Balance des discours. Traités philosophiques, Edition bilingue français-chinois
Wang Chong ; Zufferey Nicolas
BELLES LETTRES
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EAN :9782251450278
La Balance des discours (Lunheng) est l'une des grandes sommes philosophiques de la Chine ancienne. Elle consiste en un recueil de 85 traités rédigés par le lettré Wang Chong (27-97?), l'un des principaux penseurs de la dynastie Han (206 av. J.-C.- 220 apr. J.-C.). Le but avoué de Wang Chong est la « lutte contre l'erreur » : dans ses traités, il s'en prend à toutes sortes de conceptions qui ont cours de son temps, que ce soit les idées de penseurs anciens, l'idéologie officielle de l'Empire ou des croyances plus largement partagées. Dans sa critique, il mobilise, outre son bon sens et ses qualités d'observation, une immense érudition, multipliant les arguments et les exemples, ce qui fait de la Balance des discours non seulement une oeuvre philosophiquement importante en tant que telle, mais aussi une véritable encyclopédie des savoirs de la Chine ancienne. La présente anthologie propose la traduction de vingt traités importants d'un point de vue philosophique. Wang Chong y aborde des questions centrales de la pensée chinoise ancienne, comme celle de la nature humaine ou de la destinée. Il traite de toutes sortes d'histoires et légendes rapportées par les anciens textes, n'hésitant pas à les critiquer même lorsqu'elles peuvent se réclamer de l'autorité des plus grands auteurs ; il se permet d'ailleurs de mettre en doute l'infaillibilité des Classiques du confucianisme eux-mêmes. Il s'en prend nommément à quelques-uns des penseurs de l'époque pré-impériale, et à Confucius lui-même, en des termes sévères, dans un traité, « Questions à Confucius », qui valut à Wang Chong d'être sévèrement condamné plus tard par les confucianistes bien-pensants.
Nombre de pages
896
Date de parution
06/12/2019
Poids
780g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782251450278
Titre
Balance des discours. Traités philosophiques, Edition bilingue français-chinois
Auteur
Wang Chong ; Zufferey Nicolas
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
127
Poids
780
Date de parution
20191206
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Wang Chong (27-97 ?) est l'une des figures les plus originales de la philosophie chinoise. Dans son ouvrage magistral, le Lunheng (" Discussions critiques "), il passe en revue les conceptions de son temps. Alors que dans leur majorité les penseurs chinois se préoccupent en priorité de morale, Wang Chong se donne un programme d'ordre épistémologique : la " lutte contre l'erreur et le mensonge ", tel est son but. Ses contemporains croient en une vie après la mort; lui prouve que la pensée ne peut survivre à la corruption du corps. Eux courent après les immortels et les recettes de longue vie ; lui montre que cette quête est vouée à l'échec. Eux sont friands de prodiges et de surnaturel ; lui ramène l'extraordinaire à l'ordinaire, explique les phénomènes apparemment les plus merveilleux de manière simple. Eux considèrent l'homme comme le héros de l'univers, comme l'enfant chéri du Ciel ; lui en fait un pou sous un ciel sans conscience. Esprit farouchement indépendant, il s'insurge contre la docilité des lettrés de son temps, qui n'osent interroger les grands modèles du passé : il se permet de critiquer Confucius, ce qui lui vaudra l'ire de générations de confucianistes bien pensants. Wang Chong débarrasse la philosophie de son temps de ses scories, et, même si son entreprise critique n'atteint que partiellement son but, il nous propose, en définitive, un miroir poli, une version épurée de la pensée chinoise ancienne. Par son sens critique et sa méthode, Wang Chong occupe une place à part dans la pensée chinoise, comme le démontrent les extraits du Lunheng proposés ici pour la première fois en traduction française.
La Balance des discours(Lunheng) est un recueil d'essais du penseur des Han orientaux, Wang Chong (27-100?). Le but de l'auteur était de mettre sur la balance les opinions et les moeurs de son temps pour inciter les hommes à plus de sagesse et de bon sens. Avec Wang Chong, on pénètre au coeur de la mentalité des lettrés des Han, de leurs habitudes et des mouvements d'idées qui les agitaient. Ses connaissances encyclopédiques, son sens de l'observation et son goût de l'exemple concret font aussi de l'ouvrage un réservoir inépuisable d'informations sur la culture et la société chinoises anciennes. Les vingt-cinq traités traduits dans la présente anthologie sont organisés autour de trois thèmes, destin, providence et divination, qui forment un ensemble cohérent. Il est difficile en effet d'aborder la question du destin chez Wang Chong sans empiéter sur le terrain de la providence, ni de parler des présages indépendamment de sa conception de l'action du Ciel dans le monde, de même que ses vues sur la divination et la magie ne peuvent se comprendre sans faire appel à sa théorie du destin. La mise à l'index de la Balance des discours au XIIe siècle par les lettrés des Song sous la double accusation d'un manque de révérence à l'égard de Confucius et d'une complaisance affichée pour le taoïsme en a fait un écrit souvent qualifié de marginal. Redécouvert au XXe siècle, Wang Chong passe dès lors pour le champion d'un rationalisme critique à la chinoise. Par-delà les excès de l'ère maoïste où il est érigé en parangon du matérialiste anti-confucéen, sa défiance à l'égard des idéologies, son pessimisme teinté d'ironie, sa philosophie vitaliste enfin et son rejet de toute intelligence divine: tout cela confère à ses écrits un pouvoir décapant qui les rend attractifs et finalement proches de nous.
Selon Wang Chong, grande figure de la Chine ancienne, la vie est un lent et irréversible épuisement du qi (fluide), qui s'achève avec la mort. Notre vie comme notre mort nous échappent. Nulle place pour l'immortalité ou une quelconque forme de survie. Qu'il traite du déterminisme du qi, de la réalité des fantômes ou de l'organisation des funérailles, Wang Chong offre une réflexion lucide, débarrassée des superstitions et des peurs.
Dai Dunbang ; Dai Hongqian ; Wang Chonggui ; Xu Yo
Au Bord de l'eau est l'un des quatre grands romans classiques de la littérature chinoise. Issu de la tradition orale, les premières traces écrites de ce récit sont attribuées à Shi Nai'an, et datent du XIVe siècle. L'histoire retrace les aventures de soldats renégats, d'aventuriers et de hors-la-loi épris de justice. Dans la dynastie des Song du Nord, cent huit bandits menés par Song Jiang se révoltent contre la corruption du gouvernement et des hauts fonctionnaires de la cour. Les exploits de chacun, leurs rencontres et leurs combats sont restitués en détails et sublimés par le dessin. Au Bord de l'eau appartient au genre de l'épopée et met en scène le thème de la rébellion, de la justice et de la fraternité, hissant ainsi ce titre au rang d'oeuvre emblématique de la culture populaire chinoise. Une édition audacieuse. Dans les années 1950, l'éditeur des Beaux Arts du Peuple de Pékin entreprend de publier une édition intégrale Au bord de l'eau en lianhuanhua, le media le plus prisé de l'époque : la bande dessinée traditionnelle chinoise. Il fait alors appel à une équipe d'une trentaine de scénaristes adaptateurs, dessinateurs, et calligraphes. Cependant, cette adaptation est peu appréciée du régime, qui freine sa publication et détruit les dessins originaux en 1966. L'éditeur profite du vent de liberté qui souffle après la Révolution Culturelle pour terminer son immense projet. Il fait alors appel aux plus grands dessinateurs chinois de l'époque : de Zhao Rennian, déjà âgé de 66 ans et légende de la bande dessinée, à Ma Cheng, jeune artiste expressionniste à la mode. L'éditeur permet ainsi à 36 artistes d'illustrer Au bord de l'eau sans souci de censure. En 1981, l'oeuvre voit enfin le jour. Tirée à plus de 4 millions d'exemplaire, elle devient très rapidement un grand classique. Quatre ans plus tard, avec la libération du marché de l'art chinois, les dessinateurs prennent une envergure internationale et leur talent est reconnu dans le monde entier.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine