Revue française d'éthique appliquée N° 14/2023-2 : Injonctions contradictoires
Weil-Dubuc Paul-Loup ; Brugeron Pierre-Emmanuel ;
ERES
19,00 €
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EAN :9782749278360
La crise sanitaire a mis sur le devant de la scène les injonctions contradictoires auxquelles sont confrontés les individus dans la sphère professionnelle : manque d'écoute et de suivi, érosion de la confiance, perte de sens dans le métier, souffrance éthique, etc. Les injonctions contradictoires sont nombreuses et bien visibles dans le domaine du soin et de l'accompagnement : les hôpitaux sont jugés sur leur capacité à maîtriser leur budget, mais les discours portent sur les valeurs et sur un soin centré sur la personne. Les soignants doivent personnaliser la prise en charge des malades et répondre aux critères de standardisation des soins. Il leur est demandé de prodiguer des soins de qualité, mais dans des conditions de travail défavorables à la qualité des soins. Dans le contexte actuel de souffrance des soignants et de crise durable du système de santé qui comporte le risque d'une prise en charge dégradée, voire de maltraitantes des patients, l'enjeu du présent dossier est de contribuer à la description des situations d'injonctions contradictoires dans le soin, pour comprendre quels problèmes pratiques et cliniques elles mettent en lumière ; comment ces contradictions et paradoxes questionnent nos modes de raisonnements et théories ; et enfin quelles actions ou théories permettent d'en sortir.
Nombre de pages
205
Date de parution
04/01/2024
Poids
368g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782749278360
Titre
Revue française d'éthique appliquée N° 14/2023-2 : Injonctions contradictoires
Auteur
Weil-Dubuc Paul-Loup ; Brugeron Pierre-Emmanuel ;
Editeur
ERES
Largeur
160
Poids
368
Date de parution
20240104
Nombre de pages
205,00 €
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En France, un homme a 18 % de risque de mourir avant 65 ans s'il est ouvrier contre 7 % s'il est cadre. Est-ce seulement à cause des conditions de vie et de travail, comme on peut le penser ? Non seulement les inégalités sociales de santé persistent, mais elles ne semblent choquer personne : c'est la vie, dit-on. En fait, nous ignorons l'inégalité fondamentale qu'elles révèlent : l'inégalité des valeurs de vie. Si nos sociétés libérales dessinent grossièrement ce qu'est une vie qui vaut la peine d'être vécue, l'implicite est que d'autres vies en sont moins dignes : dès lors, l'importance que chacun accorde à sa propre existence en fonction des conditions sociales et des valeurs de la société ne jouerait-elle pas un rôle dans la diminution ou l'augmentation des comportements à risque pour la santé ? En expliquant pourquoi le libéralisme a une approche timorée des inégalités sociales de santé, cet essai explore une question fondamentale : quelles raisons de vivre avons-nous ? Une réflexion essentielle pour toutes celles et ceux qui se questionnent sur les inégalités sociales et s'en inquiètent.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.
Résumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.