Il ne rompt pas, l'Albanais, mais il plie tant qu'on voudra " : par cet " envoi " aux accents faussement joyeux débute l'histoire d'Elona-Ornela-Eva, triple et pourtant unique héroïne d'une délicieuse fable de la dictature. Elle est née dans ce pays qu'Enver Hoxha assujettit sous sa bonne étoile. Sur le jeu de l'oie où la voici lancée, il y a certes quelques cases à éviter soigneusement - à commencer par la prison (son père est détenu pour d'indéfinissables raisons politiques), la noyade ou la pendaison (on meurt beaucoup, dans ce pays-là, malgré les dictons patriotiques) et surtout la putinerie qui, on le lui a bien expliqué, est la nature même des filles. Somme toute, il s'agit de passer au mieux de la petite enfance à l'adolescence, de dessiner son bonheur dans l'amour de sa mère et dans le rêve de l'exil, de voir grandir son corps à la dérobée de l'avide machisme ambiant, et malgré l'uniforme que la patrie vous taille déjà pour vous emprisonner les seins (comme La Liberté guidant le peuple de Delacroix, version albanaise) sous les couleurs nationales. Puis il s'agit, à la première occasion, de fuir. Alors, loin du paradis, la mémoire peut ressaisir, libre, lucide et désenchantée, comme autant de cruelles ou lumineuses saynètes initiatiques, les étapes de cette éducation albanaise dont le récit nous a impressionnés par sa finesse, son ironie, son art de franchir des abîmes.
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Nombre de pages
151
Date de parution
01/01/2004
Poids
130g
Largeur
100mm
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EAN
9782742746118
Titre
Le pays où l'on ne meurt jamais
Auteur
Vorpsi Ornela ; Pozzoli Marguerite
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
130
Date de parution
20040101
Nombre de pages
151,00 €
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Ornela Vorpsi est née à Tirana, en Albanie. Depuis 1997, elle réside à Paris. Elle a publié plusieurs livres écrits en italien. Son premier roman, Le pays où l?on ne meurt jamais, a reçu de nombreux prix. Ses ?uvres sont traduites dans quinze pays. Tu convoiteras est son premier texte écrit directement en français.
Résumé : Dans l'Albanie de la fin des années 1970, Olta voit son quotidien bousculé par la disparition soudaine et inexplicable de son père. Chacune à sa manière, la fillette et sa mère Veronika affrontent le mystère de cette absence. Veronika, femme aussi belle que peu sûre d'elle, échafaude mille scénarios d'adultères. Olta, confidente forcée et souffre-douleur de sa mère, rêve de liberté. Elle tente de se tenir à distance du drame et porte un regard souriant sur le monde des adultes, sur ce pays qui vénère la Chine communiste avant de la rejeter comme il a rejeté précédemment la tutelle soviétique, sur la vitalité d'un peuple que la dictature ne parvient pas à juguler. Tout en nous offrant une chronique acidulée de l'Albanie d'avant la chute du Mur, la jeune Olta découvre de son côté, avec une fausse candeur, le monde du désir et de la sensualité.
Elona-Ornela-Eva, triple et pourtant unique héroïne de cette fable de la dictature, est née dans le pays qu'Enver Hoxha assujettit sous sa bonne étoile. Sur le jeu de l'oie où la voici lancée, il y a quelques cases à éviter soigneusement, notamment la prison (son père est détenu pour d'indéfinissables raisons politiques), la noyade ou la pendaison, et surtout la putinerie qui, on le lui a bien expliqué, est la nature même des filles. Somme toute, il s'agit de passer au mieux de la petite enfance à l'adolescence, de dessiner son bonheur dans l'amour de sa mère et dans le rêve de l'exil, de voir grandir son corps à la dérobée de l'avide machisme ambiant et malgré l'uniforme que la patrie vous taille déjà pour vous emprisonner les seins sous les couleurs nationales. Puis il s'agit, à la première occasion, de fuir. Alors, loin du paradis, la mémoire peut ressaisir, libre, lucide et désenchantée, les étapes de cette éducation albanaise dont le récit étonne par sa finesse et son ironie.Née en Albanie en 1968, Ornela Vorpsi a vécu à Milan avant de s'installer à Paris, en 1997. Photographe, peintre et vidéaste, elle a également publié chez Actes Sud Buvez du cacao Van Houten ! (septembre 2005). Le pays où l'on ne meurt jamais est paru ou est en cours de traduction dans une dizaine de pays.
Ornella Vorpsi est née à Tirana (Albanie). Depuis 1997, elle réside à Paris. Son premier ouvrage chez Actes Sud, Le Pays où l'on ne meurt jamais, a reçu de nombreux prix italiens. Elle figure parmi les trente-cinq meilleurs écrivains européens dans l'anthologie Best European Fiction (Dalkey Archive Press, 2012). Ses oeuvres sont traduites dans quinze pays. Ci-gît l'amour fou vient de recevoir en Italie le prix Pozzale Luigi Russo 2012 dans la catégorie fiction.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
La double trajectoire d'un policier des frontières qui perd le sens de sa mission et d'un jeune émigrant soudanais qui tente d'atteindre l'Eldorado européen.A Catane, le commandant Salvatore Piracci surveille les frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe, il navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune... en sacrifiant parfois leur vie, car il n'est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui avaient promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit. Un jour, c'est justement une survivante de l'un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie. Touché par l'histoire qu'elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l'humanité... et entreprend un grand voyage.Au Soudan, pour Soleiman et son frère Jamal, c'est le grand jour : ils ont enfin amassé la somme d'argent qui leur permettra de quitter le pays et le continent pour une vie meilleure. Mais les jeunes gens sont bientôt séparés par le destin. Soleiman rencontre Boubakar le boiteux et c'est avec ce nouveau compagnon qu'il poursuivra - d'Al Zuwarah à Ghardaïa, Oujda, puis Ceuta... - son voyage vers l'Eldorado européen. Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise.