Les sciences sociales en savent-elles plus aujourd'hui qu'hier? C'est à cette question que des spécialistes de huit disciplines ont répondu dans l'ouvrage, de manière à la fois qualitative et contrastée. En effet, aucune mesure consensuelle de l'enrichissement du savoir ne saurait être exhibée, même dans les sciences de la nature. Le thème de la cumulativité du savoir touche au coeur même de l'activité et de l'évolution de chacune des sciences sociales. Le savoir ne se présente pas comme une accumulation amorphe de propositions venant s'empiler les unes sur les autres. Il est formé d'énoncés qui sont articulés entre eux et qui se renouvellent sans cesse dans leur contenu comme dans leur interprétation. Tout corpus scientifique peut être segmenté en ces divers objets conceptuels que sont les données, les modèles ou les programmes. Il évolue sous l'influence tant d'apports externes en provenance d'autres disciplines que de diverses restructurations internes. C'est ce mouvement incessant de formation et de révision des croyances savantes que les auteurs essayent d'appréhender.
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Nombre de pages
384
Date de parution
11/01/2010
Poids
729g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713222320
Titre
La cumulativité du savoir en sciences sociales
Auteur
Walliser Bernard
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
729
Date de parution
20100111
Nombre de pages
384,00 €
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La connaissance savante s'élabore dans les milieux académiques et revendique des qualités particulières de cohérence et de vérité. La connaissance vulgaire ou ordinaire est produite tant par les médias, les professions, que par le public non spécialisé, en manifestant des propriétés conditionnées par son usage courant. Elles peuvent être comparées sur un certain nombre de critères, en mettant en évidence la frontière souvent floue et perméable qui les sépare. Surtout, la première influence la seconde par un processus de vulgarisation et, plus profondément, par la performativité qu'elle exerce à travers des dispositifs techniques. En sens inverse, la seconde inspire la première par un processus de savantisation qui décante et abstrait ses concepts et mécanismes les plus originaux. Ce processus bouclé, qui ne saurait converger, est illustré par des exemples puisés dans dix sciences sociales.
L'économie du troisième millénaire ne sera plus matérielle mais informationnelle. Bulles financières et réseaux informatiques rendent essentielles les croyances des agents. Dès lors, l'économie cognitive n'est-elle pas la science du troisième millénaire ? Ses objets ? Les croyances, les informations, les décisions, les raisonnements des agents. Où l'on voit comment, grâce à l'apprentissage, leur rationalité n'est plus limitée, comment ils se coordonnent par anticipations croisées, comment ils spéculent par contagion de leurs opinions... Ce livre est le premier exposé systématique et rigoureux de cette nouvelle approche fondamentale pour notre temps.
Désormais, le travail de l'économiste, qu'il soit théoricien ou praticien, est concentré sur la construction et l'utilisation de modèles. Les médias eux-mêmes y font sans cesse référence pour discuter les problèmes économiques contemporains. S'ils se sont imposés dans les sciences de la matière et à un moindre degré dans celles de la vie, ils pénètrent moins les sciences humaines et sociales. L'économie fait donc figure d'exception à cet égard. Pourquoi ce privilège ? A quoi donc servent les modèles en économie ? Comment se présentent-ils ?
Qu'est-ce que la science économique ? Pour le savoir, le mieux n'est-il pas de visiter les coulisses de cette discipline et de comprendre ce que font les économistes ? Comment ils recueillent les faits, comment ils observent leurs régularités, comment ils construisent des modèles mathématiques pour les reproduire, et des théories pour les expliquer, comment ils se risquent à faire des prédictions. Spécialiste de méthodologie économique et de théorie des jeux, Bernard Walliser est professeur à l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées, à Paris-X-Dauphine et à l'ENSAE.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.