Le monde a commencé par la beauté : il n'y a pas de " brouillons " de Lascaux, ni de grotte Chauvet "mal dessinée". C'est tout de suite la beauté. Pourquoi ? Et pourquoi la première représentation est-elle la main et l'animal ? François Warin nous entraine ainsi dans une merveilleuse méditation sur la beauté. La beauté est ce qui nous reste quand le reste a disparu. Le beau qui ravit et ravage, ce qui se manifeste avec une force éclatante, était bien là dès le début, au commencement. Et c'est ce qui nous reste du commencement. La découverte de l'art paléolithique, de Chauvet et de Lascaux, est un moment de rupture et de surgissement. L'idée de progrès dont notre civilisation pouvait s'enorgueillir a été retourné comme un gant, et les assises mêmes de l'homme occidental bouleversées. La première manifestation, les premières mains du " premier homme ", étaient déjà des " mains d'or ", et c'est la splendeur de l'animalité qu'elles avaient choisie de représenter. En regardant leurs mains étalées et offertes, qui ne montrent, ne prennent, ne saisissent rien et peut-être ne signifient rien, nous sommes devant la bouleversante énigme qui est au coeur du livre de François Warin
Date de parution
01/10/2020
Poids
118g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782363082299
Titre
Au commencement, la beauté. De Chauvet à Lascaux
Auteur
Warin François
Editeur
ARLEA
Largeur
126
Poids
118
Date de parution
20201001
Disponibilité
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Au détour des deux derniers siècles. la rencontre de l'art nègre a réveillé l'art européen à une époque ou il se mourait d'une lente amnésie ; mais son entrée au musée a aussi allumé la guerre entre esthétique et anthropologie. La véhémence et la récurrence d'une telle discorde demandaient d'abord une critique et l'énoncé de critères rigoureux permettant de nous repérer dans un paysage nouveau. Mais le goût du plus simple et du plus archaïque, la fouille tenace jusqu'au coeur matériel et maternel des choses qui caractérisent ce qu on appelle les " Arts Premiers ", continuent à travailler l'Art Contemporain, au point de constituer, peut-être plus insistant que les autres. Lin signe des temps. Le continent africain resté encore pour beaucoup " un grand trou sur la carte du monde " (Sartre) est pourtant le lieu natal de l'humanité : mais c'est seulement dans les oeuvres auxquelles il a donné naissance que se manifeste la puissance de son génie. En elles s'abrite le secret de l'identité noire et pour une part celle de l'Occident. C est à une généalogie de cette passion de l'origine que ce texte est d'abord consacré.
L'art est fait pour troubler " et la beauté arrête et appelle le silence ; parler sur l'art ne serait-il pas alors une vaine prétention ? La volonté, peut-être, d'en finir avec la présence irrécusable et gratuite de l'oeuvre et de l'intégrer dans le réseau rassurant des discours ? Peut-on d'ailleurs parler de l'art ? À partir de quand et pourquoi l'" art " apparaît-il comme concept ? Si l'art est une expérience de l'extrême, n'est-il pas en même temps la seule expérience à se donner pour ce qu'elle est : une illusion, un jeu, un simulacre ? Et pourtant l'art n'a-t-il pas aussi un effet de vérité ? C'est à ces questions et à d'autres qu'est consacré cet ouvrage qui vise simplement à souligner le caractère énigmatique de l'art : moins que jamais, l'art, aujourd'hui, ne va de soi.
L'art est fait pour troubler " et la beauté arrête et appelle le silence ; parler sur l'art ne serait-il pas alors une vaine prétention ? La volonté, peut-être, d'en finir avec la présence irrécusable et gratuite de l'?uvre et de l'intégrer dans le réseau rassurant des discours ? Peut-on d'ailleurs parler de l'art ? A partir de quand et pourquoi l' " art " apparaît-il comme concept ? Si l'art est une expérience de l'extrême, n'est-il pas en même temps la seule expérience à se donner pour ce qu'elle est : une illusion, un jeu, un simulacre ? Et pourtant l'art n'a-t-il pas aussi un effet de vérité ? C'est à ces questions et à d'autres qu'est consacré cet ouvrage qui vise simplement à souligner le caractère énigmatique de l'art : moins que jamais, l'art, aujourd'hui, ne va de soi.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
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