Warrell Ian ; Loske Alexandra ; Townsend Joyce-H ;
HAZAN
32,55 €
Épuisé
EAN :9782754109413
Catalogue officiel de l'exposition Turner et la couleur à l'Hôtel de Caumont, Aix-en-Provence du 4 mai au 12 septembre 2016. Cette exposition ira ensuite au Turner Contemporary, Margate (Angleterre), du 7 octobre 2016 au 8 janvier 2017. La vie de Joseph Mallord William Turner (1775-1851), "le peintre de la lumière", se caractérise par une entière dévotion à son art. Insatiable voyageur parcourant l'Europe en solitaire, créateur d'effets de lumière et de couleur qui mettent somptueusement en scène les éléments naturels, Turner, considéré comme le précurseur de l'impressionnisme, règne sans conteste sur le paysage de la peinture anglaise du XIXe siècle. En partenariat avec la Tate Britain à Londres et le Turner Contemporary à Margate, l'exposition et le catalogue qui l'accompagne proposent de redécouvrir l'art de Turner à partir de ses explorations et de ses recherches autour de la couleur. Car la couleur est l'essence même de son art. Ses tonalités vibrantes, qu'il a parfois poussées à l'extrême, ont été un élément crucial de sa réussite en tant qu'artiste. Pourtant, aucune des expositions qui lui ont été consacrées n'a exploré ce rapport fondamental. En plaçant la couleur au cour de cette manifestation, il s'agit d'approcher la vie et la création de l'artiste sous un angle nouveau, en soulignant son intérêt pour les avancées de la théorie de la couleur et sa volonté d'adopter et d'exploiter de nouveaux matériaux. Regroupant une centaine d'huiles et d'aquarelles, dont plusieurs ensembles réunis pour la première fois, le parcours retracera les évolutions subtiles de la palette du peintre à travers les époques et au gré de ses voyages, de Londres au Yorkshire, de la France à l'Italie. Ce parcours commence par le passage obligé de sa confrontation avec l'esthétique des maîtres anciens, que Turner a très tôt cherché à dépasser. Mais le cour de l'exposition se consacre aux répercussions sur son ouvre des techniques expérimentales. Ses premiers succès coïncident avec le couronnement du naturalisme chez les paysagistes britanniques, ce qui le conduit à éclaircir sa palette tout en adaptant sa manière de peindre. Dans cette même décennie, Turner retranscrit sur ses toiles les innovations qu'il a découvertes en pratiquant l'aquarelle. Non moins essentiels pour son ouvre sont les développements des théories scientifiques de la lumière et de la perception des couleurs, à commencer par celles de David Brewster, George Field et Mary Somerville, contemporaines des écrits de Goethe. La mise au point de nouveaux pigments est également un défi pour le peintre. En faisant appel à des techniques inexplorées, Turner choisit d'éblouir ses contemporains, non sans imprudence, parfois au détriment de la pérennité de ses coloris. Il doit ainsi une part de sa réputation, de sa célébrité même, à l'utilisation du jaune de chrome, disponible dans les années 1820, qui donne à ses couchers de soleil un lustre doré. L'évolution dans son ouvre de l'un de ces nouveaux pigments sera examinée pour la première fois à travers une série d'études exécutées lors d'un passage sur la côte méditerranéenne, entre Marseille et Gênes. Ces petits formats saisissants, qui anticipent la palette des fauves, ont très rarement été exposés, et jamais dans leur ensemble. Cette série sera à n'en pas douter une révélation.Dans les dernières années de sa vie, l'art de Turner connaît une double évolution : s'il continue à traiter la couleur d'une manière originale et audacieuse, il compose en parallèle des tableaux et des aquarelles peints dans une palette bien plus restreinte, presque monochrome, inspirée de son admiration pour les grands marinistes du xviie siècle. Certaines de ses plus belles expérimentations dans ce registre datent de ses séjours dans la station balnéaire anglaise de Margate, dans le Kent : "Il connaissait la couleur des nuages au-dessus de la mer, de la baie de Naples jusqu'aux Hébrides. Un jour qu'on lui demanda où il était possible en Europe d'admirer les plus beaux cieux, il répondit sans hésiter : à l'île de Thanet (à la pointe de Margate)." Coédition Hôtel de Caumont/Editions Hazan.
