LA FRANCE ET SES ETRANGERS. L'aventure d'une politique de l'immigration de 1938 à nos jours
Weil Patrick
FOLIO
15,50 €
Epuisé
EAN :9782070328826
A l'heure où la " question immigrée " divise le pays, une seule certitude réunit les adversaires. La France n'a pas de politique de l'immigration. Des textes épars, des pratiques gouvernementales de circonstance, des administrations incompétentes : rien qui puisse ressembler à une stratégie cohérente et continue. Au terme de plusieurs années de recherches, après avoir consulté nombre d'archives inaccessibles et mené des entretiens avec plus de cent vingt acteurs de la vie publique, Patrick Weil prouve ici le contraire. Il démontre que les principes consensuels d'une politique française de l'immigration - constituée progressivement à partir de la fin des années trente autour de grands choix, puis définitivement arrêtée à la Libération- existent bel et bien. Cachés au grand public pour des raisons politiques, ils singularisent la France parmi ses principaux partenaires occidentaux. Mais des principes aux réalités, il y a les approximations, les erreurs et les dérives d'une pratique qui se cherchera pendant quarante ans : La France et ses étrangers constitue le récit inédit de cette aventure dans les coulisses du pouvoir d'Etat.
Nombre de pages
592
Date de parution
23/03/1995
Poids
287g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070328826
Titre
LA FRANCE ET SES ETRANGERS. L'aventure d'une politique de l'immigration de 1938 à nos jours
Auteur
Weil Patrick
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
287
Date de parution
19950323
Nombre de pages
592,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La France a-t-elle le droit de "choisir" ses immigrés par origine géographique, explicitement ou discrètement au moyen d'objectifs chiffrés ou de consignes occultes? La France souffre-t-elle d'un excès de repentance et de guerres mémorielles concernant la colonisation et l'esclavage? À ces questions, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a répondu oui, à plusieurs reprises, au nom de l'"identité nationale". L'enquête historique permet de répondre autrement: à deux moments de son histoire - 1945 et 1978-1980 - la France a été sur le point de fonder sa politique de l'immigration sur un critère ethnique, pour y renoncer finalement. En revanche, en matière de nationalité, des discriminations "ethniques" ont été pratiquées. Elles ont laissé des traces d'autant plus profondes que le principe d'égalité est au coeur de l'identification des Français à la République. C'est la raison pour laquelle le politique intervient dans le domaine mémoriel, non pour s'ériger en historien, mais pour réintégrer dans la nation des hommes et des femmes qui en ont été exclus. Précis et concret, rigoureux et novateur, l'ouvrage de Patrick Weil est une lecture indispensable pour tous ceux qui refusent l'usage politique de l''identité nationale'.
Cette enquête historique, aujourd'hui refondue et mise à jour, est, depuis sa parution, l'ouvrage de référence. Il traite d'un problème clé de l'histoire contemporaine de la France, à l'heure où l'Europe, vieillissante, se pose la question de rouvrir ses frontières à des flux d'immigrations professionnellement sélectionnées. A l'encontre d'un lieu commun constamment propagé, Patrick Weil prouve que la France a une politique de l'immigration, constituée progressivement à partir de la fin des années trente autour de grands choix, puis définitivement arrêtée à la Libération. Mais les principes, consensuels, qui la fondent demeurent cachés au grand public pour des raisons politiques. Ils singularisent néanmoins la France parmi sesprincipaux partenaires occidentaux.
1803 : contre l'avis de Napoléon, en rupture avec le droit du sol qui dominait sous l'Ancien Régime et durant la Révolution, le Code civil fait prévaloir le principe de droit du sang. La nationalité se transmet désormais, comme le nom de famille, par la filiation.
Patrick Weil est directeur de rechercher au CNRS. Il est l'auteur d'un ouvrage de référence, La France et ses étrangers (Calmann-Lévy, Folio essais). Après une note rédigée en 1995 pour la Fondation Saint-Simon, il a remis en 1997 un rapport à Lionel Jospin sur les politiques de l'immigration et de la nationalité. Patrick Weil est aussi directeur de collection chez Grasset.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys