Neuf ans après la publication de Quand le handicap s'en mêle, journal d'une vie décalée, l'auteure, Laurence Vollin, poursuit l'évocation de son quotidien où s'inscrit le handicap et l'autisme de sa fille Anne-Laure. Ce quotidien est aussi celui de la grande s'ur et du petit frère d'Anne-Laure qui ont cette fois voix au chapitre. Dans son récit l'auteure s'attache à témoigner des liens uniques qui se tissent dans l'entrave des difficultés et qui colorent vivement le vécu. Elle évoque les normes et protocoles qui s'imposent et malmènent, mais que l'on peut bousculer et reconsidérer. Dans la chronologie des évènements se révèlent les réflexions, la créativité et l'amour qu'Anne-Laure inspire ; ils façonnent peu à peu le devenir de ceux qui l'entourent.
Le témoignage d'une mère qui se dit avant tout, face au handicap de sa fille, "sans étiquette" ; une mère comme les autres, qui craque, qui dit non, qui jongle dans son rôle de mère et de femme, une mère avec un chemin de vie qui, grâce à sa fille, est parsemé de rencontres extraordinaires.
Un Parisien établi en Provence depuis peu, recueille une jeune femme africaine fuyant sa contrée d'origine. Ils vont s'estimer, s'ajuster, se déchirer. Ils chercheront dans le regard des autres, et au sein d'une nature bienfaisante, ce qu'ils sont devenus.
Ce roman est un témoignage sur la guerre d'Algérie (vue à travers les yeux d'un petit berger des Aurès) où des faits réels et historiques se mêlent à deux improbables histoires d'amour. La première est celle d'un jeune appelé de 20 ans qui, terriblement éprouvé par une guerre fratricide qui ne veut pas dire son nom, finira par trahir son pays. La seconde est celle d'un Officier d'active qui devra choisir entre son honneur d'officier ou le fait de rejoindre l'O.A.S. Ces deux militaires tomberont amoureux de deux filles des Aurès : Zimba et Aljia.
La Petite jupe verte raconte l'histoire de Nejma qui a huit ans lorsque son pays, l'Algérie, devient indépendant en 1962. Sa famille se partage entre partisans de l'indépendance et harkis engagés du côté de la France. Nejma passera les premières semaines de l'indépendance, vêtue d'une petite jupe verte aux couleurs de l'Algérie naissante, dans la crainte d'une arrestation. Réfugiée en France avec sa famille, elle vit des années douloureuses dans les camps de relégation où sont parqués les harkis. Ce récit émouvant, écrit dans une langue très sobre, apporte un témoignage fort sur un moment de l'Histoire contemporaine mal connu. Neuf tableaux de Chérif Ben Amor, dit Serge Vollin, réalisés à partir de témoignages de membres de la famille de Nejma, illustrent cet ouvrage.