Syphilis. Essai sur la littérature française au XIXe siècle
Wald Lasowski Patrick
GALLIMARD
12,30 €
Epuisé
EAN :9782070290611
Attaquer ce thème et le développer largement comme le fait le présent essai exigeaient de l'audace ainsi qu'une culture romanesque approfondie du XIXe siècle. Car les ouvres de fiction des plus grands écrivains de l'époque furent généralement ébranlées, creusées, couvertes par la hantise de l'effroyable maladie, dont le ferment de pourriture était à la fois physique, intellectuel, moral, mental. A travers les textes, la syphilis témoignait ainsi que l'enfer de la décomposition qui sévissait affreusement sur la terre. Wald Lasowski nourrit son analyse en citant et en commentant les ouvres de Balzac, Stendhal, Daudet, Gautier, Baudelaire, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Zola, Maupassant, Huysmans, les Goncourt... La violence émanant de ces extraits est tout à fait saisissante. Elle transforme les fondements même de la littérature, ouvrant l'ère d'une modernité d'écriture dont nous pouvons constater, aujourd'hui encore, les étonnants effets.
Nombre de pages
168
Date de parution
22/01/1982
Poids
230g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070290611
Titre
Syphilis. Essai sur la littérature française au XIXe siècle
Auteur
Wald Lasowski Patrick
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
230
Date de parution
19820122
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Professeur à l'université de Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis, Patrick Wald Lasowski se partage entre l'étude de la littérature libertine du XVIIIe siècle et celle du roman français du siècle suivant. Il a été le responsable des deux volumes des Romanciers libertins du XVIIIe siècle dans la Bibliothèque de la Pléiade.
Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu'une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle. L'un et l'autre: l'auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d'un autre et l'autoportrait, où placer la frontière? Les uns et les autres: aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus.
« On dit du vin qu'il délie les langues. Que dire du plaisir...Au XVIIIe siècle la langue de l'Eglise, le langage du droit, le discours médical s'inquiètent del'assaut des belles lettres contre l'autorité. Les prêtres dénoncent en chaire l'affaiblissement de la foi et les progrès du vice. Dieu souffre en silence. Comment ne serait-Il pas indigné, demande l'abbé Cambacérès, devant ?et les blasphèmes de l'impiété, et les triomphes de l'hérésie, et les progrès du libertinage, et tous les ravages que l'ennemi fait dans le champ de son Eglise?. La langue est le lieu d'un combat ».
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.