Vommaro Gabriel ; Do Alto Hervé ; Castro Rocha Dan
CROQUANT
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EAN :9782914968508
En Amérique latine, les années 1960 furent celles des mouvements de lutte armée inspirés par la révolution cubaine, les années 1970 celles des dictatures, les années 1980 celles des " transitions démocratiques ", les années 1990 celles des réformes néolibérales en régime démocratique, le début du XXIe siècle est celui du " tournant à gauche ". Depuis la victoire électorale d'Hugo Chàvez au Venezuela en 1998, le Brésil et l'Uruguay ont vu l'arrivée au pouvoir de forces politiques de gauche, la Bolivie et l'Équateur l'apparition de nouveaux mouvements alliés à d'anciennes forces de gauche, l'Argentine le réaménagement interne de mouvements nationaux-populaires dont les courants " de gauche " ont pris le contrôle. Au Mexique et en Colombie, les forces politiques de gauche, bien qu'elles aient perdu les élections présidentielles, sont restées au pouvoir dans les grandes villes et notamment dans les capitales. Ce paysage politique contrasté conduit à s'interroger sur l'apparente unité d'un " tournant à gauche " qui repose, en fait, sur des processus divers, sinon contradictoires, en fonction des configurations historiques, sociales et politiques nationales. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage rendent compte de la complexité de ce " tournant à gauche ". Toutes tentent d'élucider ses conditions de possibilité, toutes invalident les visions enchantées qui occultent les contradictions et les ambiguïtés de ce basculement à gauche. La controverse est d'autant plus cruciale que les gauches latino-américaines sont devenues un site privilégié de luttes symboliques qui ont pour enjeu la définition des " bonnes " et des " mauvaises " formes (" populistes ") de " la gauche ".
Nombre de pages
197
Date de parution
05/11/2008
Poids
255g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782914968508
Titre
La "carte rouge" de l'Amérique latine
Auteur
Vommaro Gabriel ; Do Alto Hervé ; Castro Rocha Dan
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
255
Date de parution
20081105
Nombre de pages
197,00 €
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Cet ouvrage souhaite présenter les différentes facettes de la notion de "clientélisme", et en proposer une analyse critique. La notion est analysée à la fois comme concept savant et comme étiquette morale mobilisée par différents acteurs (citoyens, partis, ONG, organisations internationales) afin de dénoncer des pratiques considérées comme s'éloignant de l'idéal du citoyen libre - pour exprimer une opinion, pour voter, pour se mobiliser. Le clientélisme est ainsi défini au carrefour de ces deux dimensions : comme un rapport politique personnalisé où des échanges de biens interviennent, et comme une notion construite dans la sphère politique, de manière variable en fonction des pays et des contextes sociohistoriques. Les auteurs retracent, d'une part, l'histoire savante du concept, depuis l'anthropologie du monde méditerranéen des années 1950 et 1960 jusqu'aux études récentes du vote buying ; ils analysent, d'autre part, différents cas nationaux où ce concept a été utilisé pour rendre compte des rapports politiques personnalisés où des échanges de biens interviennent : la France et l'Italie, l'Argentine et le Mexique. Ils étudient enfin différents moments (accès au suffrage universel, "transition démocratique", vie routinière des démocraties) et régions (Etats-Unis, Egypte, Japon, etc.) où le clientélisme a été mobilisé comme étiquette morale et comme outil de la critique politique. Ils concluent en proposant des nouvelles pistes d'analyses des rapports de clientèle à l'aide de la tradition des études de E. P. Thompson sur l'économie morale, ainsi que des analyses des interactions chères à Erving Goffman.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d'autant plus indispensable que nous nous trouvons à l'échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu'imprévisible. Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la "foutaise" qui prétend n'importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l'ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage. Né d'une table ronde organisée par l'association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d'une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue "post-vérité" dans un domaine où l'idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences. explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l'heure où la précarisation de l'information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n'être plus des intermittents de la vie politique.
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.