Bien avant que les impressionnistes commencent à peindre les rives de la Seine, Turner en avait déjà défini une première vision pour sa génération. La série de dessins et aquarelles, qu'il réalisa sur les bords du fleuve, entre 1802 et le début des années 1840, lui a valu l'admiration de Pissarro, de Monet et de Proust. L'ensemble de ces ?uvres aux couleurs vibrantes, publiées, pour une part, sous forme de quarante gravures en 1834 et 1835, constitue le sujet de cet ouvrage. Parcourant la Seine, Turner en observe les différents aspects. Il s'attache plus particulièrement à certains sites, dont ceux du Havre, de Rouen et de Paris. Son travail, respectueux de la leçon des grands paysagistes français, témoigne d'un regard empreint de modernité. Il fixe ainsi les navires à vapeur, innovation récente dans le transport fluvial. Outre ce nombre important de dessins et aquarelles, quelques esquisses à l'huile sont ici réunies. Elles sont aujourd'hui identifiées comme issues de ces voyages le long de la Seine, ce qui constitue une découverte nouvelle.
Joseph Mallord William Turner (1775-1851) est aujourd'hui considéré comme le plus grand - car le plus novateur, sans doute - des peintres anglais de paysages et l'un des maîtres de la peinture européenne au XIXe siècle. En effet, il a su opérer dans ses tableaux, et particulièrement dans ses oeuvres ultimes, un dépassement radical de la forme et de la fonction classiques du paysage par une dilution dans la lumière. "Oui, mon style, c'est l'atmosphère", a-t-il pu déclarer! Cependant, ce révolutionnaire est aussi bien un héritier, un continuateur et un compagnon de route. La profonde singularité de son oeuvre s'est en effet constamment nourrie de son dialogue avec les autres peintres, tant les maîtres anciens que ses contemporains. L'exposition "Turner et ses peintres" - fruit et aboutissement des travaux de nombreux chercheurs depuis plusieurs années - propose pour la première fois une remarquable confrontation entre l'artiste britannique et "ses" peintres. Dans ce catalogue, on trouvera en regard de ses productions les oeuvres des maîtres qui l'ont inspiré - Claude Lorrain, évidemment, mais encore Canaletto, Poussin, Rembrandt, Rubens, Ruisdael, Téniers, Titien, Watteau -, ainsi que celles de ses contemporains, Bonington, Constable, Girtin et Wilkie.
L'histoire et la légende des samouraïs se mêlent étroitement, mais c'est à travers l'image que leur identité de guerriers et d'hommes de lettres se révèle avec le plus d'éclat. Des rouleaux peints du xiiie siècle jusqu'aux estampes, dans la centaine d'oeuvres rassemblées ici, leurs exploits et leur héroïsme sont mis en scène avec une virtuosité et un sens du drame comparables à ceux des plus grands films de guerre. On est émerveillé par l'art de Hokusai, de Kuniyoshi et de Yoshitoshi pour représenter les combats et par le réalisme des armes, casques, armures et vêtements dans leurs dessins. On découvre les onnabugeisha, femmes combattantes qui, elles aussi, excellaient dans l'art de la guerre et maniaient le naginata et le katana. Philippe Charlier nous raconte leurs histoires et nous invite, en médecin légiste et anthropologue spécialiste des rites funéraires, à explorer les secrets de leur vie et de leur mort grâce, notamment, à l'étude de leurs squelettes.
