
La personne et le sacré
Texte faisant partie des Ecrits de Londres, écrit à la même période que l'Enracinement, La Personne et le Sacré prend son origine dans le mot de "personne" qui avait fondé le courant personnaliste autour d'Emmanuel Mounier et que Simone Weil trouve impropre. Mais ce texte est bien plus qu'une querelle sémantique : il devient tout de suite méditation philosophique lumineuse et de très grande importance (jusque - là sous - estimée) sur les notions de droit, de démocratie, de justice, de mal et de beauté. Prenant à contrepied le personnalisme chrétien en affirmant que "Ce qui est sacré, bien loin que ce soit la personne, c'est ce qui, dans un être humain, est impersonnel", Simone Weil se livre à un plaidoyer d'une rare justesse pour ce qui fonde l'être humain en dehors de toute collectivité ou institution. Un texte capital pour approfondir l'oeuvre de Simone Weil et qui saura parler à tout lecteur qui recherche une clarté pure, exigeante et dénuée de tout artifice sur des thèmes intemporels.
| Nombre de pages | 64 |
|---|---|
| Date de parution | 03/07/2016 |
| Poids | 62g |
| Largeur | 102mm |
| EAN | 9791096562008 |
|---|---|
| Titre | La personne et le sacré |
| Auteur | Weil Simone ; Lussy Florence de |
| Editeur | RN |
| Largeur | 102 |
| Poids | 62 |
| Date de parution | 20160703 |
| Nombre de pages | 64,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La vie et la grève des ouvrières métallos. Suivi d'Expérience de la vie d'usine
Weil SimoneJoie de vivre, parmi ces machines muettes, au rythme de la vie humaine - le rythme qui correspond à la respiration, aux battements du coeur, aux mouvements naturels de l'organisme humain - et non à la cadence imposée par le chronométreur. Bien sûr, cette vie si dure recommencera dans quelques jours. Mais on n'y pense pas, on est comme les soldats en permission pendant la guerre. Et puis, quoi qu'il puisse arriver par la suite, on aura toujours eu ça. Enfin, pour la première fois, et pour toujours, il flottera autour de ces lourdes machines d'autres souvenirs que le silence, la contrainte, la soumission. Des souvenirs qui mettront un peu de fierté au coeur, qui laisseront un peu de chaleur humaine sur tout ce métal". Témoignages de "la fatigue, accablante, amère", des "humiliations" et des conditions de travail en usine, ces textes portent aussi la voix du dépassement de cette aliénation et notamment, singulièrement, de "la joie", écrit Simone Weil, des ouvrières et des ouvriers s'unissant parla grève au printemps 1936.EN STOCKCOMMANDER3,00 € -

L'enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain
Weil SimoneRésumé : Ecrit en 1942 alors qu'elle se trouve à Londres auprès de la France combattante, livre engagé, sur les déracinements politique (rôle de la nation), ouvrier et paysan, ainsi que sur notre besoin vital d'appartenances, mais aussi de vérité, L'Enracinement peut se lire comme un " manuel de citoyenneté " (Laure Adler) qui prône une société où l'épanouissement de chacun est la norme, où des principes moraux nous guident, et où l'argent et la technique ne font plus la loi.EN STOCKCOMMANDER8,50 € -

La Condition ouvrière
Weil SimoneEn décembre 1934, Simone Weil entre comme "manoeuvre sur la machine" dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas "en vadrouille dans la classe ouvrière", mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne: s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, "contact direct avec la réalité".Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux.L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun "n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers".Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, "c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière". Quatrième de couverture En décembre 1934, Simone Weil entre comme « manoeuvre sur la machine » dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas « en vadrouille dans la classe ouvrière », mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne: s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, « contact direct avec la réalité ».Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve de la solidarité des opprimés - non pas à leurs côtés, mais parmi eux. L'établissement en usine, comme, plus tard, l'engagement aux côtés des anarchistes espagnols ou encore dans les rangs de la France libre, est la réponse que Simone Weil a trouvée au mensonge de la politique, notamment celle des dirigeants bolcheviks qui prétendaient créer une classe ouvrière libre, alors qu'aucun « n'avait sans doute mis le pied dans une usine et par suite n'avait la plus faible idée des conditions réelles qui déterminent la servitude ou la liberté des ouvriers ».Ce qui, toujours, a fait horreur à Simone Weil dans la guerre, qu'elle soit mondiale ou de classes, « c'est la situation de ceux qui se trouvent à l'arrière ».EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

La pesanteur et la grâce
Weil SimonePartie de la philosophie pour entrer en religion, née dans une famille d'origine juive pour se rapprocher du christianisme, Simone Weil a suivi un parcours étonnant, qui la mènera d'un statut de jeune fille de la bourgeoisie aux confins de la plus atroce misère matérielle. Animée d'une soif d'absolu qui la fait vivre ? comme d'autres vivent de pain ?, elle rend compte, dans ses écrits, de cette aventure exceptionnelle. La Pesanteur et la Grâce , recueil de ses pensées, de ses réflexions les plus intimes, témoigne de cette exigence et de ce destin. Conçu comme une succession de réflexions sur des thèmes variés, mais dont la cohérence est frappante, ce livre constitue une remarquable initation à son ?uvre.EN STOCKCOMMANDER7,40 €
Du même éditeur
-

