’Érotisme au Moyen Âge", un ouvrage déjà été traduit en une dizaine de langues. Il a également signé différents essais sur le nazisme et la Seconde Guerre mondiale, tel "Hitler et la franc-maçonnerie" ou "La Seconde Guerre mondiale en BD". L'ouvrage est préfacé par Anne Staquet, philosophe qui enseigne à l'Université de Mons.