1739. Militaire et diplomate, le marquis de la Chétardie – gentilhomme de petite noblesse protégé par le cardinal Fleury – s'est élevé aux plus hautes fonctions et a ainsi été le premier ambassadeur revêtu de ce caractère à être envoyé en Russie. Il y a été mêlé à toutes sortes d'intrigues ; politiques, curiales, voire amoureuses, et a notamment pris part au coup d'Etat ayant renversé Ivan VI pour placer Elisabeth sur le trône. Cela lui aura valu une popularité intense, mais brève, auprès des gardes Preobrajensky. Après s'être immiscé de manière intempestive dans la guerre russo-suédoise, il est revenu en France puis a fait en Russie un deuxième séjour qui s'est terminé dans l'humiliation, et il a finalement été expulsé de l'empire des tsars "?comme un valet de ferme?". A travers sa carrière diplomatique, sa correspondance avec les ministres et ses collègues ambassadeurs, sa participation aux guerres de successions de Pologne et d'Autriche, et celle de sept ans (au cours de laquelle il est décédé à Hanau), c'est toute la politique extérieure de Louis XV et de ses alliances qui s'étale sous nos yeux et sur laquelle le marquis a tenté de laisser sa marque. Dans cet ouvrage instructif et pertinemment élaboré, les cours russes et françaises du XVIIIe?siècle se dévoilent avec clarté et précision à travers une réflexion savamment structurée illustrant bien les enjeux politiques et culturels qui se jouaient à cette époque. Riche de références et de détails, cette oeuvre cristallise une véritable plongée historique, qui enseigne autant qu'elle divertit. Le Dr. Jean-Fred Warlin nous offre ici son deuxième ouvrage, après avoir attendu la fin de sa carrière de chirurgien viscéral pour s'adonner à son violon d'Ingres, l'Histoire. Il avait dès lors poursuivi de nouvelles études, sous la direction du Pr. Bély et sous l'autorité duquel il a brillamment passé licence, master et thèse. Passionné par le XVIIIe?siècle, son premier ouvrage était consacré à Jean-Pierre Tercier, pivot discret du "?Secret du Roi?" – personnage méconnu dont le rôle avait été aussi capital que le souvenir oublié. Son nouveau "?héros?" (les deux ont d'ailleurs correspondu) est moins effacé, plus truculent, mais il nous donne l'occasion de retrouver des personnages plus ou moins flamboyants, tels les comtes de Broglie ou de Saint-Séverin, le marquis de Breteuil, Alexis Bestoutcheff-Rioumine, le maréchal de Richelieu, Frédéric II de Prusse, mais aussi Voltaire, Grimm, Diderot ou Falconet.
Nombre de pages
688
Date de parution
05/08/2020
Poids
952g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782823128727
Titre
Représenter la France à la cour des Tsarines
Auteur
Warlin Jean-Fred
Editeur
PERSEE
Largeur
156
Poids
952
Date de parution
20200805
Nombre de pages
688,00 €
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Héritier présomptif du duché de Savoie, Victor-Amédée de Savoie-Carignan (1690-1741) aurait pu accéder au trône, mais la naissance tardive d'un héritier direct l'écarte du pouvoir. En 1718, il fuit sa patrie et s'exile à Paris, où il mène une vie dissolue. Pourquoi cet homme, si proche du trône, a-t-il tout abandonné ? A travers une enquête rigoureuse, cet ouvrage dévoile le destin tumultueux d'un prince oublié, tiraillé entre ses origines royales et ses aspirations personnelles. Il révèle également son rôle souvent oublié de mécène, notamment auprès de Rameau, et son influence dans le paysage culturel du XVIII siècle. Un portrait nuancé d'un prince méconnu, entre grandeur et chute, dans le tumulte politique et culturel du XVIII siècle.