Henri Rousseau (1844-1910), dit le Douanier Rousseau, occupe une place singulière dans l'histoire de l'art moderne. Autodidacte, longtemps moqué et marginalisé, il est aujourd'hui considéré comme le précurseur de l'art naïf. Son style se distingue en effet par des formes simplifiées, par des couleurs vives et par l'absence de perspective traditionnelle. Loin des académismes de son époque, il a créé un monde poétique, à la fois innocent et mystérieux. Célèbre pour ses jungles luxuriantes, Rousseau l'est aussi pour ses paysages où volent parfois dans le ciel d'étranges engins, confrontant à ses compositions une dimension surréaliste avant l'heure. Il l'est encore pour ses singuliers portraits de groupe ou d'enfants, qui semblent comme figés dans le temps. Admiré par les avant-gardes, qui ont vu en lui un visionnaire capable d'exprimer l'inconscient, le Douanier Rousseau est aujourd'hui célébré comme un pionnier de la modernité. La collection L'Art en lumière propose une exploration de l'oeuvre des plus grands peintres dans un format raffiné, sublimé par une reliure luxueuse associant toile soyeuse, titre et jaspage métalliques miroitants. Chaque ouvrage met "en lumière" le travail de l'artiste et les moments clefs de sa carrière. Une soixantaine d'oeuvres sont accompagnées, pour les plus emblématiques d'entre elles, d'une courte notice explicative. Le lecteur est ainsi invité à une véritable visite guidée au coeur de la création.
Ce carnet s'inspire au plus près de la forme traditionnelle des carnets d'estampes originaux que publiaient les grands maîtres de l'estampe japonaise comme Hokusai ou Hiroshige. Grâce à ce système de feuilles doublées et cousues, le confort d'écriture est inégalé.
Ce carnet s'inspire au plus près de la forme traditionnelle des carnets d'estampes originaux que publiaient les grands maîtres de l'estampe japonaise comme Hokusai ou Hiroshige. Grâce à ce système de feuilles doublées et cousues, le confort d'écriture est inégalé.
Résumé : Si Johannes Vermeer, surnommé le "Sphinx de Delft" par le Français Théophile Thoré-Bürger, est aujourd'hui la figure de proue du Siècle d'or hollandais, il ne fut pas le seul à avoir donné ses lettres de noblesse à la peinture de genre. "Représenter ce qui est" fut le leitmotiv de tout un groupe de peintres des Provinces-Unies au XVIIe siècle : Rembrandt, Gerard Dou, Jan Steen, Gerard Ter Borch, Pieter De Hooch et Gabriel Metsu -, pour ne citer que les plus grands de ce courant artistique à part entière. Avec des portraits, scènes de genre, paysages et natures mortes, c'est la simple réalité du quotidien qui s'invita sur les toiles de ces nouveaux maîtres. Grâce à des rapprochements entre les chefs-d'oeuvre des différents artistes du Siècle d'or hollandais, cet album vous invite à découvrir à travers plusieurs thématiques (le portrait, le clair-obscur, la lettre, la musique...) à quel point ces peintres s'inspiraient mutuellement. Le style, le sujet, la technique et la composition se répondent d'un maître à l'autre, mais la virtuosité et la profondeur poétique des tableaux de Vermeer dépassent le talent de ses confrères.
Peintre courtisan, peintre des corps, peintre de l'insolence, peintre du regard? Arrivé à Rome à la fin du xvie siècle, Caravage se fait tout de suite remarquer, subjuguant par ses figures de musiciens ou de tricheurs, et bientôt par ses images sacrées qui sidèrent par leurs mises en scène renversantes et l'efficacité de leur clair obscur. En une vingtaine d'années, il bouleverse les codes, impose ses visions profanes et religieuses et devient l'artiste le plus connu et le mieux payé de son temps. Et si sa réputation de mauvais garçon de la peinture baroque, voyou et irascible, qui est encore la sienne, n?était qu'une légende, nous empêchant d'appréhender la force créatrice et novatrice qui réside en ses euvres ...La forme originale de ce coffret permet de plonger au ceur de l'art de Caravage : accompagné d'un livret explicatif comprenant une introduction générale et des commentaires détaillés, il contient un livre «en accordéon» tout en images, qui déploie près d'une cinquantaine d'euvres, tableaux de chevalet et compositions monumentales, dont les gros plans révèlent et magnifient la puissance dramatique.Notes Biographiques : Historienne de l'art, Valérie Mettais est l'auteure de plusieurs ouvrages sur la peinture et les écrits d'artistes. Aux Éditions Hazan, elle a publié une Histoire vivante de l'impressionnisme (2021), ainsi que les coffrets de la collection « L'essentiel » Klimt, Turner, Van Gogh, Bosch, L'Impressionnisme, Caravage et Bonnard.