L'habitude des ruines. Le sacre de l'oubli et de la laideur au Québec
Voyer Marie-Hélène
LUX CANADA
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EAN :9782898330094
Malgré tout, il faut bien écrire et persister. Redire la nécessité de préserver notre patrimoine bâti et notre patrimoine paysager, ces balises de notre mémoire extérieure qui irriguent notre mémoire intérieure. Dans cette éternelle province jalonnée de rivières et de clairières, de boisés et de chemins de traverse, de maisons tranquilles, de lieux de peines et de labeurs, il faut ruser toujours mieux pour résister aux attaques avalantes et aplanissantes des promoteurs qui ne pensent qu'à engloutir l'espace et le bien commun pour leur propre profit. Il le faut, car tous ces lieux de ressouvenance dont on ne parlera bientôt plus, tous ces lieux sont à la base de ce que Jacques Ferron appelle notre "orientation", cette conscience aigüe du temps et de l'espace qui nous protège de l'aliénation". Avec L'habitude des ruines, Marie-Hélène Voyer signe un texte magnifique sur le rapport trouble du Québec au temps et à l'espace. Elle y parle de nos démolitions en série, de notre manière d'habiter ce territoire en nous berçant trop souvent d'images empruntées. Elle pose ainsi une question fondamentale : peut-on bâtir ce pays sans le détruire et sans verser dans l'insignifiance ? Son essai offre un plaidoyer pour ces lieux modestes qui forment l'ordinaire de nos vies et qui dessinent les refuges de nos espoirs et de nos solidarités.
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Nombre de pages
211
Date de parution
19/01/2022
Poids
258g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782898330094
Titre
L'habitude des ruines. Le sacre de l'oubli et de la laideur au Québec
Auteur
Voyer Marie-Hélène
Editeur
LUX CANADA
Largeur
121
Poids
258
Date de parution
20220119
Nombre de pages
211,00 €
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Résumé : Mouron des champs dit l'histoire de vies dures et empêtrées, de destinées de filles de fermiers, de pauvresses du bout du rang, de mères travailleuses infatigables aux désirs corsetés. Revitalisant brillamment le vocabulaire des parlers populaires, Marie-Hélène Voyer fouille les lieux de vie familiaux où se resserrent l'emprise de la domesticité et la violence de la contention. Cette poésie profonde et tassée comme un pain de mie porte la voix des mortes et met en lumière les encagements du passé. Mouron des champs, suivi de l'essai Ce peu qui nous fonde, est l'occasion pour la poète de revenir sur la disparition de sa mère, cette femme de cendre qui s'effondre, sur les ombres qui planent depuis l'enfance et sur l'affranchissement que permet l'écriture. Un souffle d'amour pour apprendre à vivre.
Des clefs pour comprendre... l'histoire d'une épopée européenne ; les légendes de saint Jacques le Majeur ; le pèlerinage, une quête spirituelle ; la liturgie et les confréries ; l'architecture, l'art et les paysages tout au long des chemins ; les pèlerins dans la littérature... Des itinéraires à parcourir : Découvrir, au fil des 5 routes historiques, les témoignages artistiques du culte des saints et les beautés naturelles ; rencontrer les pèlerins d'hier et d'aujourd'hui à Rocamadour ou à Roncevaux... Les informations pratiques : Les conseils aux marcheurs ; les associations des Amis de Saint-Jacques en France et à l'étranger ; les offices de tourisme, les adresses et les horaires des lieux de visite à chaque étape.
Résumé : L'extrême droite a pris le pouvoir dans une foule de pays et elle menace de triompher dans plusieurs autres. Mark Fortier s'inquiète, mais il est aussi très las. Résolument campé à gauche dans ses convictions politiques, il constate que s'il ne veut pas être la proie des prochains maîtres du monde, il lui faudra changer de camp. Bien entendu, ce "journal de conversion" est une satire, un pamphlet cinglant et comique qui s'en prend aux fascistes, mais en premier lieu à tous ceux qui ont laissé la démocratie se dissoudre. L'auteur s'y compose une psyché autoritariste et s'efforce d'adhérer avec enthousiasme aux convictions de la droite radicale. Il offre surtout un portrait saisissant de la dégradation de nos institutions et une description affligeante de ce qui point lorsque l'on cesse de résister. Heureusement, la thérapie échoue, laissant tout de même ce qu'il faut de raison pour ne pas céder entièrement au désespoir.
A partir de son champ d'études, l'anthropologue David Graeber jette dans ce texte qui date de 2004 les bases d'une théorie sociale anarchiste. Le marxisme a longtemps inspiré les sciences humaines, mais l'anarchisme qui est pourtant plus ancien, n'a encore que peu de représentants dans les universités et n'a pas encore occupé les champs du savoir. Certes, il y a eu Mauss et Clastres, mais l'anthropologie continue, encore aujourd'hui à se méfier d'une vision non-hiérarchisque et anti-étatiste du monde. Elle ose trop peu utiliser les outils à sa disposition pour inventer un contre-pouvoir efficace. C'est pour remédier à cela que Graeber a écrit ce pamphlet qui, après avoir réaffirmé les bases de l'anarchisme, explore les différents éléments auxquels l'anthropologue anarchiste doit s'atteler, notamment, et à l'instar de l'anthropologue Pierre Clastres, une nouvelle théorie de l'Etat et une nouvelle analyse du capitalisme. Cette nouvelle édition est augmentée d'une préface de Francis Dupuis-Déri
Londe de choc de l'attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, a frappé une France inquiète, en proie à une crise démocratique après l'échec du mouvement contre la réforme des retraites. La montée de l'extrême droite et la "bollorisation" du paysage médiatique ont propagé l'islamophobie dans l'espace public, créant un terreau favorable au discours israélien. Mais la propagande a aussi été relayée par des intellectuels comme Gilles Kepel ou Eva Iltouz, pour ne nommer qu'eux, qui ont profité de leur statut pour développer des stratégies de désinformation. Dans cet ouvrage, Denis Sieffert analyse leurs discours, les confronte à une autre réalité qui replace la question palestinienne au centre de l'histoire coloniale, sans jamais méconnaître la douleur juive, ni sous-estimer le fléau d'un antisémitisme étroitement corrélé au conflit. Il dénonce un débat public qui, pendant des mois, a ignoré le massacre des Gazaouis. Il montre comment une partie de ceux que l'on appelle les sionistes de gauche en sont venus à soutenir un gouvernement israélien d'extrême droite.