La naissance de la physique moderne racontée au fil des Conseils Solvay
Wallenborn Grégoire ; Marage Pierre ; Stengers Isa
UNIV BRUXELLES
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EAN :9782800414492
Lorsqu'il ouvrait le premier "Conseil" qu'il avait réuni à Bruxelles le 30 octobre 1911, Ernest Solvay, industriel et mécène, ne pouvait imaginer l'immense retentissement qu'aurait son initiative pour l'histoire des sciences. Les Conseils Solvay de physique ont été l'un de ces lieux où "se fait" la science. Le Conseil célébrissime de 1911 a révélé le rôle incontournable des étranges quanta dans le monde microscopique, et le Conseil non moins fameux de 1927 a vu l'affrontement titanesque entre Einstein et Bohr sur l'interprétation à donner à la nouvelle théorie. Les Conseils viennent ainsi rythmer régulièrement les avancées de cette oeuvre collective qu'est la physique quantique en train de se construire. A travers les sept premiers Conseils Solvay, c'est l'histoire de la naissance de la physique moderne que donne à lire cet ouvrage. On y voit une science faite de doutes, d'hésitations, de brusques accélérations, de soudaines illuminations, une science pleinement humaine. On y voit l'intelligence à l'oeuvre, dont les acteurs sont Einstein, Marie Curie, Bohr, Rutherford, Planck, Lorentz, Langevin, Heisenberg, Pauli, Dirac, au total cent physiciens de tout premier plan dont quarante titulaires du prix Nobel. On y voit des hommes et des femmes enrôlés par la même passion de comprendre le monde, mais aussi engagés dans leur siècle, pour la défense de la paix, contre le fascisme. Cette "naissance de la physique moderne" constitue à la fois une introduction à la physique des quanta et une plongée dans l'humain. Son récit est basé sur les comptes rendus des Conseils, qui donnent à lire les réflexions et les discussions entre les plus grands physiciens de l'époque.
L'auteur du livre que vous tenez entre les mains raconte une amitié d'une qualité rare, qui a duré quarante-six années, et qui durerait encore si le destin n'en avait pas décidé autrement. Jean Wallendorn a rencontré Tom Gutt à l'âge où tous les idéaux semblent permis. Les deux amis voulaient changer la vie, la condition humaine, les valeurs qui fondent la société pour un monde meilleur. Tom Gutt anima le gang de Boitsfort, "ce qu'il y a de meilleur dans le sillage du bateau surréaliste" , selon Scutenaire. Tom Gutt fut un ami extrêmement attentionné et fidèle, amitié qui fut un privilège. Il faisait profiter ses amis de ses connaissances, sa prodigieuse mémoire, sa rapidité d'assimilation et son intelligence. Nombreux sont ceux qui ont pu en bénéficier de son affection et de ses talents. On reconnaîtra au fil des pages des personnages importants qui ont comptés pour l'art et la culture dans on ensemble...
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.
Qu'est-ce qui nous amène à vouloir repousser nos limites humaines ? Que nous apprennent la connaissance et l'exploration de l'espace comme de l'Univers ? Pourquoi faut-il continuer à imaginer et à financer de grands projets scientifiques ? Pourquoi regarder vers les étoiles, c'est s'intéresser à notre planète ? Comment la science peut-elle résister aux conflits internationaux ? Dans un dialogue vif et engagé, Thomas Pesquet, astronaute, et Etienne Klein, physicien, répondent à toutes ces questions et à bien d'autres, et partagent avec nous leur passion pour les découvertes, la science, les infinis. Toujours avides de nouvelles expériences et défendant un optimisme raisonné, ils nous invitent à travers ce livre à continuer à rêver, mais lucidement.
Programmes surchargés, obsession de l'évaluation et de la compétition, manque de temps et de moyens : l'enseignement et la recherche souffrent de nombreux maux. En plus de produire des élèves, étudiants et chercheurs malheureux, dont le désir de comprendre est malmené, tout cela menace la survie de sociétés humaines qui, depuis leurs lointaines origines, dépendent de la création continue de connaissances pour s'adapter à des environnements changeants. A l'heure où les sciences sont attaquées de toutes parts, il devient vital de rompre avec ces logiques destructrices et de mettre en oeuvre une politique révolutionnaire de l'enseignement et de la création scientifique.
De l'IA à la conquête spatiale : la nouvelle géopolitique du salut technologique. Cet essai plonge au coeur de la philosophie de la Silicon Valley : le technofuturisme. Adossé à trois piliers - transhumanisme, maîtrise des risques existentiels et expansion spatiale -, il révèle l'ambition d'une république technologique où l'intelligence artificielle assoit la suprématie des puissances. Mais sous la promesse d'émancipation se profile une inquiétude, celle d'un avenir que la technologie pourrait écrire sans nous, reléguant l'humain aux marges de son propre récit. Jean-Noël Missa, docteur en médecine et en philosophie, est directeur de recherches au FNRS et professeur à l'ULB.