Arnhem, cité de rentiers ; Wiesbaden, cité de retraités ; Düsseldorf, cité de banquiers... Max Weber définit toute une gamme de villes idéal-types, selon qu'on les considère sous l'angle juridique, économique, politique. Et il le fait avec d'autant plus d'aisance que son étonnante érudition lui permet d'étudier les villes babyloniennes, juives, hindoues, islamiques, chinoises ou russes au même titre que celles de l'Antiquité grecque ou romaine et celles du Moyen Age. En retraçant l'histoire des conjurations et des corporations, Weber souligne l'originalité de la civilisation européenne : la seule à avoir produit la commune dans son plein développement. Du même coup, il examine le rôle moteur du christianisme, la lente montée de la bourgeoisie, la nature essentiellement politique des luttes opposant le peuple aux patriciens et à la noblesse. Le passage du capitalisme foncier de l'Antiquité au capitalisme marchand du Moyen Age n'est qu'une longue série d'étapes dans la constitution du droit et la rationalisation croissante des institutions. La ville, dit Weber, se développe selon la logique propre à chaque civilisation, mais il existe en même temps une loi interne au politique, qui limite le nombre de compromis possibles pour faire cohabiter dans une même cité des couches sociales différentes. Publié pour la première fois en 1921, inédit en français, La Ville constitue l'un des textes majeurs sur l'histoire des institutions et du phénomène urbain.
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Nombre de pages
218
Date de parution
08/01/1992
Poids
285g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782700702743
Titre
La Ville
Auteur
Weber Max
Editeur
AUBIER
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132
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285
Date de parution
19920108
Nombre de pages
218,00 €
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Confucianisme et taoïsme est l'un des volets de la grande trilogie consacrée par Max Weber à « l'éthique économique des religions mondiales », entre 1915 et 1920, avec Hindouisme et bouddhisme et Le Judaïsme antique. Dix ans après L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, ces études comparatives s'efforcent d'éclairer l'originalité occidentale par le dehors. Elles reprennent le problème du lien entre le protestantisme ascétique et le développement d'un capitalisme bourgeois rationnel à partir de configurations religieuses et sociales profondément différentes. Chacun de ces cas permet d'interroger la façon dont « la prise de position pratique à l'égard du monde » impliquée dans l'action religieuse retentit sur les « conduites de vie » et, en particulier, sur les comportements économiques. C'est spécialement vrai de Confucianisme et taoïsme dont le dernier chapitre, « Confucianisme et puritanisme », constitue l'un des exposés les plus vigoureux et les plus aboutis de la thèse wébérienne. Mais, au-delà de sa problématique d'origine, Confucianisme et taoïsme reste un modèle d'analyse de la formation et du fonctionnement d'une mentalité à l'échelle d'une civilisation. L'examen de la bureaucratie chinoise et du type de l'État patrimonial est de premier intérêt pour le politiste, comme le chapitre dédié au « corps des lettrés » constitue l'un des textes de base de la sociologie des intellectuels. C'est dire que, indépendamment de la connaissance de la Chine et de la science des religions, c'est un authentique classique des sciences sociales au XXe siècle qui est ici rendu accessible au lecteur français.
De toute l'?uvre de Max Weber, L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme est sans doute l'ouvrage le plus cité et le plus commenté. Est-ce pour autant que ce "classique" de la sociologie est lu et travaillé pour ce qu'il est, soit une contribution fondamentale à l'analyse de la genèse du capitalisme moderneEn proposant au lecteur francophone une édition scientifique de cette étude, qui rassemble, en outre, une série de textes jusque-là inédits en français et propres à en expliciter le sens - les "Anticritiques", dans lesquelles Weber répond longuement aux objections qui lui avaient été faites, mais aussi la première version de l'étude sur les sectes protestantes américaines - et cela dans une traduction qui se veut scrupuleusement attentive à la richesse et à la subtilité de l'analyse wébérienne, Jean-Pierre Grossein donne la possibilité d'une lecture nouvelle de ce grand texte, lequel peut encore nous aider à approcher les questions les plus vitales qui travaillent nos sociétés contemporaines. Un appareil critique important et une présentation à la fois historique et analytique font de cette édition l'indispensable outil de travail pour accéder à une oeuvre aujourd'hui "canonique"
Après avoir dirigé les hôpitaux militaires de Heidelberg pendant la première année de la Grande Guerre, Max Weber décide d'intervenir dans le débat public. Il le fait avec force en s'interrogeant sur l'essence même de la guerre et sur l'avenir de son pays à l'issue du conflit. Les discours rassemblés ici, traduits pour la première fois, montrent un intellectuel engagé, certes fervent patriote mais aussi critique féroce de la politique du gouvernement allemand. Weber dénonce autant les ambitions annexionnistes des pangermanistes que les visées françaises sur la Sarre, et s'oppose au traité de Versailles.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Voici naître et fleurir, à la fin d'un siècle raisonneur, le génie prophétique de William Blake. Voici s'élever les chants les plus purs qu'on ait entendus depuis le temps de Shakespeare. Dans l'Angleterre rurale et citadine de George III, son regard inspiré perçoit tour à tour "les deux états contraires de l'âme humaine" opposant à la radieuse et naïve innocence qui recouvrait jusqu'aux taches noires du ramoneur et de l'esclave, l'âpre et sombre Expérience, surprise dans les replis du coeur comme dans les stigmates de l'oppression et de la misère.