Personnage peu connu, et qui mérite de l'être, Jean-Pierre Tercier a connu une ascension sociale inhabituelle. Petit-fils d'un vacher suisse qui peinait à nourrir les bouches de sa nombreuse famille, il naît en France où s'est exilé son père. Il y fait des études brillantissimes qui lui ouvrent les portes des cabinets ministériels, des sociétés savantes, et surtout de l'antichambre de Louis XV, qui en fera le chef de son Secret. Cet homme aussi discret que secret, qui a été mêlé aux plus grands évènements de son temps (deuxième élection de Stanislas Leszczynski, paix d'Aix-la-Chapelle), a vu sa carrière brisée par la seule imprudence qu'il ait commise de sa vie : celle, en sa qualité de censeur royal, d'avoir fait confiance à un philosophe et d'avoir donné "à l'usure" son imprimatur à son ouvrage. Ayant perdu par l'intrigue son poste de premier commis, il n'en remplira pas moins ses rôles de diplomate, de courroie de transmission entre les agents du Secret, d'académicien des Belles-Lettres, de directeur du chiffre, de dispensateur des subsides, etc. Pétri de qualités, ayant "la Pologne au coeur", depuis l'âge de 25 ans et son incarcération par les Moscovites, il a travaillé au-delà de l'humain pour donner à ce pays un roi et des institutions qui le préservent de ses prédateurs ; du moins est-il mort avant de voir ceux-ci, Frédéric et Catherine, démembrer ce pays, dont il parlait la langue et comprenait les aspirations.
Comment choisir ses cosmétiques ? Que signifient les labels ? Les parabènes sont-ils vraiment dangereux ? Les produits chers sont-ils meilleurs ? Faut-il privilégier le bio ? Dans cette enquête, Ariane Warlin vous emmène à la découverte des secrets bien cachés des cosmétiques et vous aide à comprendre les rouages marketing d'une industrie aujourd'hui toute-puissante. Additifs, perturbateurs endocriniens, allergènes... La composition des cosmétiques a de quoi déconcerter, tout comme la réglementation en vigueur. Apprenez à décrypter les étiquettes si prometteuses du marché de la beauté, à ne plus vous faire avoir par le marketing ou encore à identifier les produits réellement toxiques. Véritable mine d'informations sur l'état actuel de l'industrie cosmétique et riche de conseils pour ne plus en être victime, cet ouvrage vous permettra de mieux comprendre pour mieux choisir.
Lieu de chapitres importants de notre Histoire, musée le plus visité au monde, le Louvre fascine. Ce texte révèle une réalité peu reluisante. À commencer par son Directeur: Henri Loyrette. Le texte dévoile ses abus et la tyrannie dont il fait preuve. Vous découvrirez aussi que l'Institution est un lieu où le harcèlement moral a conduit à de nombreuses démissions; que des procès sont passés sous silence. L'auteure fait aussi état des oeuvres juives spoliées durant la seconde guerre mondiale, que le musée traîne à restituer. À cela s ajoute l'ambivalence de l'Etat vis-à-vis du musée. Se désengageant financièrement, il le contraint à être plus indépendant, alors même qu'il continue à l instrumentaliser. Il s'agit donc d'une véritable manipulation de la culture par le politique et l'économique qui est dénoncée ici, et ce aux frais des contribuables Français. Cet état de fait est encore plus interpellant car le Louvre est un véritable modèle pour l'ensemble des musées français et internationaux.
Marthe jouait l'innocente... Marie toussota à nouveau. - Allons, allons, tu ne nous as pas tout dit. Marthe souriait, ménageant ses effets. - Oui, il y a quelque chose de spécial et d'assez rare... un tatouage sous l'aisselle gauche ! - Tu es certaine ? fit Berthe qui en était bouche bée. - Absolument ! C'est très ancien mais c'est un tatouage caractéristique. Dans un silence devenu un peu oppressant, Emilienne dit tout haut ce qu'elles pensaient toutes tout bas. - Son groupe sanguin ? - Oui ! A la tombée de la nuit, dans le bois des Corbeaux, Pierre et Anne, en pleine promenade romantique, assistent médusés à l'enterrement très discret d'un tapis pouvant contenir un corps. Il s'agit du cadavre d'un homme âgé qui apparemment s'est très bien entretenu physiquement et dont le décès n'a rien de naturel. A partir de ce cadavre mystérieux, Marthe, Berthe, Emilienne et Marie vont tenter de renouer les fils de son existence, ce qui les amènera à la découverte de toiles volées quelque cinquante ans plus tôt.
