Le travail à-côté. Une ethnographie des perceptions, Edition revue et augmentée
Weber Florence
EHESS
23,00 €
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EAN :9782713221729
Que font les ouvriers de leur temps libre? L'enquête est menée dans les années 198o, auprès des ouvriers d'une usine sidérurgique en milieu rural, à Montbard, en Côte-d'Or. "Travailler à côté": c'est ainsi que ces hommes désignent la gamme des activités qui les occupent une fois le portail passé - "bricoles" exécutées pour soi ou pour les siens, sans contrainte ni souci de gain, activités permettant d'arrondir les fins de mois aux limites de l'illégalité, ou encore maintien d'une exploitation agricole familiale. La nouvelle édition de cet ouvrage devenu un classique de l'ethnographie des sociétés occidentales s'accompagne d'une postface où l'auteur propose une vigoureuse défense de la scientificité de l'ethnographie et revient sur la clé de voûte de son travail: la perception socialisée. Qu'est-ce qui distingue une esthétique de la production - fondée sur un intérêt pour les conditions de fabrication d'un objet - d'une esthétique de la contemplation, qui est celle du spectateur distancié? L'autre grande question concerne la perception des actions économiques: comment décrire les activités domestiques invisibles, située hors des institutions de l'économie, particulièrement lorsque celles-ci sont effectuées par des hommes? Biographie de l'auteur Florence Weber, sociologue et anthropologue de la société française, Florence Weber est professeur à l'Ecole normale supérieure, chercheur au Centre Maurice Halbwachs et chercheur associé au Centre d'études de l'emploi.
Nombre de pages
238
Date de parution
09/03/2009
Poids
428g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713221729
Titre
Le travail à-côté. Une ethnographie des perceptions, Edition revue et augmentée
Auteur
Weber Florence
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
428
Date de parution
20090309
Nombre de pages
238,00 €
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L'histoire relatée ici est celle des rencontres entre un témoin qui observe et cherche à comprendre et les hommes auxquels il s'intéresse, celle d'une science née des contacts culturels, celle d'une méthode d'investigation qui permet de connaître les peuples éloignés et le grand large, mais aussi l'humanité la plus proche de soi. Si l'histoire de leur discipline est importante pour les anthropologues eux-mêmes parce qu'ils y puisent leur documentation, leurs références et leurs modèles, elle peut également permettre à un plus large public de comprendre la lente reconnaissance scientifique de l'ethnographie, pratiquée depuis l'Antiquité, mais dépendante des contextes dans lesquels se produisaient les contacts entre les cultures, si souvent marqués, depuis le XVIe siècle, par la violence et la destruction.
Résumé : L'histoire qui sera relatée ici, c'est celle des rencontres entre un témoin qui observe et cherche à comprendre et les hommes auxquels il s'intéresse, celle d'une science née des contacts culturels, celle d'une méthode d'investigation qui permet de connaître les peuples éloignés et le grand large, mais aussi l'humanité la plus proche de soi. Cette synthèse à la fois plaisante, exigeante et complète retrace l'histoire de l'anthropologie sociale, aborde les concepts, les enjeux, les éléments historiques incontournables. Si l'histoire de leur discipline est importante pour les anthropologues eux-mêmes parce qu'ils y puisent leur documentation, leurs références et leurs modèles - tout ce qui soude une communauté scientifique au-delà des querelles et des controverses -, elle peut également permettre à un plus large public de comprendre la lente reconnaissance scientifique de l'ethnographie, pratiquée depuis l'Antiquité, mais dépendante des contextes dans lesquels se produisaient les contacts entre les cultures, si souvent marqués, depuis le XVIe siècle, par la violence et la destruction.
Seule anthologie de Max Weber disponible en français, cet ouvrage permet d'entrer dans une oeuvre difficile, encore incomplètement traduite, en donnant les clés de lecture nécessaires à la compréhension des débats actuels en sociologie et, au-delà, dans l'ensemble des sciences sociales (histoire, anthropologie, économie). Cet ouvrage constitue donc une indispensable introduction à l'oeuvre de Max Weber, considéré aujourd'hui comme l'un des fondateurs de la sociologie, qui permet de penser l'unité des sciences de la société comme sciences descriptives et historiques. 1 - Les religions, expériences et théories 2 - La secte, l'Eglise, l'Etat 3 - Les conditions morales du capitalisme 4 - Une sociologie historique
Le "métier" de chercheur au jour le jour... Cet ouvrage débute par un entretien avec Gérard Noiriel qui joue le rôle de l'enquêteur sur le pourquoi d'un travail aussi inédit en sciences sociales. "Il est peu fréquent, même en ethnologie, qu'on publie ensemble les résultats du travail d'enquête et les matériaux qui composent le journal de terrain", remarque-t-il. "Il m'a semblé indispensable, répond l'auteur, de comprendre la façon dont j'avais observé pour pouvoir tirer les leçons de mes observations elles-mêmes", ceci malgré les critiques venues du milieu ethnographique lui-même. C'est l'un des points forts de ce livre: la publication du journal de terrain doublé du "journal" de recherche, les réflexions suscitées par l'observation et, parallèlement, l'auto-analyse du chercheur sur son travail. Un ouvrage passionnant, qui permet de comprendre et de "voir" ce que réalise l'ethnographe à travers ses enquêtes et ses analyses.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.