Mémoires oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles : à la conquête d'une nouvelle autorité
Weerdt-Pilorge Marie-Paule de
MINERVE
21,00 €
Epuisé
EAN :9782869311404
Au-delà des commis de l'Etat qui ont écrit leurs Mémoires, des grands témoins de l'histoire qui ont participé à l'élaboration d'une histoire nationale ou des célèbres noms de l'histoire littéraire tels le cardinal de Retz pour le XVIIe siècle ou Saint- Simon pour le XVIIIe siècle dont l'autorité discursive transparaît à chaque page, il existe de nombreux mémorialistes aux trajectoires sociales diverses, aux confessions religieuses multiples, qui portent un regard nouveau sur la société, leur temps et les vicissitudes de leur vie. Ils témoignent d'un parcours original au travers d'une anamnèse scripturaire. Cet ouvrage ressuscite ainsi bien des noms inconnus ou méconnus de l'histoire curiale ou provinciale jusqu'aux horizons les plus lointains. C'est une nouvelle vision sociologique et anthropologique de l'histoire que proposent ces chroniques aux confins des récits privés et publics mais c'est aussi l'histoire éditoriale et critique de ce genre qui est revisitée. Le champ mémoriel mérite donc de nouvelles approches pour considérer au plus près les réalités du temps, permettre de nouvelles investigations critiques et restaurer l'autorité de Mémoires oubliés.
Nombre de pages
218
Date de parution
22/09/2015
Poids
345g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782869311404
Titre
Mémoires oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles : à la conquête d'une nouvelle autorité
Auteur
Weerdt-Pilorge Marie-Paule de
Editeur
MINERVE
Largeur
156
Poids
345
Date de parution
20150922
Nombre de pages
218,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce volume qui réunit des contributions du XVIe siècle au XIXe siècle permet d'explorer différents types de Journaux dans leurs rapports avec les Mémoires : journal de voyage, presse périodique, journal personnel ou scientifique. Le Journal apparaît tantôt comme hypotexte des Mémoires, tantôt comme ouvrage autonome, complémentaire ou inséré dans les Mémoires et suggère ainsi une forte hybridation des formes. Qu'il concerne la vie curiale, la vie domestique, les faits temporels ou spirituels, il vise, sous l'Ancien Régime, la consignation d'événements historiques ou appartenant à tout le moins à la sphère publique. Il s'ordonne autour de quelques caractéristiques majeures telles le rythme calendaire, un présent qui s'exprime dans l'immédiateté ou dans un temps reconstitué. Il pose le problème de la destination de l'ouvrage, de l'écriture de l'histoire et renvoie irrémédiablement à la littérarité de ces chroniques. Ainsi sont posées des questions cruciales relatives à l'écriture du témoignage qu'il reste encore largement à explorer.
Weerdt-Pilorge Marie-Paule de ; Hersant Marc ; Rav
Proche des plus hauts cercles du pouvoir, courtisan critique de Louis XIV, ami et conseiller malheureux du duc d'Orléans, Saint-Simon fut avant tout l'implacable chroniqueur de la cour de France, entre 1691 et 1723. Ce volume, conçu comme un " auto-dictionnaire ", rassemble les meilleures séquences du vaste tableau de moeurs brossé au fil du temps par un démystificateur sans égal. Rien n'échappe à Saint-Simon de la vanité des puissants, ni de l'infinie complexité des caractères humains. Découpé par thèmes, accompagnés de longs extraits choisis et commentés par les meilleurs spécialistes, le présent ouvrage permet de mieux accéder aux événements, aux personnages qui l'ont inspiré. En s'appuyant sur un ample florilège d'anecdotes et de portraits tout en finesse et en éclatantes singularités individuelles, il ne fait que souligner la cruelle vérité d'un univers de préséances où le tragique de la décadence le dispute au comique des êtres et des situations. Saint-Simon n'a pas seulement laissé à la postérité ces Mémoires monumentaux, mais aussi un grand nombre de textes politiques, historiques ou judiciaires, notes et correspondances qui se rattachent à des querelles et des polémiques en même temps qu'ils expriment ses ressassements personnels. L'occasion est ici donnée de découvrir cette part de son oeuvre trop souvent méconnue. A sa manière et dans la position qui fut la sienne, Saint-Simon s'inscrit pleinement dans le mouvement littéraire et intellectuel du siècle des Lumières dont il fut l'un des meilleurs observateurs et l'un des plus grands stylistes. Mais ce génie féroce et savoureux témoigne d'une perspicacité qui peut s'appliquer sans conteste à toutes les époques.
Les Mémoires de Justine Guillery sont le témoignage précieux parce que rare d'une femme née dans les premières heures de la Révolution et que les événements laissent presque sans secours. En dépit de l'aide de sa famille, elle doit faire le difficile et fascinant apprentissage de l'autonomie et pour subvenir à ses besoins, il lui faut enseigner dans des pensionnats et chez des particuliers avant de rejoindre ses frères en Belgique. Ses Mémoires sont ceux d'une vie souvent solitaire, parfois heureuse, toujours riche d'exaltation et d'enthousiasme. Toute une époque renaît ainsi sous sa plume à travers les événements historiques, les portraits familiers de grands hommes tels que le comte de Saint-Simon ou Augustin Thierry, les portraits d'hommes et de femmes anonymes qui sauront influer sur son destin ou sa pensée. Justine Guillery livre aussi un témoignages sans concession sur la condition des femmes, sur l'éducation des jeunes filles, sur les milieux qu'elle côtoie. Mais plus que l'histoire d'une vie ou d'une époque, ses Mémoires retracent le parcours d'une pensée au carrefour entre deux siècles et qui évolue au gré des lectures et des rencontres ; ils sont mieux encore le vibrant témoignage d'une âme en quête d'un amour sublimé, à la recherche d'une spiritualité toujours plus authentique en qui la passion pour la littérature jamais ne se démentira. De la prime jeunesse à la pleine maturité, Justine Guillery laisse ainsi le portrait d'une femme autodidacte et cultivée, éprise d' absolu et encline au rêve, fondamentalement à l'écoute de son temps mais paradoxalement vouée à l'imaginaire.