La phaléristique étudie les ordres et les décorations généralement portés avec un ruban. Phalériste depuis quarante ans, l'auteur a souhaité innover en associant la psychologie sociale à cette discipline méconnue. Quasi universel, le fait de décorer résulte de moeurs séculaires, tout comme son phénomène somme toute marginal de s'accaparer l'image d'une vedette. En 1895, la France aurait compté deux chancelleries de la Légion d'honneur, une officielle et une officieuse. La seconde vagabondait du boulevard au faubourg. Elle s'adressait à tout le monde, des premiers rôles aux comparses d'une troupe si peu homogène et si puissante qu'on appelait le public. Et de nos jours ? En investiguant cette curieuse sentence, l'auteur a essayé de comprendre comment l'attribution des ordres de mérite en France, en Belgique et ailleurs, concrétiserait aussi les rapports entre des dirigeants, des "vedettes" , et leur public. A l'aide d'innombrables exemples puisés dans la littérature et dans l'actualité, il a ainsi cherché à en retracer l'origine et l'évolution. Un sujet fascinant préfacé par Stéphane Bern. Eric Maria Tripnaux-Monin a mené l'essentiel de sa carrière dans les métiers de la communication au profit de l'armée belge, mais aussi d'organisations multinationales en France et ailleurs. Il l'a conclue à la tête de la chaire de leadership de l'Ecole royale militaire à Bruxelles. Ses publications et conférences en matière de phaléristique sont appréciées dans de nombreux pays.
C'est l'histoire d'un homme, autrefois marxiste et ensuite catholique, qui choisit de se convertir au polythéisme gréco-romain. Le propos est-il à prendre au sérieux ou s'agit-il d'un canular destiné à nous égarer ? L'auteur brouille les pistes entre souvenirs personnels, informations historiques et considérations théologico-philosophiques. Ce sera au lecteur de trancher. A lui de décider de prendre au sérieux ou non les prières parfois touchantes, les invectives coléreuses ou les badinages insignifiants que l'auteur adresse à la mystérieuse Minerve. A lui de conclure s'il a affaire à un doux cinglé, à un vrai polythéiste de notre temps ou à un aimable plaisantin. Peu importe le ton, cette conversion nous invite à nous interroger sur la nature et les mythes fondateurs des religions. Né en 1953 à Bruxelles, Paul Simelon est docteur en philosophie et lettres et professeur retraité d'histoire et de latin. Il nous livre ici un ouvrage savoureux au genre indéfinissable et aux consonances atypiques.
Résumé : Mitiku Belachew, né en Ethiopie, a été berger de haute montagne jusqu'à l'âge de 12 ans. Il est devenu un chirurgien de renommée internationale. Ce livre est le récit de son parcours atypique. " C'est un récit à la fois anthropologique, mais aussi une fenêtre ouverte sur la Tradition africaine : il y expose notamment les différentes étapes initiatiques que sont la naissance, le baptême, la mort, avec un accent particulier sur la culture. Son livre est essentiellement un ouvrage sur l'accomplissement personnel, un récit initiatique. Son récit se termine symboliquement par l'ascension du Kilimandjaro à l'âge de 67 ans ". (Olivier Parks). " Quoi de plus original que ce parcours, depuis la vie de berger en Ethiopie, loin de l'école mais si près de la nature, des animaux et des gens, jusqu'à cette "explosion intellectuelle", d'abord dans les études, ensuite dans le travail par son invention de la technique de pose d'un anneau par laparoscopie. C'est peu banal, et très peu courant ! De plus, cette double appartenance à deux cultures si différentes permet à l'auteur de se construire une philosophie de vie très lucide et en même temps très active ". (André Dugaillez).