Un jour de 2007, Pam Warhurst assiste à une conférence sur l'état de la planète. Elle écoute les discours se succéder et pense : "Ca fait des années que j'entends les gens dire que la planète va mal, que l'économie va mal, mais je ne vois jamais personne faire quoi que ce soit..." Pam habite Todmorden, une ville du Nord de l'Angleterre qui a subi de plein fouet la désindustrialisation. Elle cherche ce qu'elle pourrait faire pour aider à résoudre le problème, lorsque lui vient une idée : pourquoi ne pas proposer aux habitants de planter des légumes en pleine ville ? N'importe où, dans des bacs, dans des parcs... Et si changer la société commençait simplement par nous parler et faire pousser notre nourriture ? En quelques mois, puis quelques années, elle va sans le savoir lancer un mouvement qui se répand bientôt dans quatre-vingts autres villes du Royaume-Uni, plus de quatre cents en France et des centaines d'autres dans le monde. Un mouvement qui, au travers de l'alimentation, propose de relocaliser l'économie et le pouvoir. Des visiteurs viennent désormais du Japon, d'Australie, d'Afrique pour analyser le phénomène. Cet ouvrage raconte, de l'intérieur, l'histoire de ces personnes toutes simples, qui, en se rassemblant aussi joyeusement qu'intelligemment, ont inspiré une dynamique mondiale qui n'a pas fini de faire parler d'elle...
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Court échange très intéressant et initiateur de réflexions avec la journaliste économique Salomé Saqué et l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, chef de The Shift Project, autour de la question écologique et de la jeunesse. Malgré leurs différences de points de vue parfois, les deux intervenants se rejoignent sur de nombreux aspects et invitent, par cet échange enrichissant, à une lutte intergénérationnelle et intersectionnel pour changer les choses.
La nature menacée devient menaçante : notre excès de contrôle nous a fait perdre le contrôle. Il va maintenant falloir vivre dans un monde fluctuant, c'est-à-dire inventer la civilisation de la robustesse, contre la performance." Olivier Hamant Face aux bouleversements du monde en cours et à venir, le développement durable, entre géo-ingénierie contreproductive et tout-électrique mal pensé, crée de nombreux futurs obsolètes. Émergent alors les contremodèles de la décroissance et de la sobriété heureuse, nettement mieux alignés avec le monde qui vient. Mais la frugalité peut-elle réellement mobiliser ? Ne risque-t-elle pas non plus de se réduire à d'autres formes d'optimisation ? Et si, pour être sobre et durable, il fallait d'abord questionner une valeur nettement plus profonde : l'efficacité. Le monde très fluctuant qui vient appelle un changement de civilisation. Ce chemin demande surtout de valoriser nos points faibles et inverse toutes les recettes.
Et si notre culture occidentale avait presque disparu et qu’un anthropologue jivaro essayait d’en sauvegarder la mémoire en analysant le mode de vie de ses derniers représentants ? Et si les débats politiques portaient sur la réintroduction de l’anthropophagie rituelle plutôt que sur l'économie ? Ou encore qu’un groupe de mésanges se transformaient en activistes écologistes punk ? Toutes ces idées et bien d’autres encore se retrouvent dans les trois tome du « Petit traité d’écologie sauvage » réunis dans une belle intégrale. Inspiré par les travaux de Philippe Descola, ce roman graphique profondément comique permet de sensibiliser à des enjeux écologiques et sociétaux importants.
J'ai écrit ces textes dans la fièvre d'une année qui ne nous a laissé aucun répit. Une sorte de journal de lutte, pour nous redonner de l'énergie, de l'élan. Dire que tout n'est pas foutu. Il y est question de désobéissance civile, d'écologie politique, de démocratie, d'algorithmes, de capitalisme, de plastique, de poissons morts, de crottes de chien, de stratégies pour faire tomber un pipeline ou un dictateur, mais aussi de poésie, de santé mentale, de Beatles et d'amour. Parce que les petits gestes ne suffisent pas, parce que le système est pipé, mais qu'on peut encore essayer de changer les règles du jeu".