John Maynard Keynes regrettait que les hommes politiques appliquent les recommandations d'économistes morts depuis longtemps. En stratégie aussi, les théories sont souvent une rationalisation de ce qui semble avoir réussi à un certain moment et dans un certain contexte. Professeurs et conseillers les colportent, encourageant les dirigeants d'entreprise à appliquer leurs recettes, même lorsqu'elles ne sont plus pertinentes. Heureusement, ils ne sont pas toujours écoutés, car la stratégie d'entreprise est un art d'exécution, où la pratique est souvent en avance sur la théorie et où la rationalité n'apparaît parfois que dans l'analyse rétrospective. Ce livre, comme le souligne Claude Riveline, n'est ni un cours théorique, ni un manuel pratique, ni une anthologie. Il présente quelques modèles de stratégie, en faisant réfléchir aux limites de leur validité. Ces représentations servent de référence aux chefs d'entreprise et surtout aux analystes qui commentent et critiquent leurs décisions. Leur connaissance permettra au lecteur de mieux apprécier l'action des dirigeants et les attentes de leurs interlocuteurs. Cet ouvrage est tiré du cours enseigné aux ingénieurs des corps des mines et des télécommunications à Mines Paristech (auparavant Ecole des mines de Paris). Il intéressera notamment les étudiants d'instituts d'administration des entreprises, d'écoles d'ingénieurs ou d'écoles de commerce ainsi que les professionnels - cadres, consultants ou dirigeants d'entreprise. Biographie de l'auteur Thierry Weil, ingénieur général des mines, docteur en physique et licencié en philosophie, enseigne à Mines Paristech, mène des recherches et conseille des entreprises sur le management de l'innovation et de la technologie.
Nombre de pages
226
Date de parution
02/10/2008
Poids
392g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782356710062
Titre
Stratégie d'entreprise
Auteur
Weil Thierry ; Riveline Claude
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
160
Poids
392
Date de parution
20081002
Nombre de pages
226,00 €
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James March, dans ses efforts pour comprendre le fonctionnement des organisations et pour trouver les moyens de les perfectionner, est à l'origine de plusieurs avancées majeures des sciences sociales contemporaines. Il construit avec Herbert Simon, prix Nobel d'Economie, la théorie des organisations, qui décrit le comportement de décideurs aux capacités cognitives limitées, confrontés à l'affrontement des logiques des différents départements de l'organisation. Il fonde ensuite la recherche sur l'apprentissage organisationnel, mise récemment au goût du jour par la mode du "knowledge management". Enfin, dans le domaine des sciences politiques, il crée avec Johan Olsen l'école néo-institutionnaliste, qui montre, à contre-courant du libéralisme dominant, le rôle essentiel des institutions dans l'organisation de la vie collective. Jim March est aussi un professeur qui a fasciné des générations d'étudiants de Stanford. C'est dans Don Quichotte, Othello ou Guerre et Paix, plutôt que dans les livres de management, qu'il est allé chercher pour eux les descriptions les plus éloquentes de l'homme aux prises avec ses contradictions. Ses travaux ont été abondamment discutés au sein des différentes disciplines qu'ils ont contribué à révolutionner : l'économie, la sociologie, la psychologie, la recherche en gestion et les sciences politiques. Ce livre constitue cependant la première mise en perspective globale de l'ensemble de son ?uvre, dont il présente et vulgarise les nombreuses facettes.
Non, la France n'est et ne sera pas seulement ce pays agricole et touristique, envahi par des hordes de visiteurs en provenance des pays émergents, que nous prédit Michel Houellebecq dans son dernier roman, La Carte et le Territoire. L'industrie joue un rôle moteur et central dans notre économie, mais elle est très largement méconnue, et son image d'engrenages et de cambouis, héritée des années 1930, continue de la poursuivre. Avec 90% des dépenses en recherche et développement des entreprises, c'est l'industrie qui tire l'innovation. Avec plus de 80% des échanges commerciaux, c'est elle qui tire les exportations. C'est encore elle qui, grâce aux avancées technologiques qu'elle développe, peut répondre aux nombreux défis environnementaux, énergétiques, alimentaires, médicaux..., auxquels notre planète est confrontée. Pas d'économie forte, pas de vision d'avenir, sans un socle industriel solide. Ce Mook nous fait comprendre autant qu'il nous donne à voir que L'Industrie est une aventure, peut-être l'une des dernières grandes aventures humaines. 20 entreprises, 25 décideurs et 15 experts témoignent et racontent "leur" industrie, dessinant un paysage surprenant et incroyablement diversifié, traversé de bouleversements de grande amplitude et de talents exceptionnels. Autour de quatre grands thèmes - mondialisation, mutations, innovations et réseaux -, vous découvrirez que la voiture électrique pourrait bien "changer le monde"; comment fut créée la pilule du lendemain; comment des canards français ont conquis la Chine... et bien d'autres histoires extraordinaires. Autant de visages actuels de l'industrie qui tranchent sur des clichés dépassés et donneront envie au lecteur de participer à cette aventure.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.