Le livre des quatre-vingts poétesses par Cristina Campo. Une anthologie de la poésie féminine univer
Campo Cristina ; Bart Elisabeth ; Sabbatini FabrizVoici pour la-première fois en français l'anthologie des "quatre-vingts poétesses" composée par la grande Cristina Campo, figure aussi insaisissable qu'incontournable de la littérature et la critique italienne. Son idée était aussi simple que formidable : construire "une anthologie jamais réalisée auparavant des pages les plus pures écrites par des mains féminines à travers les âges". Le livre, qui rassemble aussi bien des poèmes du Japon médiéval que des lettres de l'aristocratie française dorée du XVIIe siècle, des vers de la Grèce classique que des vers de l'Italie de la Renaissance ou du monde moderne, ne sera finalement jamais publié de son vivant, mais ce n'est que pour mieux nous permettre d'apprécier aujourd'hui la pertinence et la beauté de ses choix : Cristina Campo y fait entre autres briller Sappho, Simone Weil, la princesse byzantine Anne Comnène, Catherine de Sienne, mademoiselle Aïssé, Gaspara Staropa, Jane Austen, Marie de France, Murasaki Shikibu, les soeurs Brontë, Alejandra Pizarnik, Li Qingzhao, Al-Khansa... Elle construit ainsi une anthologie incontournable, érudite et malicieuse du génie féminin où la ruse côtoie le mysticisme, la chair son renoncement, le potin la révélation, l'amertume le septième ciel.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Teilhard de Chardin, prophète d'un âge totalitaire
Charbonneau Bernard ; Rey OlivierRésumé : Bernard Charbonneau, l'un "des génies méconnus de ce temps", selon son ami Jacques Ellul, a peut-être écrit avec le "Teilhard", en visionnaire qu'il a toujours été, l'une des premières critiques du transhumanisme. On crédite en effet désormais le père Teilhard comme l'un des inspirateurs de ce mouvement techno-philosophico-scientifique, qui le revendique souvent comme influence majeure. Dans ce pamphlet incisif et perspicace, Charbonneau critique le fondement même des théories de Teilhard sur l'évolution, la place de l'homme dans la société et même ses conclusions théologiques. Il considère en effet celles-ci comme le témoin de l'hubris de son auteur mais aussi - critique récurrente qu'il formulera contre le christianisme de son grand ami Ellul - comme une résultante de l'ambiguïté fondamentale du christianisme sur ce sujet. Une oeuvre capitale dans l'histoire de la pensée, qui n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui, à présent que le transhumanisme a dépassé le stade des théories pour gagner celui des applications technico-pratiques.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'Etat. 2e édition
Charbonneau Bernard ; Cheynet Vincent ; CérézuelleEcrit au lendemain de la guerre à un moment où l'Etat devenait de plus en plus puissant en même temps qu'incritiquable, ce livre-somme est l'oeuvre politique majeure de Bernard Charbonneau. Ce livre impubliable à une époque obsédée par les horreurs du nazisme et le prestige du stalinisme a dû attendre 1987 pour être publié par un éditeur, date à partir de laquelle il est devenu un classique de la pensée anarchiste. Visionnaire, novateur, prophétique, écrit dans une langue vive et incisive au style personnel et élégant, cette oeuvre qui analyse l'Etat sous tous les angles est un réquisitoire implacable contre lui et ses inévitables excès, en ne perdant jamais de vue le concept central de toute la pensée de Charbonneau : la liberté de la personne. Epuisé et introuvable depuis de nombreuses années jusqu'à sa réédition en 2020, elle-même rapidement épuisée, le voici réédité dans sa forme complète à l'occasion des dix ans de R&N, une réédition qui prend en compte les corrections du manuscrit le plus récent de l'ouvrage découvert en 2025.EN STOCKCOMMANDER30,00 € -

Liberté et décroissance
Cheynet VincentSi la santé de la planète est la priorité, jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour la sauvegarder ? Jusqu'à lui sacrifier notre liberté ? Ou bien l'écologie ne doit-elle être que le seul moyen pour tendre vers le bien, le vrai, le beau ? Loin d'être nouvelles, ces questions existentielles ont été soulevées depuis longtemps par des penseurs de l'écologie comme Jacques Ellul ou Bernard Charbonneau. Ces précurseurs nous lèguent de puissantes réflexions et de puissants avertissements face au développement d'une administration du désastre chargée de gérer, sous -la contrainte, la crise écologique. A l'aune de leurs réflexions et de son expérience comme rédacteur en chef des revues Casseurs de pub et de La Décroissance pendant 25 ans, Vincent Cheynet observe les débats qui traversent l'écologie contemporaine. Ils révèlent des clivages qui, loin d'être superficiels, révèlent des perceptions radicalement opposées de la condition humaine et de la notion de liberté.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 €
