Philosophie N° 79 - 1er septembre 2003 : Phénoménologie japonaise
Watsuji Tetsurô ; Stevens Bernard ; Isaac Sylvain
MINUIT
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EAN :9782707318473
La phénoménologie s'est développée au japon dans la première moitié du XXe siècle autour de l'Ecole de Kyôto, influencée par Husserl, Scheler et Heidegger mais aussi par la pensée japonaise traditionnelle. Traduite pour la première fois en français, la première section du grand livre de Watsuji, Rinrigaku, présente les lignes directrices de la pensée éthique de l'auteur dans une confrontation avec l'herméneutique phénoménologique de Heidegger. A travers une méditation sur la richesse sémantique des mots japonais aïda (entre) et ningen (homme), dont il déploie les implications conceptuelles, Watsuji prône un autre point de départ que la subjectivité isolée d'inspiration cartésienne - qu'il voit percer encore derrière le Dasein heideggérien -, pour aborder les questions de l'action, du devoir, de la responsabilité, du lien humain. Dans une étude synthétique et récapitulative consacrée aux penseurs japonais inspirés par la phénoménologie, Bernard Stevens replace dans leur contexte historique les débats de l'Ecole de Kyôto, sans dissimuler certains de leurs partis pris idéologiques, et explore les rapports qu'ils entretiennent avec la phénoménologie allemande. L'article de Sylvain Isaac se consacre, quant à lui, à la personnalité philosophique sans doute la plus marquante de ce mouvement, qui en est aussi le fondateur, Nishida Kitarô. Il examine la manière dont celui-ci transforme en profondeur l'intentionnalité husserlienne dans le cadre d'une phénoménologie non-égologique de " l'expérience pure ".
Nombre de pages
96
Date de parution
30/08/2003
Poids
115g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707318473
Titre
Philosophie N° 79 - 1er septembre 2003 : Phénoménologie japonaise
Auteur
Watsuji Tetsurô ; Stevens Bernard ; Isaac Sylvain
Editeur
MINUIT
Largeur
135
Poids
115
Date de parution
20030830
Nombre de pages
96,00 €
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Fûdo est l'oeuvre la plus connue de Watsuji Tetsurô. Publié en 1935, sans cesse réédité au Japon,traduit dans les grandes langues occidentales (anglais, espagnol, allemand?) ainsi qu'en Chine eten Corée, ce livre magistral était jusqu'alors inconnu du public français. Fûdo est un essai sur la relation des cultures avec leur cadre géographique, envisagé notamment sous l'angle du climat. Si, à première vue, on peut ainsi le rattacher à la théorie de l'influence des climats, le point de vue de Watsuji est radicalement neuf. Ecartant d'emblée le déterminisme environnemental, qui considère en principe de l'extérieur le rapport entre nature et culture, il veut saisir de l'intérieur la manière dont les sujets humains vivent leur environnement, et comment ils expriment cette relation. Une plongée sensible et intuitive dans le vécu des milieux humains, des fraîches matinées du printemps japonais aux sombres journées d'hiver de l'Europe occidentale, en passant par les plaines immenses de la Chine du Nord, la moiteur des nuits de Singapour, les montagnes décharnées du désert arabique, les eaux trop « arides » de la Méditerranée...
Résumé : Watsuji Tetsurô (1889-1960) est l'un des plus grands noms de la philosophie japonaise contemporaine. Fûdo, son oeuvre phare, analyse la relation spécifique entre cultures et environnement... Watsuji Tetsurô (1889-1960) est l'un des plus grands noms de la philosophie japonaise contemporaine. Fûdo, son oeuvre phare, analyse la relation spécifique entre cultures et environnement. Le point de vue de Watsuji est radicalement neuf. Ecartant le déterminisme environnemental, qui considère de l'extérieur le rapport entre nature et culture, il se place au contraire d'un point de vue herméneutique : c'est de l'intérieur qu'il saisit la manière dont les hommes vivent leur environnement et comment leurs créations expriment cette relation. Watsuji fait là oeuvre de pionnier. Outre sa construction théorique, que cristallise le concept révolutionnaire de fûdosei (médiance), le texte de Watsuji est une extraordinaire plongée intuitive dans le vécu des milieux humains, des fraîches matinées du printemps japonais aux mornes journées d'hiver de l'Europe occidentale, en passant par les plaines immenses de la Chine du Nord, la moiteur des nuits de Singapour, les montagnes décharnées du désert arabique, les eaux trop "? arides ? " de la Méditerranée...
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d'un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l'amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s'offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d'Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu'en Floride. Le seul lien entre les personnages est l'événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l'illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d'abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l'anonymat.
Dionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.